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venu des signes dont la propriété fut d'exprimer des mots et non des choses , qui , pris séparément , ne signifiaient rien , et ne pussent former un sens qu'autant qu'on les combinerait ensemble ; chaque son fut donc représenté par un signe particulier , et dans cette écriture syllabique on n'employa qu'un seul Caractère, pourécrire chaque syllabe dont un mot est composé , sans distinction de voyelles ni de consonnes. Les traditions s'accordent à faire honneur de cette invention aux Syriens, ou aux Sidoniens(i8So ans av. J.-C). Les Caractères syllabiques sont encore en usage chez les Ethiopiens, et quelques peuplades de l'Inde. Les Phéniciens , ou les Égyptiens, simplifièrent ensuite cette méthode en employant des Caractères purement alphabétiques; les Egyptiens en font honneur à ïhaut qui , suivant les uns , distingua les Voyelles d'avec les Consonnes , tandis que d'autres prétendent qu'il ne connut que les dernières» On sait que plusieurs peuples négligent encore. ï usage des V oyelles, et n'emploient que les Consonnes, notamment les Juifs. Denis d'Halicarnasse attribue à Lin us , maître d'Orphée , l'introduction des Voyelles dans l'alphabet phénicien ou égyptien. Cadmus l'introduisit en Grèce, vers l'an i5ao av. J.-C ; et, aoo ans après, les Latins le reçurent d'Evandre, auquel le roi Lat mus donna, pour récompense, une grande quantité de terres qu E-« vandre partagea avec les Arcadiens qui l'avaient accompagné. Les premiers Caractères écrits qu'employèrent les Chinois furent inventés par Fou-Hi, qui leur donna le nom de Koua (27 e siècle av. J.-C). Ces Caractères avaient été précédés par de petites cordelettes auxquelles on faisait différents nœuds dont le nombre et la distance formaient une espèce d'écriture. Leur invention remonte à l'an 3oSo av. J.-C. Les Quipos des Péruviens étaient un moyen analogue. On fait remonter à l'an 1600 av. J.-C. i invention des Caractères" courants que lîon attribue aux Arabes. Les Caractères rhuniques, que l'on trouve quelquefois sur des rochers isolés, ont beaucoup occupé les antiquaires; on les attribue à Sigge ou Odin; ou Othon, conquérant , poète, magicien , ou demi-dieu
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du Nord , dont l'existence remonterait , selon quelques uns, an i5 e siècle av. J.-C, et suivant d'autres, seulement au premier; enfin on en fait également honneur à Magog, chef des anciens Scythes. Au 4 e siècle furent in* ventés les Caractères géorgiens, arméniens, albaniens et esclavons. Ces derniers sont dus à Méthodius de Thessalonique, qui s 1 en servit pour traduire la Bible aux Bulgares. C'est encore de cette traduction que les Turcs se servent aujourd'hui. Les Caractères gothiques sont attribués à Ulphilas, évêque des Goths, au 4* siècle. Pcutèlre ne lit-il que traduire la Bible en langage gothique, jet ne lui a-t-on Attribué 1 invention de ces Caractères que pareequ' auparavant ils étaient peu connus. On doit les Caractères arabes modernes au visir Moclah qui, dans le cours du. 9 e siècle, les substitua aux anciens Caractères koufiques. Au i5 e , le célèbre imprimeur Aide Manuce inventa les caractères italiques, dont il prit la forme dans l'écriture de Pétrarque. Enfin, Garamond, célèbre typographe, fut le premier qui grava les caractères romains , qu'il substitua aux caractères gothiques (16 e siècle). V. Ecriture y Hiéroglyphe* , Sigtes et les lettres J et K.
CARAÏBES.. Ces îles furent découvertes par Christophe Colomb, en i4g3.
CARAT. C'est le nom sous lequel on désigne le degré de pureté de l'or. Le plus fin est à *4 Carats ; le Carat est aussi le poids avec lequel on pèse les diamants ; il vaut quatre grains.
CARBONE. C'est le nom que les chimistes modernes ont donné au Charbon pur. Lavoisier, guidé par Jes expériences et les données de Newton, et des académiciens de Florence (1694), est le premier qui ait découvert que le Diamant et le Carbone étaient identiques < 1781). Jusqu'à présent le Carbone est considéré comme corçs simple.
CARBONISATION. La conversion du bois en charbon paraît remonter à la plus haute antiquité. Les procédés de Carbonisation ont peu varié jusqu'à nos jours. Nous indiquerons la principale innovation en ce genre. Me est due à M. Boulier, de Nemours, qui , en itfoiï,