CALO
nom. Le premier a pour objet de mesurer le Calorique spécifique des corps. Celui-ci qui est dû à Lavoisier et a JVL de La Place , mesure le Calorique par la quantité de glace fondue par les corps, dans des circonstances données. Le second, de l'invention de Rumford, mesure le Calorique qui se dégage pendant la combustion d'un certain nombre de corps ; c'est le Calorimètre d'eau, Ënfin le troisième, dû à M. Montgolfier, mesure le degré du Calorique obtenu, ainsi que l'économie qui résulte de l'emploi de tel ou tel combustible (i8o5).
CALORIQUE. C'est le nom donné , par les physiciens modernes, au principe de la chaleur: sa nature est encore inconnue, et les hypothèses plus ou moins ingénieuses auxquelles il a douné lieu ont fait faire peu de progrès à la science. Les anciens n'avaient à cet égard que des idées très vagues, et que l'expérience n'a pas confir» inécs. Nous ne nous occuperons donc que des théories modernes. Bacon considéra le Calorique comme le résultat d'un mouvement vibratoire des corps (i3 c siècle); mais les académiciens de Florence le considérèrent comme un corps, et découvrirent le rayonnement. Picard paraît le premier qui ait reconnu la dilatation des corps par le Calorique, en considérant que les différences de température influaient sur le mouvement du pendule (1669). dilatation fut étudiée avec succès par
Amonlons qui mesura le ressort que le Calorique donne
degré de
qui lui donna un point fixe >>our graduer le thermomètre (17 e siècle}. Plus tard Boerhaave reconnut Timpondérabililé du Calorique, et continua à soutenir sa matérialité. Stahl fut du même avis, et donna au Calorique deux états; celui de combinaison, qu'il nomma hhlogistique , et l'état de liberté. La Combustion fut considérée par lui comme un passage du Calorique combiné ou Phlogistique à l'état de liberté. Ce système fut le fondement de sa chimie qui réunit presque toutes les opinions pendant plus d'un siècle. Au commencement du 18 e siècle, Muschen-
CANA 7a
broeck inventa le Pyromètre (V. ce mot) pour mesurer les hauts degrés de température. Enfin Crawford,Wilke et filacke démontrèrent l'existence du Calorique latent découvert par Stahl, et bientôt Schéele renouvela la théorie du rayonnement, prouva la marche du Calorique en ligne droite dans l'espace, sa réflexion à la surface des corps polis, son absorption par les corps noirs, et sa concentration au moyen des miroirs paraboliques. Vint ensuite Herscheli qui découvrit que les rayons lumineux séparés par le prisme n'avaient pas tous la même force calorifique. Ritter et Wollaston remarquèrent alors que la plus grande appartenait aux rayons les plus ré frangés* Arrivés à l'époque contemporaine , nous voyons Daiton déterminer la dilatation que le Calorique fait éprouver aux gaz; MM. Laplace, Leslie , Laroche, Bcrard, etc. reconnaître et fixer le Calorique spécifique des corps solides , liquides ou gazeux : enfin Rumford qui , le pre* mier, attaqua la matérialité du calorique, et donna la théorie de sa conductibilité. Aujourd'hui enfin MM. Arago, Fresnel et Young renouvellent la théorie de Bacon, avec d'importantes modifications qui tendent à faire considérer comme identiques tous les fluides impondérables qu'on avait cru jusqu'alors distincts les uns des autres. Tel est l'état actuel de nos connaissances sur le Calorique; des expériences nombreuses sont encore nécessaires pour en déduire une théorie qu'il sera peut-être toujours impossible de placer sur des bases solides.
CAMAÏEU. V. Gravure.
CAMÉE. V. Agathe.
CAMERA LUC1DA. V. Chambre claire.
CAMP RETRANCHÉ. Cet espace fortifié, pour y renfermer un corps de troupes à l'abri d'une surprise, est d'invention turque. On commença à en faire usage, dans les troupes françaises , sous Louis XII , pendant les guerres d'Italie.
CAMPHRE ARTIFICIEL, Cette substance a été découverte par Pind dans l'huile essentielle de térébenthine.
CANADA. Quelques auteurs prétendent que celte
«o CANO
vaste contrée de Y Amérique septentrionale fut découverte *oo ans avant le voyage de Christophe Colomb, par quelques Biscayens qui s'étaient aventurés à la pêche de , la baleine ( Voy. Haleine, Cap-Breton , et Terre-Neuve ). * Quoiqu'il en soit, en i5o8 le Canada fut reconnu par le capitaine français Aubert; dix-sept ans après, François 1 er y envoya Jean Verazzani, de Florence, qui en prit possession au nom du roi , et lui donna le nom de Nouvelle-France. En i585, Carlier en explora la plus grande partie.
CANARIES. Ces îles de l'Océan Atlantique paraissent avoir été connues des anciens. Pierre de Véra , espagnol, les découvrit en i£83* Elles portèrent long-temps le nom à* Mes Fortunées.
CANAL. Les Egyptiens attribuent l'invention des Canaux àSésostris, leur roi, qui conduisit, par ce moyen, les eaux fertilisantes du Nil sur les terres éloignées, et rendit le commerce d'Egypte très florissant , au commencement du i8* siècle av. J.-CQuelques historiens en placent l'origine beaucoup plus loin , et l'attribuent à Huschenk , roi de Perse, dont on fait remonter le règne à 3,6oo ans av. J.-C.Ghez les modernes la construction des Canaux a subi de nombreuses modifications : nous ne citerons que l'invention de l'américain Fui ton , qui , en 1 7 98 , imagina un nouveau système de Canaux navigables, sans écluses, au moyen de plans inclinés, et de petits bateaux d'une forme particulière.
CANELER (Machinza). Cette machine, susceptible d'une foule d'applications ingénieuses, est due à M. Petitpierre (18 10).
CANNELLE. La Cannelle fut naturalisée à l'île de France en 1749,1 par Poivre, qui la rapporta de la Cochinchine avec le Poivre , auquel il donna son nom. La Cannelle proprement dite est la seconde écorce du Cannelier.
CANNELLES AÉRIFÈRES. Cet instrument, destiné à transvaser le vin en bouteilles, est dû à M. Julien, de Paris (1808).
CANON, Les Canons furent d'abord appelés Bom-