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qu'on prit F habitude , en France, de porter une armure complète de fer, qui couvrait entièrement le corps. La massue était presque la seule arme qui put atteindre les guerriers ainsi couverts. Plus tard les chevaux le furent également.
ARPENTAGE. Cette science , qui doit son origine au partage des terres, paraît avoir pris naissance chez les Égyptiens, dans les siècles les plus reculés. Déjà , dès le temps de Joseph , les terres des prêtres étaient distinguées de celles du peuple ; et cette distinction suppose une connaissance pratique de l'arpentage. Quelques auteurs prétendent que les innondations du Nil ont nécessité Parpentage des domaines après la retraite des eaux , et en attribuent Pinventiou à Siphoas , roi d'Egypte (1996 ans avant J.-C). Cette opinion , quoique vraisemblable , est re jetée par ceux qui , ayant étudié le génie industrieux des Egyptiens , pensent qu'ils ont dû savoir placer de bonne heure des bornes que l'inondation ne pouvait détruire ou déranger. Tout fait également présumer que c'est à la nécessité où se sont trouvés ces peuples d'employer l'arpentage qu'est due P origine de la géométrie.
ARQUEBUSE. C'est la première espèce d'armes à feu qui ait succédé à Parc des anciens. C'est au siège d'Arras, vers le commencement du i5 e siècle, qu'on en fit usage pour la première fois. Sous le règne de Henri IV, Marin , bourgeois de Lisieux, inventa l'Arquebuse à vent. Ce bon roi eut la première arme de cette espèce. Voyez Fusil à cent •
ARS ACIDES (Terre des). Cette contrée fut découverte en 1769 , par Surville.
ARSEN1ATE DE POTASSE. Cette substance extraite d'un mélange d'oxide d'arsenic et de nitrate de potasse, est due à Macquer, qui lui donna le nom de Sel neutre arsenical de potasse.
• L'Arseniate de soude est extrait du nitrate de soude et de Poxide d'arsenic.
ARSENIC. Substance métallique , a'gre et cassante , dont les propriétés vénéneuses sont très actives*
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ARTÏCHAUD. G; légume, originaire d'Espagne* fut introduit en France au milieu du i5 e siècle. ARTIFICE, V. Feu.
ARTILLERIE. On donnait jadis ce nom à toutes les machines de guerre de grandes dimensions. Après l'inyention des armes à feu, on le donna à tout ce qui y avait rapport. De nos jours, l'artillerie ne s'entend plus que des canons, des mortiers, en un mot de toutes les grosses pièces , et des corps de troupes qui les manœuvrent.
ART1MOMANT1CO. Ce métal qui imite l'or, et qui est propre à la fabrication de tous les objets d'orfèvrerie et de bijouterie , fut découvert en 1812 par M. Chardin. On l'extrait du cuivre rosette.
ASBESTE. C'est une espèce de pierre flexible, incombustible , dont on peut faire des mèches de lampes et des tissus qui brûlent sans se consumer. L'Amiante est la variété d'asbeste la plus connue. Cette substance était considérée autrefois comme aussi précieuse que l'or ou les pierreries ; elle est aujourd'hui très commune.
ASCENSION (lie de). Elle est située entre l'Afrique et le Brésil, et fut découverte en i5o3 par Tristan d'Acunha.
ASPARAGINE. Cette substance végétale fut décou- Terte par MM. Vauquelin et Robiquet.
ASPERGE. Cette plante , originaire d'Asie, fut introduite en Angleterre en 1608.
ASPHALTE (Mine d'). La découverte des mines d'asphalte, dites du Parc, dans le département de l'Ain, est due à M. Eynard (i7q3).
ASSAISONNEMENT. Si l'on en croit Eusèbe, et Polydore Virgile, les Phéniciens Misor et Sélech furent les premiers qui firent usage du sel. Pendant long-temps les anciens n'y ajoutèrent que le miel, la crème et le cumin.
ASTÉRÉOMÈTRE. Instrument destiné à calculer le lever et le coucher des astres, dont on connaît la déclinaison et l'heure du passage au méridien.
ASTROLABE. Cet instrument d'astronomie fut inventé , suivant les uns , par Hipparque , qui vivait sons le
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règne de Ptolémée-Philométor (a e siècle av. J. G) , et . suivant d'autres par Jean Royart, dont on ne cite ni la patrie , ni le siècle où il vivait. Son emploi est l'observation des astres et la solution mécanique de presque tous les problèmes de la trigonométrie spbérique. Quelques auteurs désignent deux médecins, Rotheric et Joseph, comme les premiers qui aient enseigné aux marins portugais Fart de s'en servir ; mais on ignore dans quel siècle.
ASTROLOGIE JUDICIAIRE. L'antiquité attribuait l'invention de cette prétendue science aux Chaldéens, aux Assyriens (a3 e siècle av. J. G), aux Éthiopiens (20 e siècle av. J. G), ou aux Zabiens leurs contemporains. Ces derniers inventèrent aussi les talismans , les enchantements, les évocations, ainsi que la divination parle vol et le chant des oiseaux. Elle leur fit de bonne heure trouver le moyen de déterminer le cours des astres et leurs différents aspects, et c'est au désir frivole de vouloir lire dans le ciel les destinées des hommes, que l'astromie paraît avoir dû ses plus grands progrès. L'Europe en dut la connaissance aux Arabes , et malgré les lumières du siècle, cette jonglerie trouve encore des dupes* ASTROMÈTRE. V. Hekomètre.
ASTRONOMIE. Les anciens donnaient a cette science le nom d'Astrologie (V. ce mot , qur aujourd'hui ne s'applique qu'à l'absurde prétention de lire dans les astres les destinées des hommes). L'étude de l'Astronomie fut sans doute une des premières occupations des hommes réunis en société. Les opérations de l'Agriculture dépendent de l'observation des saisons ; la Navigation est entièrement liée avec la connaissance des mouvements des corps célestes ; l'intérêt général aura donc nécessité de bonne heure l'étude de l'Astronomie ; mais, comme il n'y a point de science à laquelle l'expérience ait été plus\ indispensable, l'Astronomie ne sera parvenue que très lentement à un certain degré de perfection. L'écriture en attribue l'invention à Énoch ou Édris , qui vivait vers l'an 3£oo avant J. G D'autres en font honneur aux Étniopiens f vers l'an 1900 avant J. G, et leur attri- ;
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buent la découverte delà réflexion des rayons solaires sur la lune. L'opinion la plus générale place le berceau de l'Astronomie chez les Egyptiens et des Babyloniens : ces derniers , dit-on , commencèrent leurs observations sur la tour de Babel , 2252 ans avant J. C. Bélus établit , dix-huit ans après , un collège d'Astronomes dans cette même tour, qui, dans la suite , devint son temple ; il est considéré comme le premier qui ait enseigné l'Astronomie d'une manière scientifique. Une série d'observations faites dans cette tour, à partir de la 1 i5 e année après l'époque à laquelle on place le déluge , fut continuée pendant 1907 ans. Callisthènes, qui accompagnait Alexandre le Grand, l'ayant trouvée à Babylone, l'envoya à Aristote. On regarde aussi les Cbaldéens comme s'étant livrés à l'étude des astres dès les temps les plus reculés. L'oisiveté continuelle de ces peuples pasteurs, l'habitude de passer les nuits à la garde des troupeaux , les ont porté nécessairement à étudier les mouvements des corps célestes qui frappaient leurs regards pendant leurs longues veilles. Le premier Zoroastre passe pour avoir •porté les sciences astronomiques chez les Indiens, les Bactriens et les Perses , vers l'an 2660 avant J. C. Les Grecs en attribuaient l'invention à Atlas (1750 av. J. C); c'est pour cela que dans leurs allégories ils le supposaient porter le ciel sur ses épaules. L' Astronomie, chez les Chinois , remonte également à la plus haute antiquité : on peut en donner comme preuve la mention faite dans leurs annales , d'une éclipse de soleil qui eut lieu 21 15 ans avant J. C. , et dont les astronomes modernes ont vérifié l'exactitude. L'opinion reçue aujourd'hui que le soleil est immobile , que la terre tourne autour de lui avec les planètes, et que les étoiles fixes sont des soleils, centres d'autant de systèmes planétaires , est due il Pythagpre (6 e siècle avant J. C). Le système de Ptolémée l'Egyptien, qui considérait la terre comme immobile , tandis que les astres tournaient autour d'elle , prévalut depuis le 2 e jusqu'au 16 e siècle , dans lequel Co-
Ï *ernic , astronome prussien , renouvela , en le modifiant, e système de Pythagore. C'est yers Tan ia3o que l'as-