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Écoles municipales

Ces écoles appartiennent aux villes et leurs dépenses, auxquelles il est pourvu par des subventions d'origines diverses et souvent par des rétributions scolaires, Ogurent danslesbudgetsmunicipaux. >ous citerons, à titre d'exemples, dans cette catégorie :

L'école municipale d'apprentis fondée à I'aris en 1873 pour former, parmi les enfants de 13 à iGans, des ouvriers liabUes dans les métiers où l'on emploie le bois et le fer, tout en leur donnant une solide instruction primaire supérieure.

L'école municipale d'horlogerie de Besançon, établie en 1862. Les cours sont gratuits pour les élèves de Besançon, mais les autres paient une rétribution de 20Ô fr. ; ils sont tous externes, mais on peut placer les enfants au lycée moyennant une pension de 700 fr.

L'école des sciences et des arts industriels de Lyon, dite École de la Martinière, fondée en 1831 avec le produit d'un legs fait à la ville par M. Claude Martin. L'école est gratuite et a pour but de fonner des contremaîtres. Les cours durent trois ans, et l'examen de sortie confère le « diplôme d'élève de la Martinière », très recherché à Lyon.

V école des arts décoratifs de Calais, créée en 1882 de compte à demi entre l'État et la ville. C'est la même organisation et le même programme qu'à l'école nationale de Limoges, avec un cours de niise en cartes.

L'école des arts industriels de Saint-Étienne, fondée en 1SS4. L'organisation et le programme sont sensiblement les mêmes qu'à l'école nationale de Roubaix. U y a un cours spécial pour la ciselure et la décoration des armes.

L'école des arts et métiers de Cleumont-Ferranu, organisée en 1882 avec deux sections, l'une artistique, l'autre industrielle.

L'école des beaux-arts de Rouen, qui a beaucoup d'analogie avec la précédente ; les arts décoratifs y occupent une grande place.

Les écoles professionnelles et industrielles de Reims, de Rouen, etc.

Les écoles de musique d'AMiEN.s, d'ÀRRAS, de Besançon, de Carcassonne, de Cette, d'ÛRLÉANS, de V.AXENCE, etc.

Les écoles de beaux-arts de Toulouse (subventionnée comme une école nationale, 1G,000 fr.), d'ÂNGERS, de Bordeaux, du Havre, de Lille, de Grenoble, d'AvioNON, etc.

72. Écoles reoonnaes comme établissements d'ntilité publique.

Le nombre de ces écoles n'est pas très considérable. Les plus connues sont les suivantes :

Ecole spéciale d'architecture. — Fondée en 1865 à Taris par une société anonyme, au capital de •100,000 fr., elle fut reconnue d'utilité publi(iue par décret du 11 juin IS70. Elle a pour but de former des architccies et [)rrparcr les meilleurs élèves de l'école des beaux-arts.

Les élèves ne sont admis qu'après un concours où ils doivent justilier d'une instruction élémentaire assez étendue et do connaissances sérieuses en dessin. Ils sont répartis entre trois ateliers. 11 y a des examens fréquents, et à la (in de la 3" année d'étude, l'école confère deux brevets : 1" un certilicat de constructeur ; 2" un diplôme d'jirchitecte à ceux qui, ayant mérité le certificat, fout preuve d'aptitudes artisti(|ues.

Le régime est l'externat. Le prix annuel de l'enseignement est de 8Ô0 fr. Chaque année, des bourses entretenues par l'Etat, la ville de Paris et la Société de l'école, sont mises au concours.

A cet elîet, FÉtat alloue une subvention de 15,000 fr.

École de musique classique Niedermcijer. — Cet établissement, dont la création est duc à l'initiative privée, est destiné à former des organistes. L'enseignement porte tout à la fois et sur les matières de l'instruction primaire et sur les dillèrentes branches de l'enseignement musical : solfège, orgue, piano, plain-chant, harmonie.

L'Etat intervient en accordant aux jeunes gens pauvres des demi- bourses. Il emploie à cet usage 22,000 fr. par an. D'autre part, la plupart des jeunes gens obtiennent soit des conseils généraux, soit des conseils municipaux, des subventions complémentaires qui viennent encore réduire le sacrifice imposé à leur famille.

École d'anthropologie. — Cette école, dont la fondation remonte à 1878, a été reconnue d'utilité publi(|ue par la loi du 22 mai 1889.

Les cours, qui sont gratuits, ont pour objet : l'anthropogénie, l'anthropologie générale, préhistorique, physiologique, zoologique, l'ethnologie et la linguistique, la géographie médicale et l'histoire des civilisations.

Les professeurs sont nommés par le conseil de l'école, sauf ratification du doyen de la Faculté de médecine et du Ministre.

Les dépenses de l'école sont couvertes par sa dotation (2,000 fr. de revenus) et deux subventions, l'une de 20,000 fr. de l'État, l'autre de 12,000 fr. de la ville de Paris.

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