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de cette substance, que Valenlin avait jetés , furent violemment purgés , et engraissèrent très promptement. Valenlin crut avoir trouvé la pierre philosophale , et en fit usage sur ses confrères qui faillirent en périr, de là le nom à! Antimoine. Valenlin ne se découragea pas ; il chercha à dépouiller l'Antimoine de ses qualités nuisibles, et publia alors un livre intitulé : Le Char de triomphe de l'Antimoine. Plus tard , Paracelse reproduisit ce remède , qui fut prohibé par la faculté de médecine et le Parlement. Ce ne fut qu'en 1666 que son usage fut autorisé ; on l'appela alors Emétique.

ANT1PHON1E. C'était, chez les Grecs, une espèce de symphonie exécutée par diverses voix ou divers instrumens, à l'octave ou à la double octave ; ils la nommaient antiphonie, par opposition à celle qui s'exécutait au simple unisson, et qu'ils appelaient homophonie.

ANTIPODES. On nomme ainsi les lieux qui se trouvent diamétralement opposés sur le globe terrestre : on le donne également aux habitans de ces mêmes contrées , pareequ'ils ont les pieds opposés.

Les antipodes furent soupçonnées , dès 74-8 , où un prêtre nommé Vigile fut condamné comme hérétique , pour avoir parlé de leur existence. Quelques auteurs en font remonter l'idée jusqu'à Platon.

APHANEIDOSCOPE. Cet instrument d'optique a • a propriété de soumettre les corps opaques aux effets de lumière. Il est dû à M. Chevalier aîné (1820). APLATISSEMENT DU GLOBE. V. Pendule.

APOGRAPHE. Cet instrument destiné à copier les dessins, est dû à M. Smith, Écossais (1821).

APOTHÉOSE. On nomme ainsi la cérémonie par laquelle les anciens mettaient au rang des dieux ceux qui t'étaient distingués par leur valeur, ou quelque invention utile. La première que l'on connaisse est celle d'Osiris, qui fut bientôt suivie de celle de Bélus. L'apothéose de Jupiter, de Saturne , etc. , chez les Grecs , est beaucoup plus moderne. Auguste créa l'apothéose des empereurs, dont Tibère fit une loi de l'état.

APPAIIEIL-DAUJON. Cet appareil est un & m ^

ARC 3g

canîque destiné à faire prendre au malade toutes les positions sans le toucher. M. Daujon en est l'inventeur , ainsi que d'une machine à incendie et d'une échelle volante pour secourir les personnes exposées au feu.

APPAREIL-GERVAIS. On doit à M 11 * Gervais l'invention de procédés auxquels elle a donné son nom , et qui ont pour but d'améliorer les produits de la vendange, en conservant au vin tout son arôme , et toutes les partics spiritueuses qui s'évaporent pendant la fermentation.

ARABE. V, C/tf/fre.

ARABESQUES. On appelle ainsi les ornemens de peinture ou de sculpture doiit l'usage vient des Arabes ou des Maures. Ils consistent dans des entrelacements de feuillages, d'architecture et de figures bizarres; leur religion leur défendait de peindre des figures humaines.

ARBALETE. Ce fut vers l'an 1200 que l'on commença à faire usage de l'arbalète dans les armées françaises, où l'on continua à se servir de la massue, de la fronde et de l'arc. L'arbalète paraît avoir une origine phénicienne.

ARBRE DE DIANE , ou PHILOSOPHIQUE. On nomme ainsi une cristallisation produite par un mélange d'argent, de mercure et d'acide nitrique , sous la forme d'un arbre.

ARBRE DE SATURNE. C'est une végétation métallique analogue à la précédente , et produite par un alliage de zinc et de plomb.

ARC. Cette arme est attribuée par les Grecs a leur Hermès ou Mercure, vers l'an 184.0" avant J.-C. L'arc est connu de tous les peuples , et fut employé chez les nations civilisées jusqu'à l'invention de la poudre à canon. En 14.80, Louis XI en abolit l'usage dans les armées françaises. V, Cuirasse,

ARG-EN-C1EL. La véritable théorie de l'arc en-ciel fut donnée pour la première fois, en i5go, par Antonio de Dominis , archevêque de Spalatro (1). Plus tard,

(1) Cet archevêque $e fit protestant de depit d'avoir vu ses ou

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Descartes donna la théorie du second arc intérieur. Toutefois , dans le premier siècle , Sénèque en avait déjà donné une explication satisfaisante.

ARCHITECTURE. 11 serait difficile de dire quelque chose de précis sur l'origine de l'Architecture proprement dite ; encore moins sur celle des habitations en général , qui ne furent d'abord que des cavernes ou de misérables huttes. Dans le siècle d'Homère , l'Architecture n'avait fait que des progrès peu considérables > puisque ce poète, qui loue tant le palais d'Ulysse, ne parle que d'un mur, d'une haie qui le défendaient, et de la solidité de ses portes.

L'art de construire des habitations remonte, d'après l'historien Josèphe , jusqu'à Gain, fils d'Adam, auquel l'auteur juif attribue la fondation de plusieurs villes » 3Goo ans avant J.-C. Les Chinois prétendent avoir commencé à bâtir 35o ans plus tard, et seulement 1990 ans avant J.-C. Suivant une autre tradition , Pélasgus , premier roi d'Arcadie , après les Titans v apprit à ses peuples à construire des cabanes.

Les premières habitations des Égyptiens étaient construites avec des roseaux et des cannes entrelacées: celles des Grecs n'étaient que d'argile et de terre. Plus tard, ils trouvèrent l'art de faire des briques. (F. ce mot.) Les traditions égyptiennes désignent, comme inventeur de la taille des pierres, Tosorthus, successeur de Menés, leur premierroi, 2900 ans environ av. J.-C Nous ferons cependant observer que ces mêmes traditions attribuaient à Vencphe, dont le règne est bien antérieur à celui de Tosorthus, là construction d'une pyramide. Quant aux Grecs, ce fut Qui m us qui leur apprit à tirer les pierres du sein delà terre, et àlescmployer à la construction des édifices. C'est aussi chez eux que l'Architecture fit ses plus grands progrès, et prit ces formes régulières et majestueuses qui font encore notre admiration. Quant à l'origine des trois ordres

ages censurés par l'inquisition. Plus tard, il revint an catholicisme , périt dans les cachets de l'to^sHioiHITii-fit *iors brûler son cofp»

ses ouvrages.

ARCH 4i

grecs, nous n'avons que le témoignage de Vilruve qui paraît suspect dans cette circonstance. Suivant lui, 1 ordre dorique fut inventé iooo ans avant J.-C. ,parDoru*, petit-fils de Deucalion , qui prit pour modèle de ses colonnes le corps de l'homme; et l'ordre ionique par Ion, neveu de Dorus, qui, pour varier imita le corps de la femme , et cannela ses colonnes pour figurer les plis des vètemens. Les volutes des chapitaux représentaient celte partie des cheveux qui pend en boucles de chaque côté du visage, etc. D'autres auteurs pensent avec plus de vraisemblance que ces deux ordres furent inventés dans la Doride et dans llonic, d'où ils prirent leurs noms.

tombeau sur lequel on avait posé un panier recouvert d'une planche , et autour duquel s'étaient élevées des feuilles d'acanthe. Lorsque les arts de la Grèce passèrent en Italie , les Romains avaient de temps immémorial l'ordre toscan ; ils y joignirent les trois ordres grecs et inventèrent l'ordre composite, mélange de l'ordre ionique et de l'ordre corinthien (60 ans av. J.-C). L'Architecture gothique est de deux espèces ; l'une massive , lourde et grossière , fut introduite en Europe par les Goths, qui l'apportèrent du nord, au 5 e siècle : l'autre nous vient des Sarrasins; elle est très délicate, mais chargée d'ornements inutiles, et n'a souvent d'autre règle que le caprice ; elle fut très en vogue du i3 e au 16 e siècle. Les Italiens furent les premiers à rendre à leur Architecture la belle simplicité de l'antique, et c<î ne fut guères que sous l'administration du grand Colbert que la France suivit l'impulsion de l'Italie. L'emploi du fer en grand, dans les construction publiques , date de la fin du dernier siècle. Les Anglais en sont les inventeurs. En i8o4, MM. James Henderson et Chabarmes imaginèrent d'employer le fer fondu, dont ils joignent les différentes pièces au moyen de mortaises et d'un ciment particul ier» (F. Cariatides, Mansardes, et Mrnianes.)

ARÉOMÈTRE. Cet instrument, vulgairement ap-

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pelé Pèse- liqueur , et qui sert à faire connaître la pesanteur spécifique des fluides, fut inventé en 3g8 , par Hy— patia , fille de l'astronome Théon. L'Aréomètre dont on se sert aujourd'hui fut inventé vers la fin du 17 e siècle « par Humberg, de l'académie des sciences. On lui a fait subir depuis diverses modifications ; mais c'est toujours le môme principe : celui de Nicholson est le plus estimé. V* Pesanteur spécifique*

ARÉOMÉTRI TYPE. Cet instrument est destiné k donner, à tous les degrés du Pèse-liqueur, un rapport constant avec la pesanteur spécifique. 11 est dû à M. Decroizilles aîné (1798).

ARGENT. Les Grecs attribuent la découverte de ce métal, qui fut d'abord employé aux usages les plus communs, à Erictonius, fils de Vulcain. V. Métallurgie.

ARGENT FULMINANT. Cette préparation qui se nomme aussi ammoniure d'argent, a la propriété de détonner avec violence par le frottement ou la percussion. On l'emploie à faire les amorces des Fusils à Piston. Berthollet est l'auteur de cette découverte.

ARITHMÉTIQUE. Bien que la théorie de l'arithmétique n'ait été vraisemblablement approfondie que fort tard , la pratique des premières opérations de cette science se perd nécessairement dans l'antiquité la plus reculée. Les historiens profanes s'accordent a dire qu'elle a pris naissance chez les Egyptiens et les Phéniciens , et tout fait croire que leurs connaissances se sont longtemps bornées à savoir additionner, soustraire, multiplier et diviser. Suivant Hérodote , la première espèce de Numération à laquelle les hommes aient eu recours fut celle des doigts ; l'écriture l'attribué à Énoch ou Ëdris (34.00 ans avant J.-G). Après les doigts on employa les cailloux, d'où nous vient le mot calcul, puis les jetons. (V. ce mot). Quant aux inventions plus récentes, elles sont pour la plupart inconnues. Nous ne citerons que le Crible d'Eratosthènes , méthode par laquelle on connaît les nombres premiers , en donnant l'exclusion aux nombres qui ont une même commune entre eux (24.7 ans av. J.-C); les règles de fausse position, simple et double

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