‹ Dictionnaire des inventions et découvertesChapitre 44 sur 112 · CHAR · texte numérisé non relu

CHAR

Char (i5i3 av. J.-C. ). La Genèse fait remonter les Chars à la plus haute antiquité; les premiers furent k deux roues ; les Phrygiens en firent k quatre ; les Scythes il six. On ignore quel fut l'inventeur des Chars de guerre armés de faux. On attribue à Cérès l'invention des Charrettes, et de toute espèce de voilure propre à transporter des fardeaux ( 1 5 e siècle av. J.-C). V. Cavalerie.

CHAR A VENT. Quelques mémoires du commencement du siècle dernier fontmention d'un chariot à vent, inventé vers 1 7 1 4, et qui pouvait servir à labourer la terre ou à transporter des marchandises, au moyen de la voile. Bien que l'Académie des sciences ait approuvé cette invention, il paraît qu'on n'y a donné aucune suite.

CHARBON. V. Carbone el Carbonisation.

CHARBON DE TERRE. Le Charbon de terre , comme combustible, fut employé pour la première fois à Londres, en 1357. M. Hevville, de Paris, inventa, en 18 ie, un appareil propre À extraire le Bitume du Charbon de terre V. Eclairage.

CHARIOT. V. Cavalerie et Char.

CHARLOTTE ( île de la Reine). Cette île fut découverte, en 1767, par Wallis.

CHARPENTE. Les Chinois font remonter l'invention de la charpente à l'an 261 1 av. J.-C, sous le règne de Hoang-Ti , qui l'employa à la construction d'un observatoire qu'il lit élever pour réformer le Calendrier,

CHARRETTE. V. Char.

CHARRUE. Les Egyptiens en attribuaient l'invention à Osiris ; les Phéniciens , h Dagon , les Grecs , à Bac chus ( i44-° av * J--C.) ; les Scandinaves, à Odin ou Sigge, que quelques uns font vivre dans le 1" siècle av. J.-C. , mais qui lui est antérieur , suivant d'autres , de plusieurs siècles; les Chinois en font honneur à leur premier roi Fou-Hi (2914 av. J.-C). ï)e nos jours, une foule d'inventeurs ont beaucoup perfectionné la charrue; mais la routine qui dirige la plus grande partie de nos agriculteurs, s'opposera long-temps à toute amélioration CO ce genre. V.. Agriculture et Cultivateur.

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CHASSE. Fou-Hi, premier roi de la Chine, est, suivant les historiens chinois , le premier qui ait imaginé de poursuivre les bêtes fauves , pour les faire servir à la nourriture et à l'habillement de l'homme; ils reportent l'origine de la chasse à l'an 2914 av. J.-C.

CHAUDIÈRE ÉCONOMIQUE. On donne ce nom aux Chaudières inventées par Rumfort, parcequ'elles produisent une grande économie de combustible (1807).

(CHAUDIÈRE A VAPEUR. Cette Chaudière est destinée à l'extraction de la gélatine des os. MM. Lamarre et Brûlée en sont les inventeurs (1818).

CHAUFFERETTE. On connaît une foule de ma-* chines plus ou moins ingénieuses, destinées à réchauffer les personnes sédentaires ; mais les noms des inventeurs ne sont point parvenus jusqu'à nous. Nous ne citerons donc que les Augustines, ou Chaufferettes économiques , de l'invention de M m * Augusline Chambon de Montaux. Ces Chaufferettes ne présentent aucun danger, et peuvent servir à divers usages domestiques (181 4)« Nous signa-* Jcrons aussi les Pyrophores , ou Etriers à lanternes, qui ont l'avantage d'éclairer la route, en chauffant les pieds du cavalier. On les doit à M. Schwickardy (1816).

CHAUSSURE. Les Chaussures des Grecs et desRomains furent d'abord de cuir comme les nôtres (1). Les Egyptiens y employaient le papyrus; les Espagnols , le gcnOt tissu; les Indiens, les Chinois, etc., Je jonc. La soie rouge, ou le lin blanc, brodé en pierres précieuses , devint la marque distinctive des empereurs romains. Les hommes du peuple portaient des Chaussures noires, et les femmes de blanches. Quelques sénateurs se reconnaissaient à un C qui indiquait leur descendance des cent premiers sénateurs institués par Romulus. Les Chaussures des anciens Français étaient dorées, et avaient de longues lanières pour les attacher. Parmi les Chaussures antiques, on doit distinguer le Brodequin et le Cothurne ;

(1) Suivant Pline, le premier qui porta une chaussure fut un Léotien nommé Tibua.

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Ils furent inventés parle poète Eschyle qui le» introduisit au théâtre pour donner plus de dignité aux acteurs. Le premier servait au genre comique, et le second à la tragédie : on croyait par là donner à l'acteur plus de ressemblance avec les héros qu'il représentait, et dont la plupart, suivant la tradition, avaient été des géants.

Sous Philippe-le-Bel, s'établit une chaussure bizarre qu'on nommait Souliers à la poulaine, du nom de Poulain, son inventeur. Elle était terminée en pointe plus ou moins longue , suivant la qualité des personnes : deux pieds pour les princes et les grands seigneurs ; un pied pour les roturiers riches , et un demi-pied pour le peuple ; c'est de là que vient le proverbe : 11 est sur un grand pied dans le monde. Cette pointe était souvent ornée de figures grotesques. L'extravagance de cette mode arma contre elle les foudres ecclésiastiques, et l'autorité civile. Villaret prétend qu'elle fut imaginée par le prince Henri , fils de Geoffroy Plantagcnet, qui voulait cacher ainsi une difformité corporelle. Après la suppression des Souliers longs, on les porta d'un pied de large. Les talons hauts furent aussi l'objet d'une mode très long-temps suivie ; tes dames de Venise en portaient de trois pieds de haut. On prétend que ce fut Auguste qui inventa les Souliers à talons pour relever sa petite taille. On n'est pas bien certain de l'époque à laquelle on commença à taire usage des Bottes et des Bottines ; ces dernières étaient jadis employées à la guerre. Quant aux autres variations que les Chaussures ont subies parmi nous, on sent qu'elles tiennent trop aux caprices de la mode pour que nous en fassions l'objet d'un examen ; nous citerons néanmoins, à cause de leur utilité , les Bottes sans couture . inventées en 1806, par M. Delvau, de Paris. Son procédé consiste à déchausser la jambe d'un animal sans fendre la peau, que l'on tanne sur l'embouchoir dont elle prend alors la forme. Cette invention n'est toutefois pas nouvelle : vers le milieu du dernier siècle , un cordonnier de Nancy, nommé Marsan , avait également trouvé le moyen de faire des Bottes sans couture. En 181 7, M. Christian a découvert un procédé pour rendre les Chaussures imperméables*

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CHAUX. On ignore l'époque à laquelle la Chaux a élé connue comme matière propre à liçr les pierres dans les constructions. La connaissance de ses propriétés chimiques, et de sa présence dans-presque tous les corps organisés, est très récente, et ne date que du siècle dernier.

CHEMIN. On attribue aux Carthaginois Tinvenlion de paver les chemins. Les Romains suivirent leur exemple, mais avec plus de grandeur et de magnificence. En '79°) * es Anglais inventèrent des Chemins de fer; ce sont des ornières de ce métal qui, ne présentant aucun obstacle à la marche des roues, permetlcvt de conduire Ses fardeaux très lourds , avec moins de forces que sur les Chemins ordinaires.

CHEMINEES. L'usage des Cheminées paraît avoir été peu connu des anciens qui employaient une espèce de poêle, ou des étuves pour se chauffer. Ce n'est que vers l'an 1200 qu'on commença à les construire en Angleterre, et elles ne furent d'un usage général en Europe que vers l'an i3io. Mansard est l'inventeur des Cheminées tournantes qui peuvent chauffer tour- à -tour deux pièces contiguës (17 e siècle). Les premières Cheminées, dites Economiques, furent inventées, en Ï791 , par Borguis et Colto. Parmi les procédés imaginés pour empêcher les Cheminées de fumer, et économiser le combustible, nous citerons ceux de Rumfort, de Désarnod, de MM. Piault (i8o3) , •Lenormand (i8o5) , Benoît Vincent (1806), Canollc-Beyssac (1819), Couturier et Labbey (1820) et L'hommond.

CH EMISE. Ce vêtement est moderne , mais on ignore l'époque de son invention. On n'y employa d'abord que des tissus de Line, et l'on cria contre le luxe de la reine de France Isabeau de Bavière , parcequ'elle avait deux Chemises de toile.

CHENAVARD. Cette espèce d'étoffe, à laquelle l'inventeur a donné son nom , admet dans sa composition toutes les substances animales, végétales ou minérales qui peuvent se réduire en filaments ; c'est une espèce de feutre qui Dcut servir pour meuble (1801).

CHERCHEUR. On nomme ainsi une petite lunette

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parallèle aux Télescopes, et avec laquelle on cherche Y astre à observer; comme son champ est très grand on y parvient facilement. Alors on la fait mouvoir de manière que l'image de Pastre soit coupée par deux crins qui se croisent dans le Chercheur; on est sûr alors que l'astre se voit au milieu du champ du Télescope.

CHESAPEAK (Baie de). Découverte par John Smith (1607).

CHEVAL. L'usage de ferrer les Chevaux, remonte au règne de Sévère , ou peu avant. Les Romains furent les premiers qui le pratiquèrent; on ne clouait pas les fers, mais on les attachait avec des liens comme des souliers.

On doit à M. Joanne un mécanisme, aussi utile qu'ingénieux, nour dételer les Chevaux quand ils s'emportent (1819). Un autre mécanisme, dû à M. Carlier, multiplie l'effet de la force des Chevaux, pour franchir les obstacles que les roues peuvent trouver sur la route (181 5). V. Cavalerie et Equitation.

CHEVAL MÉCANIQUE. Ce Cheval, qui imite les Chevaux naturels, et peut se mouvoir en tout sens, est de l'invention de M. Gourdoux-Daux.

CHICOREE. C'est en Allemagne qu'on a commencé à substituer la Chicorée au Café.

CHIFFON. V. Papier.

CHIFFRE. Avant que l'Ecriture se fût répandue chez les Grecs, ils se servaient, pour compter, de clous attachés de différentes manières. Plus tard ils employèrent les lettres 1, V, X, L, C. Chez les peuples de l'Orient les lettres tinrent long-temps lieu de Chiffres. On croit que les Chiffres romains purent leur forme de Tusigc de compter sur les doigts. On n'en employa d'abord que cinq; le D, et le M y furent ajoutés beaucoup plus tard.

Quant aux Chiffres dits arabes, les opinions sont partagées sur leur origine. Quelques auteurs la font remonter au 16 e sièc. av. J.-C.,et prétendent que les Indiens en furent les inventeurs; quelques autres citent les Cbunois T , le. -5 Egyptiens, les Celtes, les Scythes et les Carthaginois. Une autre tradition n'en fait remonter la décou-

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rerle ou l'invention, qu'à l'an 55o, et l'attribue à l'arabe Moramère. Vers 790, les Arabes introduisirent leurs Chiffres en Europe, où peu à peu ils remplacèrent les Chiffres romains. La France ne les reçut que vers 960. Toutefois ce ne fut guère que dans le cours du i3 e siècle qu'ils devinrent d'un usage général ; et c'est même à cette époque que plusieurs auteurs fixent leur introduction en Europe. Les uns en font honneur à Fibonacci , mathématicien de Pise ; d'autres considèrent Planude comme le premier chrétien qui s'en soit servi. La Russie ne les adopta qu'en 1699, sous Pierre-le-Grand.

On donne encore le nom de Chiffres à certains caractères destinés à former une écriture mystérieuse , et indéchiffrable pour tout autre que ceux qui en possèdent la clef. On en attribue l'invention aux Lacédémoniens; et depuis on imagina une foule de procédés pour écrire en Chiffres. Quelques siècles avant J.-Ç. , Enéas Tacticus publia vingt manières différentes d'écrire en Chiffre*. C'est donc à tort qu'on a prétendu en faire honneur à Trithème , qui vivait au commencement du 16 e siècle , bien qu'il en ait beaucoup perfectionné les diverses méthodes.

CHILI. Cette découverte est due à don Almagro, Compagnon dé Pizarre, qui y commit une foule d*atrocités et d'exactions (i536).

CHIMIE. La Chimie a pour but de reconnaître les éléments des corps, d'étudier leur action réciproque les uns sur les autres, et les composés qui en résultent, ainsi que les forces qui tendent à les unir ou à les dissoudre. Peu de sciences ont ; eu une origine aussi obscure que la Chimie , qui doit sa naissance à l'Alchimie {V. ce mot.), et dont lès principales découvertes sont dues au hasard , du moins jusqu'au dernier siècle. La Bible désigne, comme F inventeur de la Chimie ou de l'Alchimie, Coré, parent de Moïse, qui devint très ri-che au moyen des secrets qu'il découvrit. La plupart des auteurs en placent l'origine chez les Arabes , vers le milieu du 8 e siècle , et en font honneur à Geber , philosophe juif ou arabe» Elle se nommait alors Polyphanna-

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c/<r,et n'était autre chose que l'Alchimie. Elle commença toutefois à avoir des principes fixes au i3 e siècle. Arnaud de Villeneuve l'appliqua à la Médecine, en i23i. Vers la même époque, Roger Bacon et Aibert-le- Grand y donnèrent une heureuse impulsion. Paracelse , au 16 e siècle, acheva d'y donner de la stabilité. En 164.0, Vanhelmont çréa la Chimie philosophique, et donna naissance à la Philosophie expérimentale. Bêcher , médecin de Spire , au 17 e siècle, paraît le premier qui ait entièrement secoué les préjugés de l'ancienne école , et la doctrine absurde des alchimistes, en portant dans /la Chimie le (lambeau de l'expérience et des investigations philosophiques. Parurent ensuite les Becker, les Boyle, les Kunkel, les Sthal et les Boerhaave, qui opérèrent, dans la Chimie, une révolution semblable à celle que Newton opéra dans la Physique. Dès lors la ; route fut tracée , et des découvertes innombrables vinrent couronner les efforts des investigateurs des secrets de la nature. L'illustre et infortuné Lavoisier fut l'un de ceux auxquels la science est redevable de ses plus grands progrès. On lui doit entre autres la nouvelle nomenclature chimique (1787). f\)urcroy publia son système en 1800, et traça la ligne de démarcation entre la Chimie et les autres sciences naturelles , en en établissant tes différences caractéristiques. Sa doctrine embrasse et coordonne toutes les parties de la science , et trace le véritable chemin à ceux qui parcourent la même carrière. Jusqu'alors la Chimie n'avait guères fait alliance qu'avec la Médecine. 11 était réservé à MM. Guyton-Morveau et Chaptal de l'appliquer aux arts , en éclairant les artistes intelligents sur les phénomènes chimiques qui se passenLsous leurs yeux , dans leurs travaux habituels ,. et sur Jcs moyens d'appliquer cette connaissance au perfectionnement de l'industrie. Parmi les chimistes contemporains dont les travaux amènent chaque jour de nouvelles découvertes, nous citerons, en France , MM. Gay-Lussac, Dulong, Thénard, Vauquelin , Laugier, Orfila , Dumay , Pelletier , Caventou , Rqbiquet , Braconuot, Chcvreul , Serullas 7 Baruel , Labiilardière < en An-

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gleterre, MM. Davy, Faradey, Accu m ; en Suisse, M. Saussure ; en Suède , MM.. Berzélius , Mitscherlich ; en Espagne , M. Proust, elc. , etc. , etc.

CHIMIQUE (Agent). En 1817, le chimiste Murrai découvrit un nouvel agent chimique d'une force énorme ; il fond le Platine el le Palladium en un instant ; en brûlant la Magnésie et l'Alumine, il répand un éclat presque égal à celui du soleil , change en verre une pipe de. terre , et fait sortir la flamme du diamant.

CHINCHONINE. Cette substance a été découverte dans le Quinquina gris, par le docteur Gomès, de Lisbonne. 11 lui a donné ce nom en l'honneur de la comtesse de Chinchon , à laquelle on doit , en Europe , la connaissance du Quinquina. V. ce mot.

CH1TSE. Le premier vaisseau européen qui aborda 9 la Chine , était commandé par le portugais Fernand Perez d'Andrada (iSiy).

CH1RONOM1E. On nomme ainsi l'art de faire avec grâce les gestes et tous les mouvements du corps. On en fait remonter l'origine aux temps héroïques. Platon Ijj mit au rang des vertus civiles.

CHIRURGIE. Quelques auteurs donnent exclusivement ce nom à la branche de l'art de guérir, qui a pour objet le traitement des maladies externes ; mais il est impossible de tirer une ligne de démarcation entre les maladies internes et les maladies externes. Il vaut donc mieux la définir avec quelques autres , la partie de la médepine qui emploie la main , les instruments et les topiques ; ou, avec TVl. Richerand, ce qu'il y a de mécanique dans la Thérapeutique* 11 est impossible d'assigner à la Chirurgie une origine indépendante de celle de la Médecine et de l'Anatomie. On voit, dès la plus haute antiquité , se développer ensemble ces diverses branches d'un même tronc, divisées long-temps par un préjugé barbare, et rendues, de nos jours, à leur unité première. Tout porte à croire que les Egyptiens , qui avaient ébauché l'Anatomie pour pratiquer leurs embaumements ont également connu la Chirurgie: M. Larrey, visitant les ruines de Thôbes , a vu , sur les murs de plusieurs

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de ses temples , des images d'amputation , et des instruments qui se rapprochent beaucoup des nôtres. Homère représente les héros des temps fabuleux unissant l'audace guerrière à l'habileté chirurgicale : Achille couvrant les plaies de Télèphe avec la rouille tombée de sa lance , et Patrocle opérant pour dégager un dard. Parmi les chirurgiens de l'antiquité , on cite Esculape , dont les Grecs firent un dieu , et qui traita spécialement les plaies et les ulcères" ; Pyihagore, Empedocles , Parménides , Démocrite , Chiron, réon , Cléobrontus, etc. , etc. Mais il faut arriver jusqu'au père de la Médecine 1 pour trouver les principes de la Chirurgie érigés en corps de doctrine: Ilippocrate (5 e siècle avant J.-C.) cultiva l'une et l'autre , mais avec des succès différents. La première fut portée très haut, tandis que la seconde ne fut pour ainsi dire qu'ébauchée , ce qu'il faut attribuer à la superstition , qui considérait comme sacrilège quiconque aurait touché un cadavre.

La Chirurgie ne fit pas de grands progrès dans les quatre siècles suivants, si Ton excepte Archagathus, «qui vint s'établir à Rome , où il eut d'abord de grands succès , mais qui fut bientôt délaissé , à cause de la cruauté avec laquelle on crut voir qu'il exécutait ses opérations (219 ans avant J.-C. )• Un siècle plus tard , Asclépiade y pratiqua, le premier, dans les angines violentes , l'opération de la Bronchotomie. Cclse , qui vivait au commencement de l'ère chrétienne , écrivit sur l'art de guérir. Le 7 e et le 8 e livres de son traité De re Medica , sont exclusivement consacrés à la Chirurgie. Galien, qui le suivit , fit faire plus de progrès à la Médecine qu'à la Chirurgie : cette science périt , avec les travaux de tous les siècles, dans la catastrophe de la bibliothèque d'Alexandrie, et resta long-temps sans utilité et sans gloire , entre les mains des Arabes , qui traduisirent , en les défigurant , les manuscrits grecs échappés à l'incendie. Enfin la régénération du monde littéraire commencée en Italie , s'étendait aux contrées voisines. Vesale avait paru {V .Anatomie) , Ambroise Paré jetait en France le plus vif éclat» < 11 pratiqua la ligature immédiate des

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vaisseaux , au lieu de les cautériser avec le fer brûlant , le plomb fondu et l'huile bouillante. Mais pour faire adopter sa méthode , il fut obligé d'altérer le texte d'un passage de Galien , et de se dépouiller ainsi , pour le bien de l'humanité, de la gloire de son utile invention. Attaché à la religion réformée,* le premier comme le plus grand des chirurgiens français n'échappa au massacre de la Saint-Barthélémy qu'à la faveur de ses rares talents.

La Chirurgie tomba encore après la mort d'Ambroisc Paré : les hommes de talent ne se rencontrèrent qu'en bien petit nombre , jusqu'au règne de Louis XIV , pendant lequel la Chi rurgie étâît si peu avancée, qu'on ne put guérii 4 ce prince, qu'avoc les plus grandes difficultés, d'une fistule à l'anus.

Cet état de dégradation était principalement dû à la séparation que les lois avaient faite de la Médecine et de la Chirurgie, Celle-ci n'était exercée que par les barbiers , sous l'inspection des médecins.

Enfin l'Académie de Chirurgie fut fondée en 1737 ; c'est à cette époque que se rattache une niasse imposante de noms justement célèbres , dont celui de Petit fut unanimement proclamé le premier. , ,

A l'Académie de Chirurgie, qui paraissait ralentir ses travaux, succéda la société royale de Médecine, que remplaça l'école actuelle, fondée par la Convention, sur la proposition de Fourcroy. Celte école fut réorganisée en 1820 ; inais on y cherche envain les Dubois , les Vauquelin , les Desgenetles, etc. , etc. , auxquels il reste , pour braver les coups de 1 arbitraire , le souvenir de travaux aussi glorieux qu'utiles, el l'indépendance du talent.

CHLORE. Ce gaz fut découvert en 1774, par Schéele f qui le désigna sous le nom d'Acide marin déph logistique j plus tard on le nomma Acide muriatique oxjgf/i*, puis Gaz ommuriaiique, pareequ'on le considérait comme composé d'oxigène et d'acide de sel marin, appelé alors Acide muriutique. De nombreuses expériences l'ont enûn fait con**

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sidérer comme un corps simple , par MM. Gay-Lussac et Thénard , qui lui ont donné le nom de Chlore.

Berthollet î'appjiqua au blanchiment des toiles , et Guyton-Morveau à la désinfection de l'air* ;

CHOC. C'est à Huyghens qu'est due la découverte des lois du Choc des' corps, et de la transmission du mouvement: w ren etWallis ont beaucoup perfectionné sa théorie (17 e siècle).

CHOCOLAT. Le Chocolat est originaire du Mexique , d'où les Espagnols l'apportèrent en Europe , vers l'an i52o. Les Mexicains connaissaient de temps immémorial la préparation du Cacao (F. ce mot). Les Espa-

dc nombreuses améliorations.

CHŒUR. Chez les anciens, les chœurs faisaient partie essentielle des pièces dramatiques. Avant Eschyle , il était Tunique fondement de la Tragédie, ou pour mieux dire il n'y avait que des Chœurs qui chantaient des .hymnes , et formaient des danses en Wionneur de Bacchus. V. Actcùrsl

CHORÉGRAPHIE." V. Danse.

CHRISTOPHE nie Saint- ). Cette île fut découverte en i4q3, par Christophe Colomb.

CHROMATIQUE. Ce genre de musique, qui procède par semi-tons , est souvent employé à exprimer l'affliction. Boecc l'attribue à Timothée de Milet , contemporain d'Alexandre. Les Làcédémoniens', habitués au genre diatonique , chassèreift Timothée comme corrupteur des mœurs. Si l'on en croit Athénée , cette ii>vention appartiendrait à Epigonusas.

CHROME v Ce métal a été trouvé , 1798, par M. Vauquelin ,* dans le plomb rouge^flè Sibérie.

CHRO N H YO M ÊTRE. C'est W même instrument' <jue l'Hyéomètre. J 7 . ce mot. : * v * 1

CHRONOGRAMME. On donne ce nom à une inscriplion dans laquelle les lettres numérales forment Ja date de l'événement dont il s'agit.

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CHRONOGRAPHE. M. Rieussec est l'inventeur d'un instrument de ce nom , qui marque à volonté, sur un cadran en secondes et fractions de secondes , la durée du phénomène observé (182 1).

CHRONOMÈTRE. Cest le nom générique des instruments qui servent à mesurer le teinps.Toutefois on le donne plus particulièrement à ceux qui , par leur grande précision , servent aux observations astronomiques, et à la détermination des Longitudes. Les premiers Chronomètres furent construits , au commencement du dernier siècle , par Grafeam , célèbre horloger anglais. Le Chronomètre de poche de R reguet est le plus parfait qui existe (1819). Une horloge , inventée par M. Peschot, porte aussi le nom de Chronomètre : elle consiste en une aiguille fixée sur un pivot immobile ^ et sur un cadran qui peut être transparent. On n'aperçoit pas le moteur, qui est caché dans une dès extrémités de l'aiguille, dont il fait varier constamment le tentre rie gravité , ce qui détermine un mouvement régulier de rotation. Enfin, M. Despiaux a donné; le même nom à* un instrument qu'il a inventé en 1-81.2 , pour régler les mouvements de la musique. K. Mrtnonome. 1 .

CHRYSOCOLLE, qu'on prononce abusivement chrysocaL Tel est le nom donné à un minéral nouveau f «ju'on a depuis reconnu pour être du cuivre hydraté. C est aussi le . nom donné par les anciens chimistes au Rorax. ' - ,

HHUTE. V. Pesanteur; > * ■ .s. ■•» ï

CHYLE. Le réservoir du Chyle fut découvert en iG6i« par Jean Pecqùct, médecin de Dieppe, qui lui a donné son nom. » - .

CIDRE. Quelques auteurs en attribuent l'invention aux juifs , d'où elle serait passée chez les Grecs et les Romains.

CIMENT. On. donne ce nom aux matières glulincuses et tenaces, propres à lier et joindre ensemble plusieurs pièces distinctes ; on l'emploie principalement dans les constructions. Le Ciment romain, dont nous ayons pevdu la recette , paraît Je meilleur de *>u«e l'an*

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