Constructions scolaires
Avant ITSO. et même depuis 17 S',), jusqu'en ISSo, l'enseignement primaire, au point de vue des locaux, avait été livré quelque peu au hasard.
Mais la loi du 28 juin IS33 prescrit un « local convenable » pour l'habitation de l'instituteur et de ses élèves.
Ce local sera assuré à l'aide des revenus ordinaires de la commune ; à défaut de ces revenus, par une imposition spéciale, et, en cas d'insutlisance, par une imposition départementale ou enfin par une subvention do l'État.
Celte loi porta ses fruits et, en 1813, dix ans après, les consiructious d'écoles avaient absorbé Gl, 127,089 fr. Sur cette somme, 8,612,707 fr. avaient été fournis par l'Klat.
De ISIS à 1849 les projets de loi relatifs à l'instruction publique ne semblent pas s'être préoccupés de la situation matérielle des écoles ; les lois du lô mars 1860, du 10 avril 18G7, du 19 juillet 1875 ne stipulent aucune clause particulière au sujet des bâtiments.
Le l" mars 1877, le ministre de l'instruction publique, M. Wadinglon, préparait un projet de loi ayant pour objet la création d'un fonds spécial destiuéà la construction des maisons d'écoles. Ce projet ayant été ajourné, M. Bardoux le reprit et la loi fut enfin promulguée le 1" juin 1S7S.
On a donné ailleurs tous les détails relatifs à la caisse dus lycées, collèges et écoles, dont la loi de 1878 fut le point de départ. Nous n'avons donc pas à les reprendre ici et nous nous bornerons à résumer dans le tableau suivant l'ensemble des sacrifices faits par l'État, les départements et les communes, pendant une période de dix années (1878-1888), pour les constructions scolaires.