URE
L' U rond, et le J consonne à queue , furent introduits, dans les lettres capitales, en 1629, par Lazare Zetzner, imprimeur à Strasbourg*
lians le siècle précédent, Ramus avait déjà distingué le V consonne de l' U voyelle.
ULMINE. Cette substance, qui paraît exister dans Fécorce de presque tous les bois, fut découverte, en 1 797 , par M. Vauquelin , dans une exsudation brune d'écorec d'orme.
UNANUEA. Cette plante fébrifuge, employée avec succès par les Indiens de Quito, fut introduite en Europe par le docteur Pavon (1819).
UNIFORME. Cestseul ement en 1670, sous le règne de Louis XIV, que l'habit uniforme fut introduit dans l'armée française , par Colinan du Frandat , lieutenant-général. Avant lui , les soldats portaient des habits ordinaires , de couleurs différentes.
TJRANE. On nomme ainsi une substance métallique, découverte en 1789, par Klaprolh, dans le minéral nommé Pech-Blende; son nom dérive de la planète Uranus.
URANUS. Cette planète fut découverte, en 1781, par Herschell , astronome anglais : on lui donne aussi le nom d' Herschell. En 1808, le même astronome découvrit les six satellites d'Uranus, au moyen d'un télescope de son invention , le plus grand qui ait été construit.
URATE. K Fasse mobile, inodore.
URÉE. Cette substance fut découverte, par Rouelle , dans l'urine qu'elle rend propre à diverses applications dans les arts. Fourcroy et M. Vauquelin en ont découvert les principales propriétés.
VAC
C'est seulement au milieu du 16* siècle que Ton commença à distinguer le V consonne de VU voyelle, ainsi que le J de VL Le J et le V furent appelés Ramistes, du nom de Ramus, qui imagina le premier celte distinction.
VACCINE. Cette importante découverte doit immortaliser le nom du docteur anglais Jenner, auquel l'antiquité eut élevé des autels. 11 avait remarqué que les personnes chargées de traire les vaches atteintes du covo-pox (espèce de pustule qui se manifeste au pis de la vache), étalent elle-même atteintes de ce mal, si leurs mains présentaient la moindre coupure dans laquelle le virus eut pu s'introduire. 11 observa aussi que ces mêmes personnes n'étaient jamais susceptibles de contracter la petite vérole, et que l'Inoculation (K ce mot.), était sans effet sur elles. De nombreuses expériences fortifièrent bientôt l'importante idée qu'il avait conçue d'arracher à la mort, ou à la mutilation, une foule de personnes que moissonnait là petite-vérole. 11 en publia le résultat en 1798 : des contradicteurs sans nombre s'élevèrent contre sa découverte ; mais elle ne tarda pas à triompher auprès des personnes de bonne foi et sans prévention. Les gouvernements s'empressèrent de la propager, et les plus heureux résultats ont constamment suivi son application. Aujourd'hui le petit nombre d'opposants qui repoussent encore le bienfait de Jenner, est réduit au silence par la presque unanimité de nos contemporains, qui, pour la plus grande partie doivent la vie et la santé à une méthode dont l'ignorance seule peut contester les avantages inappréciables.
Pious avons cependant quelques raisons de croire qu'à l'époque de la découverte de Jenner, la Vaccine était déjà connue de plusieurs médecins français. Des expériences avaient été faites, sur ce sujet, à Montpellier; en 1781* Mais l'apathie que la plupart de nos gouvernements ont constamment montrée pour favoriser les dé-
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couvertes en tout genre* fit retomber celle-ci dans l'oubli. En i8o3, quelques expériences semblèrent indiquer que la Vaccine pouvait préserver de la peste ; mais celte donnée paraît n'avoir été suivie d'aucun résultat positif* Enfin , en 181 a, on découvrit, à Paris, un nouveau virus propre à prévenir la variole , et qui se forme dans tes jambes du cheval. 11 paraît toutefois que Jenner en avait cil quelque idée*
VAISSEAU. F. Navigation.
VALVULE. C'est à Fabrice , connu sous le nom à'Aquapendente , qu'est duc la découverte des Valvules des veines; mais il n'en connut ni la structure, ni l'usage (i5 7 4).
VANILLE. La Vanille fut apportée d'Amérique en Europe , l'an i5oo.
VAPEUR. On donne ce nom aux particules aqueuses qui, s'échappant d'un (luide dilaté par le calorique, se mêlent à l'atmosphère sous la forme d'un fluide élasti*. que. La Vapeur est susceptible de plusieurs applications utiles; elle peut échauffer les appartements, par des tuyaux conducteurs, cuire les aliments, etc. , etc., etc. Mais c'est principalement, comme moteur, qu'elle devient d'une utilité inappréciable. Quelque indécision règne sur l'époque à laquelle on commença à utiliser la Vapeur comme puissance motrice. Quelques auteurs prétendent qu'en 1705, le hollandais Néewentyt s'occupa, le premier, moins de l'emploi que de la forma--» Uion de la vapeur, et qu il a reconnu qu'un pouce d'eaà peut produire *3,365 pouces de fluide aé ri forme. Vers la même époque , Vaubao avait aussi calculé la force expassive de la Vapeur, qui cependant avait, suivant d'autres auteurs, déjà trouvé plus d'une application. Vers 161 5 1 un ingénieur français, Salomon de Caus, avait fait une fontaine de compression, où la Vapeur, pressant sur la surface d'un liquide, le faisait jaillir. Giovanni firanca dirigea ce jet d'eau sur les ailes d'une roue qui faisait mouvoir un moulin à poudre. Vers i56a , le marquis de Worchester imagina la première pompe à lieu, que Papin perfectionnait que Savary appliqua,
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au commencement du 18 e siècle , aux épuisements des mines. Enfin Newcomen et Cowley imaginèrent le Balancier, et le mécanisme au moyen desquels l'action de l'atmosphère alterne avec celle de la vapeur (171 5). W att, de Glascow, et Belton, de Birmingham, perfectionnèrent la machine de Newcomen, en employant l'élasticité de la Vapeur comme force motrice, et en condensant cette même Vapeur hors du cylindre (1764.)* Plus tard, Cartwright diminua le frottement de la machine de Watt el obtint un vide plus parfait, lors de la condensation de la Vapeur. Murdoch y introduisit une nouvelle amélioration, en coulant, d'une seule pièce, l'enveloppe dans laquelle travaille le piston. Plus tard , Sadler réussit à combiner l'action directe de la Vapeur et de l'atmosphère , pour en obtenir les plus puissants effets. Il supprima le balancier, dont jusqu'alors on était obligé de vaincre l'inertie. Woulf y ajouta encore divers perfectionnements. En i8o3, M. Dubochet substitua un seul robinet, ou soupape tournante, aux quatre soupapes et aux bottes à Vapeur, jusqu'alors en usage. Une machine à Vapeur , inventée par M. Coessin , est à volonté machine simple , ou machine hydraulique ; elle ^est néanmoins de la plus grande simplicité. C'est aussi la principale qualité de la machine de M. Daret, et de celle de M. Perrier (1800). En 181 2, on découvrit, en France, un nouveau moteur produit par la dilatation de Pair froid, introduit dans le fond d'une chaudière remplie d'eau bouillante.
Jusqu'ici nous n'avons considéré l'application de la Vapeur qu'à des moteurs différents. Nous allons nous occuper de l'application de ces mômes moteurs aux besoins de l'industrie : cette application est immense dans ses résultats variés. Avec le secours des machines à Vapeur, onexploite les mines à d'immenses profondeurs, on fait mouvoir des filatures, et en général toutes les machines industrielles. Leur emploi est maintenant vulgaire en Angleterre , et a mis ce royaume en état de rivaliser T par le bas prix de ses produits, avec le reste de la terre.
La première machine à Vapeur lut employée à Man-
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chester, en 1790* Au commencement de 18 15, on rappliqua aux métiers à tisser, et, en 1824.9 trente mille de ces métiers étaient mus par la vapeur. On y comptait deux cents machines. .
Mais Tune des plus importantes applications de la machine à Vapeur est celle qui Ta rendue l'auxiliaire de la navigation. Elle est due incontestablement à M. Jouffroy , duDoubs, qui fit sa première expérience en 1778 : mais la négligence du gouvernement français à favoriser les inventions nationales, fit abandonner cette découverte dont les Anglais s'emparèrent, et que nous leur avons depuis empruntée. Ce n'est qu'en 180 1 que Synington fit son premier essai dans le golfe de la Clyde , en Ecosse En 1802, M. Desblancs, horloger de Trévoux, appliqua, en France, la Vapeur à la remonte des batéaux: l'année suivante, M. Maguin, de Rouen, obtint le même résultat. Enfin, en 1807, l'américain Fulton donna à ce genre de navigation toute l'importance qu'il a acquise aujourd'hui.
Il nous r, ste à parler des expériences récentes de M. Parkins, célèbre mécanicien anglais, qui a simplifié, d'une manière extraordinaire, les appareils à Vapeur, et de l'application plus importante qu'il en a su faire. Sa machine , qu'il appelle Générator, est un cylindre de bronze dont les parois ont trois pouces d'épaisseur ; une de ses extrémités est garnie d'une soupape qui ne s'ouvre qu'à une haute pression , et qui fait communiquer le générator avec le corps de pompe. A l'autre extrémité est une petite pompe d'injection ; la Vapeur 11e soulève la pompe que lorsque celle-ci injecte l'eau dans le générator. Elle pénètre sous le piston, ayant encore la forme liquide, et s'évapore aussitôt. M. Parkins a appliqué son générator à des canons de fusil , et à des pièces de canon qui lancent de quatre à cinq cents balles ou boulets par minute. A cent pieds de distance , les balles s'aplatissent contre une plaque de fonte , lorsque la Vapeur n'est que de cent livres par pouce cube ; mais, avec une force de 8£o livres, elles sont réduites en poussière. Dix pièces de 4» servies par la Vapeur, feraient plus de
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ravages que deux cents pièces de canons ordinaires. A l'immensité des résultats se joint encore l'économie des procédés : une livre de charbon de terre chasse f avec autant de force , nn aussi grand nombre de balles que pourraient le faire quatre livres de poudre» Voyez Blan-
VARIOLE. Cette maladie , communément appelée Petite-Vérole, était inconnue aux Grecs et aux Romains. Elle fut introduite en Egypte, par les Arabes, lorsqu'ils en firent la conquête , sous le calife Omar (7 e siècle), et se répandit alors en Syrie , en Palestine , en Perse , en Lycie , sur les côtes d'Afrique , et de là en Espagne, d'où elle passa bientôt dans tout le monde connu. On n'a commencé à la connaître à Pans qu'en i£g4* Elle fut introduite en Amérique, en 1 588, par les Espagnols, qui la communiquèrent aux Péruviens.
VAUDEVILLE. On donne ce nom à une espèce de chanson, dont le refrain est ordinairement satynque. Quelques auteurs en font remonter l'origine jusqu'au temps de Charlemagne; mais on l'attribue généralement à Olivier Basselin , foulon du Val de Vire, en Normandie. Le mot Vaudeville est une corruption de Val-de- Vire.
On donne également ce nom à de petites pièces dramatiques, dans lesquelles on fait entrer des couplets piquants. C'est proprement l'ancien Opéra-comique. V. ce mot.
VEINE LACTÉE. La découverte des Veines lactées est due à G. Aselius (i63i).
VELIN. On nomme ainsi une peau de veau préparée
S Dur l'écriture ou la peinture. C'est un parchemin plus eau que celui fait avec la peau de mouton* Saint Jérôme en attribue l'invention à Cratès le grammairien.
VELOC1FÈRE. Cette voiture fut inventée en 1804. VÉLOCIPÈDE. L'invention de cette machine, destinée à faciliter la marche des piétons , est due au baron de Drais , prussien. On lui donne aussi le nom de Vraisienne (1818).
VÉLOCIPÈDE MARIN. Cette machine, au moyen
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de laquelle on peut marcher sur l'sau, est due à M. Kent, de Glascow (1821).
VELOURS. Le Velours fut inventé à Gênes , sous le règne de Louis XII. La première manufacture française fut fondée à Lyon, en i536, par les génois Turquetti et Narris. Le Velours de coton fut inventé en Angleterre , en 1647 ' ma * s sa fabrication fut beaucoup perfectionnée par Fonrobert , fabricant de Lyon.
VENTILATEUR. On nomme ainsi un appareil pour renouveler l'air dans les endroits fermés. Il fut inventé à la fois en Angleterre et en Suède , dans Tannée 174* 1 P a r I e physicien anglais Haies, et Triewald, inénieur suédois. Plusieurs applications ingénieuses du entilateur ont été imaginées depuis. En 181 5, M. Marcel de Serre en construisit un d'une grande simplicité, pour renouveler Pair dans les mines. En 181 7., le marquis de Chabannes en fit l'application aux salles de spectacle. Le premier théâtre qui en fut muni est celui de Covent- Garden , à Londres.
VENTS. Les dénominations de Sud, Est, Nord, et Ouest y données encore aujourd'hui aux Vents qui soufflent de ces points de l'horizon, appartiennent à Charlemagne (vers 800).
VENTOUSE. L'art d'appliquer les Ventouses est bien antérieur à Hippocrate, qui en faisait grand cas pour produire des révulsions.
Les Ventouses de cheminée? ont été inventées par Pérault.
VÉNUS. C'est Galilée qui, le premier, reconnut que cette Planète avait les phases comme celles de la Lune (i6ïo). V» Jupiter,
VERATRINE. On donne ce nom à un alcali végétal, découvert dans la cévadille , par MM. Pelletier et Caventou (1818).
VERMICELLE. On nomme ainsi une pâte de gruau de froment, contournée en petits filets, pour mettre dans les potages. Les Italiens passent pour l'avoir inventé, mais nous ignorons à quelle époque.
VERN 1ER. V. Nonius.
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VERNIS. On donne ce nom, dans les arts , à un enduit transparent, qui a la propriété de préserver les corps de l'action de Pair et de l'humidité. Les Chinois sont les premiers qui aient fait usage du Vernis. Ce ne fut guère qu'au 17 e siècle qu'on commença à en fabriquer en Europe. Le père Jamart, ermite , est le premier qui en ait trouvé la composition. Depuis on en a imaginé une foule dont l'application donne aux objets d'art et d'utilité , plus de lustre et de durée. En 1801 , MM. Monge, et Kreutzer, de Strasbourg, inventèrent un Vernis qui surpasse , en durée et en transparence, le Vernis de la Chine.
VÉROLE (petite). F. Variole.
VERRE. Pline attribue l'invention du Verre à des marchands de nitre , qui , traversant la Phénicie , s'étaient arrêtés sur les bords du fleuve Bélus pour y faire cuire leurs aliments. Ils prirent, à défaut de pierres, des morceaux de nilre pour soutenir leurs vases, et ce nitre, mêlé avec du sable , s'étant embrâsé, se fondit et forma une masse transparente qui donna la première idée du Verre. Quelques auteurs placent cette découverte à Tan environ av. J.-C. ; d'autres, qui l'attribuent aux lyriens, la reportent à l'an 164.0 av. J.-C. Ce fut seulement sous Tibère, dit encore Pline , que l'on commença à faire du Verre a Rome. A la môme époque (i5 ans après J.-C.) , un ouvrier trouva le moyen de rendre le Verre malléable. Tibère lui fit trancher la tête , sous prétexte que ce secret devait avilir le prix des métaux. En i6£o, U n français fit la môme découverte; et Richelieu . guidé par les mômes motifs , le fit pourrir dans un cachot. On n'employa long-temps le Verre qu'à la fabrication des vases. On ne connut les Vitres (V. ce mot.) que fort tard. En 1810 , on inventa , à la manufacture des glaces de Saint-Gobin , un procédé pour faire le Verre
avec le muriate et le sulfate de soude , sans employer les alcalis.
L'Optique doit au Verre ses principaux instruments. ■Nous en avons parlé dans l'ordre alphabétique.
ERRES DE COULEUR. Sénèque en attribue