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naturellement près du Mississipi, ne remonte qu'au dernier siècle. Peu après, on en trouva dans la fleur du peuplier , et dans les marrons d'Inde. La Cire à cacheter est un mélange de gomme laque , de térébenthine , de cinabre et de minium. Les uns disent qu'elle a été inventée par les maures d'Espagne , d'autres qu'elle ne remonte qu'au milieu du 16 e siècle. Enfui une troisième version en fait honneur à un français nommé Rousseau , vers i64o. y. Abeille et Plastique.
CISAILLE. On donne ce nom , dans les arts , à de forts ciseaux destinés à couper les lames de métal. Les jardiniers les emploient aussi pour tailler les arbres. Cette dernière espèce de cisailles fut beaucoup perfectionnée de nos jours. La plus importante amélioration est due à M. Régnier (1819).
CISEAU. Instrument d'acier, plat et tranchant par le bout ; on s 1 en sert pour tailler le bois, la pierre, les métaux, etc. C'est le principal instrument du sculpteur, dofttil devient l'emblème dans le style figuré.
CISEAUX. On nomme ainsi un instrument formé de deux branches tranchantes , joints ensemble par une chasmère , dont l'usage est presque général dans les arts et dans l'économie domestique.
CISELURE. On nomme ainsi l'art de sculpter en bas-relief sur les métaux. L'antiquité de la Ciselure est attestée par mille témoignages de l'histoire sacrée et profane. L'Asie et l'Egypte paraissent avoinélé son berceau. Les Grecs la< perfectionnèrent -, et embellirent -leurs vases d'ornements ciselés. En France, on cite Balin et Thomas Germain, qui, au commencement du dernier siècle , égalèrent les anciens. Toutefois on peut ajouier que cet art est parvenu chez nous à un point de perfection qu'il serait difficile de surpasser : on cite surtout à cet égard les bronzes de M. Ravrio. On donne aussi le nom de Ciselure au travail fait sur les pièces moulées , pour réparer les imperfections de la fonte.
CISSOIDE. On nomme ainsi une courbe algébrique, inventée par Dioclès, qui, par son moyen, résolut le problème de la duplication du cube. On croit que Dio-
no CLAV
clés vivait dans le 6 e siècle ; mais on ignore sa patrie. Les problèmes pour lesquels on faisait autrefois usage de la Cissoïde se résolvent maintenant par le calcul intégral.
CITADELLE. Cette espèce de fortification , destinée à la fois à défendre une ville , et à la contenir dans le de* voir, fut inventée par Charles-Quint, qui en fit usage contre les habitants d'Utrecut et de G and. Les fortifications d'un grand nombre de Citadelles ont été détruites du côté des villes , dans le cours de la révolution française.
CITERNE. On nomme ainsi un réservoir souterrain , destiné à renfermer les eaux des pluies dans un lieu qui manque de sources.
CLAIR-OBSCUR. Cette expression formée de deux épithètes qui semblent s'exclure, est employée en peinture pour désigner les effets que produit la lumière sur les corps. La science du Clair-obscur est Tune des principales branches de la peinture.
CLARINETTE. Cet instrument de musique est originaire d'Espagne.
CLASSEUR. M. Noul a imaginé, en 1810, un Serre-papier auquel il a donné le nom de Classeur : il consiste dans une suite de porte-feuilles réunis.
CLAVECIN. Le Clavecin est un instrument à cordes, dont ou joue au moyen d'un clavier. Il diffère principalement du Piano, en ce que les cordes de celui-ci sont frappées par un petit marteau, tandis que celles du Cla vecin sont pincées par un morceau de plume. On a peu de données sur l'invention du Clavecin ; quelques auteurs la placent au i5 e siècle, d'autres la reportent au 11 e , et l'attribuent à Gui d'Arezzo.
CLAVECIN OCULAIRE. Cette invention, ingénieuse et bizarre , est due au père Castel. Il avait supposé que les sept couleurs primitives se rapportaient ^ aux sept tous de la gamme , et avait construit un Clavecin qui découvrait aux yeux chacune de ces couleurs , suivant qu'on attaquait telle ou telle touche du clavier (18 e siècle).
CLA VI -CORDE. Cet instrument de musique { ori-%
CLOC m
g! il aire d'Allemagne , diffère du Clavecin en ce que les cordes, au lieu d'être pincées par une plume, sont sou* levées par une petite lame de laiton. M. Kaufman , de Dresde, est l'inventeur d'un autre Clavi-cordc, qui pro-» duit des sons filés , dans le genre de l'Harmonica.
CLAVI-CYLINDRE. Cet instrument de musique , dans lequel les sons sont produits par la rotation d'un cylindre placé sur les cordes , a été inventé par M. Chladni , en i8iq.
CLAVI-HARPE. Cet instrument qui a la forme d'une Harpe , et produit des sons analogues , se joue avec un clavier, comme le Piano. 11 est dû à MM. Dietz et Second (i8c4> * ! ' ' '
CLEPSYDRE. Le Clepsydre est une horloge dont le principe moteur est l'écoulement d'un fluide , modifié d'après le genre de construction de l'horloge. Les Grecs en attribuaient l'invention à leur Hermès ou Mercure (19 e siècle av. J. G). Quelques auteurs prétendent qu'on ne connut le Clepsydre chez les Egyptiens que 2 5o ans av. J. G Ctésibi'us d'Alexandrie est l'auteur d'un Clepsydre réglé par des roués dentées (234. ans av. J. G). Enfin on attribua à Scipion Nasica un Clepsydre qui indiquait l'heure la nuit comme le jour (i55 ans av. J. G). V. Horlogerie.
CLICHAGE. Le Clichage est une opération par laquelle on produit des caractères en relief et réunis , ou des vignettes , au moyen d'une matrice qu'on laisse tomber subitement sur la matière en fusion. Voy* Polùypage,
CLIMATS (division des). La Division des Climats sur la Sphère fut imaginée par Phheas, qui avait entrepris un voyage de découvertes par ordre de , la république de Marseille (338 av. J. G).
CLOCHE. Si l'on en croit quelques auteurs , nous devons aux Egyptiens l'invention tles Cloches. Elles avaient pour but d'appeler le peuplé aux sacrifices ; on eus retrouve la trace chez presque tous les peuples anciens. Les Chinois paraissent les avoir connues à une époque -très reculée, et les attribuent à leur empereur xioang-Tï(a6oo ans av, J. G). On n'est point d'accord
na COBA
sur l'époque à laquelle leur usage fut introduit dans les églises pour appeler les fidèles à la prière. Les uns en font honneur au pape Paulin de Campanie, d'où leur viendrait le nom latin de Campana (4-oo) ; d'autres au pape Sabiriien , vers l'an 606.
CLOCHE POUR JARDINS. Nous ignorons l'époque à laquelle a commence l'usage des Cloches de verre destinées à donner aux végétaux la chaleur qui leur convient. Nous citerons, parmi les améliorations récentes, les Cloches à facettes de M. Thouin (i8o5), et les Cloches en terre cuite de MM. Roziers et Cadet de Vaux (180c).
CLOCHE DE PLONGEUR. On nomme ainsi une machine au moyen de laquelle on peut rester quelque temps sous l'eau : on ignore l'époque de son invention ; mais elle a subi diverses améliorations, parmi lesquelles nous citerons le procédé d Halley, qui permettait de rester plusieurs heures sous l'eau ; elle a encore été perfectionnée par Villeneuve, puis en 1814. par M. Malleville, et enfin en 1820 par M. Cachinet , qui parait avoir détruit une partie des inconvénients des anciens- appareils.
CLOU. On s'est probablement servi de Clous, aussitôt qu'on a connu l'usage des métaux. Les Grecs , avant l'invention de l'écriture , se servaient de Clous enfoncés dans une muraille pour compter les années : les Romains les employaient aussi pour rappeler les événements remarquables. Les Anglais ont perfectionné la fabrication des Clous qu'ils découpent dans des lames dé tôle, au moyen de laminoirs cannelés.
COAK. C'est le nom donné en Angleterre à la Houille carbonisée. La Houille qui a servi à la fabrication du Gaz est un excellent Ceak.
CORALT. Dès Je i5 e siècle, suivant M. Thénard , la mine de Cobalt grillée était employée à teindre le verre, en bleu. Mais ce ne rat qu'en 17 33 que Brandt découvrit qu'elle contenait un métal particulier. Son nom , qui, en allemand, signifie Etre malfaisant* lui fut donné par les mineurs qu'incommodaient ses exhalaisons arsénicaleg.
I , COLL n3
Fondu avec la poudre de caillou, il produit le verre bleu nommé. Smalt qui , réduit en poudre, forme le beau Bleu d'azur employé à colorer les émaux. On doit à M. Laugier un procédé pour séparer le Cobalt du A7cfo?/(i8iq).
COCHENILLE. On nomme ainsi un petit insecte originaire du Mexique, et qui produit une belle teinture rouge. La Cochenille fut apportée, en i5io, en Europe , Où elle remplaça la graine d'Ecarlate.
Une autre espèce de Cochenille existe en Pologne ; mais elle est d'une qualité très inférieure.
COCOTIER. Les premiers Cocotiers plantés à Saint- Domingue , le furent par les Français, en i 665.
COD1CILE. Le Codicile est une disposition a cause de mort, et sans substitution d'héritier; c'est un acte moins solennel que le testament, dans lequel on ne peut faire que des dispositions particulières.
CCECOGRAPHE. Le Cœç*>graphe est une machine ingénieuse, au moyen de laquelle on peut écrire dans la plus profonde obscurité. Elle est surtout indispensable aux infortunés privés de la vue. Son inventeur est M. Julien, de Paris (1817).
COGNÉE. Cet instrument fut inventé par Dédale , après sa fuite du labyrinthe de Crète, vers l'an i3oo air. Jésus-Christ.
COHÉSION. M. Bosch, fils, de Scpt-Fontaincs, près Luxembourg, est l'inventeur d'une machine propre à déterminer la force de cohésion ^et la flexibilité des corps (1800). , .
COIFFE DE SURETE. Cette invention, due à l'anglais Robert , permet de rester , sans être incommodé , dans un lieu dont l'air est entièrement vicié (1825).
COIN. Le Coin est une des six machines simples de la Mécanique. Il sert à diviser, par la percussion exercée sur lui, le bois, la pierre, etc. 11 paraît avoir été connu de toute l'antiquité. On donne aussi le nom de Coin à la matrice qui sert a graver les monnaies.
COLLE-FORTE. Cette Colle est le produit de la coction des parties mucilagineuses des animaux. Elle doit
n4 COLO
son nom à sa grande ténacité. En 1703, M. Boby trouva moyen de convertir les os en Colle-forte.
COLLE DE POISSON. La Colle de poisson est le produit des parties mucilagineuses d'une espèce d'esturgeon, nommé Ichtiocolîe ; c'est principalement en Russie qu'on la fabrique.
COLOMB1UM. Cette substance minérale a été découverte dans T Amérique septentrionale, par Hatchett,qui l'a ainsi nommée en mémoire de Christophe Colomb (1801).
COLONNE. V. Architecture.
COLONNE CYLINDRIQUE et CONIQUE. Cest à M. Wright, de Paris, qu'est due l'invention des scies destinées à évider les colonnes de pierre , de marbre ou de bois en les débitant les unes dans les autres (i8o5J.
COLONNE OSCILLANTE. Cette invention .d'autant plus ingénieuse que la Mécanique ou l'Hydraulique n'offrait jusqu'alors aucun principe qui pût lui servir de base, sert à élever l'eau au moyen d'un syphon, ou tuyau adapté à un réservoir, et interrompu à sa partie inférieure. Elle est due à M. Manoury d'Ectot ( 1812).
COLONNE ROSTRALE.L'inventionde cette Colonne à laquelle on attachait les proues des vaisseaux ennemis appartient aux Romains. La première Colonne de ce genre fut ornée des proues des vaisseaux pris sur les Antiates, 338 av. J.-G, par Mœnius, consul romain.
COLONNE TRIOMPHALE. Les Colonnes de ce genre les plus anciennement connues sont celles que Sésostris, roi d'Egypte, fit élever dans les contrées soumises à ses armes, vers l'an 172a av. J.-C.
COLOPHANE. On appelle ainsi un résidu de la Résine distillée, et qui sert alors à frotter les crins des archets de plusieurs instruments à cordes. La Colophane a pris son nom de la ville de Colo phone, en lonic, où elle fui fabriquée d'abord.
COLORATION. V. Bois Indigènes.
COLORIGRADE. Cet instrument, au moyen duquel on peut fixer , d'une manière constante , toutes les nuances des couleurs présentées par les corps naturels., est dû à M. Biot (1816). s i. O
COMÈ n5
COLOSSE DE RHODES. Le Colosse de Rhodes 4 était une statue d'Apollon qui fut mise au nombre des Sept-Merveilles du monde. Sa dimension était telle que les vaisseaux passaient à pleines voiles entre ses jambes. 11 fut fondu et sculpté par Charès de Lindes (3oo ans av. J.-C. ). 11 fut renversé par un tremblement de terre, 222 ans av. J.-C., et resta abattu pendant 8g4> ans* jusqu'en 672 de l'Ère chrétienne ; les Turcs s'étant emparés de l'île de Rhodes, le vendirent à un juif qui en chargea qoo chdmeaux.
COMBUSTION. C'est aux découvertes modernes dans les sciences naturelles, et principalement à celles de Lavoisier, qu'on doit de savoir que la Combustion n'est autre chose que la combinaison de l'Oxigène avec les corps; que ceux-ci, loin de se détruire, comme on le croyait autrefois , changent seulement de forme , et acquièrent même plus de poids. La Combustibilité des corps est plus ou moins grande suivant leur affinité avec l'Oxigène. Phlogistique.
COMÉDIE. La Comédie est la représentation des vi* ces, des travers et des ridicules de la société dans le but de les corriger. Le premier essai de cet art est dû à Suzarion , qui jouait sur des tréteaux dans les villes de la Grèce (562 ans av. J.-C.). D'autres en font honneur a Epicharme , aidé de Pbormus ou Phormis ( 44o av. J.- C). Il paraît du moins qu'il l'introduisit à Syracuse. La Comédie moderne ne prit naissance qu'en i44o, époque à laquelle on commença à jouer quelques farces en Italie ; la Comédie régulière ne date que de l'année i58a.
COMÈTE. Les Comètes sont des espèces de planètes qui se meuvent dans un orbite immense, et dont l'apparition n'a lieu qu'à des invertalles très éloignés dans notre système planétaire. On croit que lesChaldéens ont eu les premières idées justes sur la nature des Comètes ; c'est du moins l'opinion de Sénèque , le seul philosophe de l'antiquité qui ait considéré les Comètes comine.de véritables planètes. Parmi les modernes, Descartes est le premier qui ait reconnu cette vérité : avant lui on ne regardait les Comètes que comme des météores; enfin