‹ Dictionnaire des inventions et découvertesChapitre 55 sur 112 · ERE · texte numérisé non relu

ERE

Ere et AtUioche. Cette Ere , qui n'a été' employée que par quelques écrivains ecclésiastiques , remonte a la

f première année de la dictature de Jules-Cesar , et de la iberté d'Anlioche, 49 an * avant J.-C. L'Ere mondaine d'Anlioche remonte a Tan 5493 avant J.-C.

Ere Arménienne. Cette Ere , dont on se sert encore en Arménie, remonte au 9 juillet 552.

Ere des Asmunécns. Elle date de l'époque ou Simon délivra Jérusalem de la domination des Syriens, le 16 mai de l'an du monde 38o8.

Ere Astronomique. Cette Ere , dont l'origine est due à Denis d'Alexandrie , commence 285 ans avant Jésus- Christ.

Ere de la Captivité* Cette Ere date de l'époque où Nahuchodonosor emmena captifs Jeconias, et dix-huit mille Juifs , l'an du monde 3449*

Ere Chrétiçnneoa vulgaire. Cette Ere ne commence pas, comme on le croit vulgairement, à l'époque fixe de la naissance de J.-C. , qui arriva l'an 753 de la fondation de Rome, et 4700 de la création du monde, mais cinq ans plus tard. Le concile de Leptine, tenu en 743, est le premier où l'on ait compté les années depuis I Incarnation. Denis le Petit est l'auteur de cette Ere, qu'il proposa , Tan 5a6 , ou pour mieux dire l'an 53i ; car il fit alors une erreur de calcul. Mais cette erreur, comme tant d'autres plus importantes , a acquis la sanction du temps. L'Ere Chrétienne ne lut généralement employée que vers 800.

Ere de Dioc/étien. Cette époque , qui fut substituée à l'Ere Actiaque , commence en 284 , première année du règne de Diorlétien. Elle fut aussi nommée Ère des Martyrs , pareeque la dixième persécution des Chrétiens arriva sous cet empereur. Enfin ou la nomme également Ère des Abyssins , pareeque c'est celle dont on se sert en Abyssinie.

Ere d'Espagne. Cette époque est antérieure de 39 ans a l'Ere Chrétienne , et fut long-temps employée , non seulement en Espagne , mais dans une grande partie de T Afrique et de la Gaule méridionale» Pierre IV, roi

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d'Aragon, y substitua Y Ère .Chrétienne, en i35o; le royaume de Valence reçut celle-ci en i358;la Castille, en i383 ; et Jean I er l'introduisit dans le Portugal ,

Ere Géîaléenne. Cette Ere , dont les Persans font usage, commence au i4- mars 1079.

Ère Jezdegerdique. Cette Ere est également suivie chez les Persans. Elle remonte à la bataille dans laquelle Osmarrin , général des Sarrasins , défit et tua Jezdcgerd, roi des Persans, le 16 juin 632.

Ère des Juifs. Cette Ere , encore en usage chi«z les Juifs, remonte au 3 octobre de la 189 e année du monde.

Ère des Grecs. Cette époque commence au i3 mars de Tan du monde 3638.

Ère de ï Hégire. Cette époque, en usage chez les Turcs, ' est celle où Mahomet s'enfuit de la Mecque, le i5 juillet 622. On sait que les Musulmans emploient Tannée lu-» mire , ce qui fait varier le commencement de chaque année , qui est tantôt placé au printemps, tantôt à l'été , à l'automne ou à Y hiver.

Ere Julienne. Cette Ere remonte à l'époque de la réformation du Calendrier, ordonnée par Jules-César, 46 ans avant J.-C.

Ere de Laodicée. Cette Ere commence à l'an du monde

Ere des Martyrs. V. Ere de Dioctétien.

Ère de Nabonassar. Cette époque , fameuse parmi les astronomes de l'antiquité, commença 7^7 ans avant l'Ère Chrétienne , la première année du règne de Nabonassar à Babylone. * \

Ère des Olympiades. L'Olympiade était un intervalle de quatre ans révolus , qui servait aux Grecs pour leur chronologie. La première Olympiade commença le ig juillet de l'an j 76 avant l'Ere Chrétienne. On sait qu'au commencement de chaque Olympiade , les Grecs célébraient des jeux appelés Olympiques.

Ere des Patriarches, ou des Pèlerinages. Cette Ere commence à l'époque où Abraham quitta Haram , 200a ans ayant l'Ere Chrétienne*

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Ère Philippique. Cette Ère , particulière à l'Égypte } commence à la môrt d'Alexandre, 3*4 ans avant J.-C

Ère de Rome. Elle commence au 21 avril de Tan 7 53 avant J.-C , époque de la fondation«de cette ville t par Homulus.

Ère de Syracuse. Cette Ère remonte à l'époque où Ti~ moléon chassa Denys le jeune, tyran de Syracuse, 3a3 ans avant l'Ere Chrétienne.

Ère des Séleucîdes. Elle commence à l'entrée de Séleucus dans Babylone , après la défaite de Nicanor , 3i3 ans avant l'Ere Chrétienne.

Ère de Troie. Cette époque date de la prise de cette ville , 1209 ans avant J.-C.

Ère des Tyricns. Cette Ere commence à l'époque où les Tyriens recouvrèrent leur liberté.

EllMlTES (îles des). Ces îles furent découvertes, en 1787, par les Espagnols.

ESCALIER HYDRAULIQUE. Cette machine qui sert à élever l'eau, est de l'invention de M n,B Lecourtois (i8i5).

ESCLAVONS. V. Caractère.

ESPRIT. On donnait ce nom, dans l'ancienne Chimie, 4 toutes les substances volatiles qui s'exhalent des corps; aujourd'hui on n'appelle ainsi que l'Alcohol rectifié, de quelque substance qu'il soit extrait {V. Alcohoty M. Gilly de Calvisson est l'inventeur d'un procédé pour convertir les Esprits en Eau-de-vie de bonne qualité (1807).

ESPRIT. V. Accent

ESQUIF. V. Navire.

' ESSAI. L'art d'essayer le titre des métaux paraît dû a Agricola qui, du moins, l'a le premier réduit en principes. L'Essai à la coupelle fut inventé vers l'an i3oo> sous Philippe-le^-Bel. Ce ne fut qu'en i5i8, sous François I ,r , qu'on essaya l'or par voie de départ et de dissolution. V. Coupelle et Départ.

ESSENCE. On donne ce nom à la partie la plus spi*- Titùetise de certaines plaptes dont on l'a. extraite par des moyens chimiques. Les Arabes paraissent avoir les pr4-;

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miers obtenu des Essences, et c'est encore de l'Orient que nous viennent les plus précieuses*

ESTAMPE. V. Gravure en taille-douce.

ESTOMPE. On nomme ainsi une espèce de Crayon ou de Pinceau de peau qui sert à étendre, sur le papier, le trait du crayon dans un Dessin.

ETA1N. Les traditions grecques en attribuent la découverte à Pbénix, auquel était confiée l'éducation d'Achille.

ETAMAGE. V. Glace, .h ETENDART. V. Ensèigàe.

ETHER ACÉTIQUE. Cette substance fut découverte, en 17^9, par le comte de Lauraguais. Ses proprie*tés ont été successivement constatées par Schéele, PeLle tic r etc.

ETHER HYDRIODIQUE. On doit a M. Gay*.

Lussac la découverte de cet Ether.

ETHER NITRIQUE. On doit la découverte de cet Elher à M. Navier de Châlons.

ETHER SULFUR1QUE. La découverte de cet Ether, le plus anciennement connu, remonte au moins au 16 e siècle; cependant ce n'est que vers 1780 qu'on commença à en constater les propriétés.

ETIQUETTE INALTÉRABLE. On doit à M. La* ton l'invention de procédés , au moyen desquels les Etiquettes qu'il place sur les vases de verre sont inaltérables aux acides les plus puissants (i8o5).

ETOFFE. C'est encore aux Egyptiens qu'on doit faire remonter l'origine de l'art de tisser les Etoffes. Cécrops l'importa dans la Grèce} les Athéniens excellaient, dans ce travail , ainsi que les Babyloniens dans l'art de les broder; celui de les fouler fut inventé par Nicias, de Mégare, et ne fut répandu en Europe que vers le temps de la guerre de Troie. On a peu de données sur les perfectionnements apportés à la fabrication des Elof» Ces jusqu'à nos jours. Nous indiquerons seulement le métier inventé par M, Jacquard, de Lyon, et destiné à fabriquer , sans le secours de la, tire , toute espèce d'Etoffe, brochée et façonnée (i8o5 ). KL Couturier, deja

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même ville, est l'inventeur d'un procédé pour fabrique* à la fois plusieurs pièces d'Etoffes sur un même métier, et par un seul ouvrier ( 1806), V. Tissus.

EïOUPE. M, Vallon est l'inventeur d'un procédé an moyen duquel PEtoupe est convertie en Charpie vierge et en Ouate (1802). -

ETRIER. Le père Montfaucon ne fait remonter l'origine des Etriers que jusqu'au règne de Théodose ( 4 a siècle). V* Equitation.

ETRIER A LANTERNE. V. Pyrophore.

ETTOPESOPHAGO. Cet instrument, au moyen duquel on peut retirer, sans danger, les corps étrangers tombés dans l'œsophage, est dû à M. Berlinghieri, médecin à Pise (182 ij.

EUCLASE. L'abbé Haiiy a donné ce nom à une pierre verte, trouvée au Pérou par Bombay, à cause de la facilité avec laquelle elle se divise en lames.

EUDIOMÈTRK. Cet instrument, destiné à mesurer la quantité d'air vital contenue dans une portion d'air méphitisé , fut inventé par Gaetano Fontana (17 e siècle). On gn doit un plus parfait à M. Reboul ( 1792 )• Guyton-Morveau et Vol ta sont les inventeurs de deux autres Eudiomètres pour les Gaz (1795). M. Gay-Lussac a modifié celui de Volta. *

EUGRAPHE. Cette espèce de Chambre-obscure a la propriété de représenter les objets dans leur position naturelle, et avec la plus grande netteté; on le doit M. Cayeux(i8n).

EUNUQUES. V. Castration.

EVAPORATION.C'estàMariotte qu'on doit de connaître que l'Evaporation journalière suffit pour entretenir le cours des fleuves et de la végétation.ll à même trouvé un excédent dont il n'a pu déterminer l'emploi(i8 e sièc).

EVAPORATOIRE. On doit à M. J. Montgolfier un Evaporatoire à froid dans lequel il produit un vent artificiel (18 10), MM. Clément et Desormes ont aussi in~« venté un Evaporatoire dans lequel, avec la même quantité de combustible, on produit un effet double de lapra^ tique ordinaire (i8i i). y

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EVOCATION. V. Astrologie.

EVENTAIL. L'usage des Eventails est connu de toute ancienneté dans l'Orient, aux Indes et à la Chine. Parmi les Européens, les Italiens et les Espagnols furent les premiers qui s'en servirent. Ils ne parurent en France <ju'au milieu du 16 e siècle. Ce n'était alors qu'un morceau de carton entouré de plumes^ et attaché à un man»che; c'est seulement au 17 e siècle qu'on fit usage d'Er-« ventails mobiles, et cette mode nous est venue directement de la Chine.

EXCENTRICITÉ. On nomme ainsi la distance qui existe entre le centre nie l'orbite elliptique d'une planète et le soleil, c'est à dire entre le centre de l'ellipse et son foyer : c'est l'Excentricité simple. L'Excentricité double est la distance entre les deux foyers de l'ellipse; elle est double de l'Excentricité simple. Gassini etHaHey ont donné des méthodes pour calculer 1 Excentricité, des planètes.

EXCLUSIONS ( méthode des). Cette manière Ae résoudre certains problèmes, en rejetant ou excluant un ou plusieurs nombres comme n'entrant pas dans la solution de la question, est due a Frenicle (17 e siècle).

EXPÉDIT1VE FRANÇAISE. Tel est le nom donné a un genre de signes abréviateurs de l'Ecriture ordinaire. Par un procédé particulier, on peut au besoin graver ces mêmes signes avec autant de promptitude qu'on les écrirait. Ils sont susceptibles de servir une correspondance secrète. M. Barbier en est l'inventeur (1820).

EXTI RPATEUR, V. Houe à cheval.

FAÏENCE. Ce nom vient de la ville de Faenza , dans la Ro magne , où l'on croit communément que cette poterie fut inventée ; mais elle ne fut que renouvelée , car elle était connue des Egyptiens. La première manufacture de Faïence établie en France fut fondée à Noyers, par un italien. L'art de Pémailler fut inventé au

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