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Monte

Chaque année, les directeurs des dépôts soumettent à l'approbation du ministre un projet de répartition des étalons entre les diverses stations (Gd5 stations en 1888|. Un extrait en est envoyé aux préfets des dé[)artements de la circonscription ; des affiches indiquant la composition de chaque station sont, en outre, apposées, par les soins des maires, dans les communes intéressées.

Les écuries de monte sont concédées à l'administration des Haras à titre gratuit ; les fumiers provenant de la station sont, en échange, abandonnés à qui de droit.

Le prix du saut est proposé par les directeurs pour chaque cheval et arrêté par le ministre. Il en est donné connaissance au receveur des domaines dans la caisse duquel le produit doit être centralisé. Le produit total des prix de saillie par les étalons de l'État a été, en 1887, de 815,.544 fr.

HARAS

Des caries de saillie sont délivrées gratuitement aux proin'iétaires de juments, sauf un droit de timbre de 25 cent, lorsque le prix du saut est su- Itérieur à 10 fr. ; ces caries sont échangées contre des certilicals do naissance (droit de timbre de 00 cent.) liaus l'année de la naissance des produits.

Après la rentrée des étalons de la monte, les inspecteurs généraux visitent les chevaux à réformer et envoient au minisire leurs propositions à ce sujet. Les étalons à réformer sont remis aux agents des domaines et vendus par leurs soins, ai>rès castration.

m. CONCOURS, PBIMES ET PBIX.

Le service des 700,000 poulinières qui renouvellent la population chevaline de la France exige, à raison de ;J0 juments par étalon, un nombre d'environ 14,000 reproducteurs. 11 est doue nécessaire qu'à l'action des 2,ô00 étalons de l'Htat, qui sont généralement de haut mérite, s'ajoule celle des animaux appartenant à des particuliers. Pour arriver à ce résultat, des primes sont accordées aux étalons reconnus capables d'améliorer l'espèce et auxquels on délivre un brevet d'approbation; ceux qui sont seulement susceptibles de reproduire sans détériorer l'espèce reçoivent un brevet d'autorisation, mais n'ont pas droit aux primes. Ces brevets sont conférés par le ministre, sur la proposition de l'inspecteur général de l'arrondissement et le rapport du directeur des Haras.

Un arrêté du 15 septembre 1886 a réglé les conditions auxquelles se trouve soumise la délivrance de ces brevets.

Afin que le progrès que les Haras doivent réaliser dans la production chevaline ne soit pas incomplet, il est de toute nécessité que les poulinières s'améliorent dans la même proportion que les étalons, et contribuent ainsi également au perfectionnement de l'espèce. Dans le but d'augmenter le nombre des juments capables de concourir, à cette œuvre, et de retenir dans les mains de leurs possesseurs, pour les attacher à la conservation de leur race, celles de ces mères qui sont les plus propres à perpétuer les qualités dont elles sont pourvues, ou a institué à leur intention des concours et des primes.

Aux termes de l'arrêté du 20 septembre 1882, il y a :

1» Des concours pour les juments de 4 ans et au-dessus, suitées de leur produit de l'année issu d'un étalon de l'État, approuvé ou autorisé, et en outre saillies dans la même année par un étalon de l'une de ces catégories; les juments doivent être de demi-sang ou de trait léger, et appartenir depuis trois mois au moins à un propriétaire de la circonscription.

2" Des concours pour les pouliches de 3 ans, saillies dans l'année par un étalon, soit de l'État, soit approuvé, soit autorisé, et appartenant depuis trois mois au moins a un propriétaire de la circonscription du concours.

Ces concours ont lieu sans épreuves obligatoires ou avec épreuves au trot monté, sur un parcours de 2,000 mètres. Dans ce cas, les pouliches de la division du >ord portent 60 kilogr. et dans la division du Midi ôâ kilogr.

3° Des primes de 200 à ôOO fr. pour les juments de race pure suitées d'un produit de pur sang arabe ou anglo-arabe.

4° Des concours régionaux hippiques pour les reproducteurs mâles et femelles, annexés aux cou-

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