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vers 1704 : cependant quelques auteurs avancent que Guinigi , chef des Guelfes , dans la république de Luques, au i5 e siècle, fut le premier qui en arma ses Soldats. Il est probable qu'ils confondent le Mousquet arec le Fusil. Le Fusil à ressort date de i5ij. De nombreux perfectionnements ont été faits de nos jours , tant aux Fusils de munition qu'aux Fusils de chasse. Nous citerons Jes platines à piston , inventées en Angleterre , par Manson , et perfectionnées en France par M. Lepage-, et qui sont devenues d'un usage général. L'amorce est en poudre fulminante, et détonne par la simple percussion (1810). Ce principe a depuis subi diverses modifications. On doit à M. Henri un Fusil qui peut tirer quatorze coups de suite sans être rechargé , et qui n'exige pas plus de temps pour ces quatorze charges que pour une seule , dans les Fusils ordinaires (1818). M. Pauly est l'inven-* teur d'un Fusil qui porte deux fois plus loin que les Fusils ordinaires , qui n'exige pas que le soldat porte l'arme à gauche pour le charger , et qui tire douze coups par minute (18 12). Enfin M, Lepage est l'inventeur d'un Fusil à quatre coups (1819).

FUSIL A VENT. Les anciens connaissaient le ressort de l'air, et savaient remployer aux ait». Aussi, aane 1* «• siècle avant J.-C. , Ctésibius en tira parti pour inven* ter une amie qui chassait des projectiles , au moyen de la compression de l'air» C'est donc à tort qu'on croit les Fusils à vent d'invention moderne , que quelques auteurs attribuent à un certain Guter, de Nuremberg, sans en fixer l'époque. L'Arquebuse à vent , qui ne diffère guère du Fusil à vent actuel , fut inventée sous le règne de Henri IV. V. Arquebuse.

GADOL1NITE. V. Yttcrbite.

GALACTOPHORE. On nomme ainsi un appareil qui a pour but de faciliter l' Allaitement artificiel des défauts, il est dût k Si* Desgranges (1809),

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GALÈRE. Les Galères étaient des Vaisseaux à ra-< mes, qui ne se servaient dé la voile que lorsque le vent leur était entièrement favorable. On ignore l'époque a laquelle elles commencèrent. Les auteurs anciens parlent de Galères à plusieurs rangs de rames ; mais , malgré les nombreuses discussions qui ont eu lieu à ce sujet , on est encore indécis sur ce qu'ils entendaient par trirèmes , ou Galères à trois rangs de rames, inventées par les Corinthiens , 786 ans avant J.-C. ; on conçoit encore moins celles à quatre rangs , inventées par les Carthaginois, 44.o ans avant J.-C. ; et enfin celles à six rangs , Inventées par Xénagoras, de la grande Grèce, a 16 ans avant J.-C. En effet, comment concevoir des rames dont le bras de levier, auquel s'applique la puissance, serait quinze ou vingt fois moins long que le bras de la résistance? car plusieurs auteurs parlent de Galères à huit et neuf rangs de rames. Les monuments anciens sont insuffisants pour nous expliquer ce fait, qui probable*tnent restera toujours dans la même obscurité.

GALIOTE A BOMBES. L'invention de ces bâtiments, destinés à bombarder les villes maritimes, est Que à Bernard Renaud (1682).

GALVANISME. On donne ce nom à une série de phénomènes électriques, qui se manifestent particulièrement dans les organes des animaux, et auxquels on donne quelquefois le nom à' Electricité animale. Quelques unes des propriétés du Galvanisme , notamment la saveur qui se développe sur la langue , au contact de métaux différents , furent reconnues en 1767 , par Sulzer, physicien prussien. En 1786, un élève de Cotugno, physicien napolitain , reçut une commotion en disséquant une louve qui l'avait mordu, au moment où son scalpel toucha le nerf diaphraginatique. Des faits analogues conduisirent G al van i , autre physicien italien , a faire de nombreuses expériences sur ce qu'il croyait une espèce particulière d'Electricité, a laquelle on s'accorda générale» ment à donner son nom (179a). Cette découverte exerça bientôt la sagacité de tous les physiciens de l'Europe , parmi lesquels se distingua Volta y dont les expériencea

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prouvèrent sans réplique l'identité du Galvanisme ave* le fluide électrique, ou pour mieux dire, que ce dernier était produit constamment par le simple contact de deux corps, pour peu qu'ils ne fussent pas homogènes. 11 imagina cette Pile qui porte son nom , et dont les fonctions sont si remarquables (1801). Toutefois, la Pile de Volta n'avait point atteint l'énergie de la Pile à auge , inventée depuis par Cruicshanks, et dont la théorie fut plus tard approfondie par MM. Van Marum et Pepis. En 1808, l)avy réussit à décomposer la soude et la potasse , par l'action de la Pile Galvanique , résultat auquel MM. ïhénard et Gay-Lussac parvinrent depuis, en traitant ces Alkalis par le charbon et le fer. Enfin diverses sortes de Piles sèches sont dues à MM. Dezorme et Hachette. Celle de Zamboni lui servit à construire une espèce de mouvement perpétuel, au moyen d'un pendule attiré et repoussé tour à tour par le fluide vitré et résineux. On a tenté diverses expériences pour appliquer le Galvanisme à la cure de quelques maladies , mais elles sont restées à peu près sans résultat Toutefois nous citerons celles du docteur Gondret, qui, en 1822 , l'employa efficacement contre l'asphixie. Nous ne terminerons pas sans dire un mot des expériences presque merveilleuses faites il y a quelque temps en Angleterre, par le docteur André Ure. 11 parvint, au moyen d'une pile énorme à faire faire au cadavre d'un pendu une grande partie des mouvements de l'homme vivant , notamment ceux des muscles du visage , sur lequel toutes les passions se peignaient , au point d'effrayer la plupart des personnes témoins de ces expériences. K Électricité.

GALVANODESME. Cet instrument , destiné à rappeler à la vie les noyés et les asphyxiés , est due au docteur Struve, de Goerlitz (18 19).

GAMME. On nomme ainsi l'échelle musicale inventée en 1026, par Gui d'Arezzo, et sur laquelle on ap~

Frend à nommer et à entonner juste les divers degrés de octave. On l'appelait alors Main harmonique , pareeque £ui employa 4a figure d'une main j sur les doigts de la-

I9Ô GAZO

quelle il plaçait ses notes, qu'il figurait avec des lettres. Ce qui fit donner dans la suite le nom de Gamme à sou échelle musicale, parcequ'elle commençait par le ï ( gamma ) des Grecs. V* Musique.

GARDE-TEMPS. V. Horloge? îe.

GAZ. On donne ce nom à des corps simples on com-

Î)Osés , dont les molécules sont assez écartées par le ca— orique, pour passer à T état de fluide aériforme. Les Gaz permanents sont ceux qui ne changent point d'état t quelles que soient la pression etla température auxquelles on les soumet. Les Gaz non permanents , ou vapeurs, peuvent passer a l'état liquide ou solide, si l'on abaisse la température, ou si on les soumet à une forle pression. L'étude des Gaz est ce qui constitue la Chimie pneumatique ( V* ce mot. ). Lavoisier est celui qui en a le plus avancé la marche , en créant une science féconde et nouvelle sur les débris da l'ancienne Chimie, MM. Faradey et Davy sont les premiers qui soient parvenus à liquéfier certains Gaz par pression. V. dans l'ordre alpha-* tique , les noms des différents Gaz : Azote , Hydrogène, Oxigène , etc. , etc. , etc.

GAZE. Tout porte à croire que les Grecs furent les inventeurs de la Gaze. Celle de Cos était la plus renom» mée, à cause de sa transparence, et fut inventée, au rapport de Pline , par une femme nommée Pamphile. A certaines époques de dépravation , chez les Grecs et les Romains, les femmes ne portaient que des vêlements en Gaze de Cos, désignée par Publius-Syrius sous le nom d'habits de vent , et de nuée de lin.

GAZETTE. Le premier journal qui ait paru en France est la Gazette de France , encore existante aur jourd'hui. Elle fut commencée par le médecin Théophraste Renaudot , en i63i* Son nom vient d'une petite monnaie de Venise , nommée Gaittta, prix ordinaire de la feuille périodique publiée dan^ cette ville. Quelques étymologistcs, plus plaisants qu'érudits , font dériver le mot Gazette de Gazza r qui en italien signifie j>ie > par allusion au bavardage des journaux* v , ;

GAZOMÈTRE» I* Géomètre est un appareil çonH

GEOG igtf

posé d'une cloche d'un volume plus ou moins considérable , plongée dans l'eau , et dans laquelle viennent se rendre les Gaz auxquels on fait traverser le liquide. Dans les établissements pour l'éclairage par le Gaz hydrogène , le Gazomètre est une cloche de métal très pesante , dont la pression force le Gaz à passer dans les conduits qui le distribuent chez les particuliers qui en>r ploient cet éclairage.

GÉANTS, (cuaussée des). Cet amas étonnant de colonnes basaltiques, la plus remarquable des curiosités naturelles de l'Irlande, fut découvert en 1694.

GELATINE. La Gélatine est la substance la plus nutritive des organes des animaux, dont elle forme la plus grande partie. M. Darcet paratt le premier qui l'ait obtenue en grand ; son procédé est l'emploi de l'acide mûri ati que ( 181 4) • L'extraction de la Gélatine , au moyen de Peau portée à un haut degré de chaleur , eçt due à M. Appert (1820). Cette découverte est de la plus haute importance pour la classe indigente , à laquelle elle offre à bas prix une nourriture saine et abondante , et utilise une grande quantité d'os, jusqu'alors restée sans emploi.

GEMME. V. Sel

GEOCYCL1 QUE. On nomme ainsi une machin* destinée à représenter le mouvement de la terre autoui du soleil , et surtout l'inégalité des saisons. On croit que Nicolas Muller, astronome du 17 e siècle, en est l'inventeur.

GÉODÉSIGRAPHE. Cet instrument, réunît les propriétés de la Planchette à celle du Graphomètre, et rend les opérations indépendantes de l'adresse de celui qui opéré. On le doit à M. Sokolnicky , général de division (18 11).

GÉOGRAPHIE. La Géograplûe est la science qui enseigne la position de toutes les contrées de la terre f et en donne la description. Les Egyptiens en attribuent l'invention à Hermès ou Mercure (19* siècle av. J.-C.) ; les Grecs, à Atlas , qu'ils représentent ensuite comme soutenant le monde sur ses épaules (18 e siècle av# J.-C).

* 9 a GEOG

Mais les Chinois lui donnent une origine Beaucoup plas ancienne; ils montrent encore neuf urnes fabriquées par ordre d'Yu, fondateur de la première race impériale , el sur lesquelles il fit graver la Carte de chaque province de son empire (2200 ans av. J.-G). Le plus ancien monument connu de la Géographie , chez les autres peuples , est la Carie que fit faire Sésostris , roi d'Egypte, pour faire connaître à son peuple les nations

Su'iï avait soumises, et l'étendue de son empire (17^ sièle av. J.-G). On voit , dans l'Ecriture , que la Géographie était cultivée du temps de Moïse. Mais cette science ne fut long-temps que la description particulière de quelques contrées. Quant à la Géographie générale , dans ses rapports astronomiques , elle ne fut , jusqu'à Thalès , qu'un tissu d'erreurs absurdes et grossières. Les uns croyaient que la terre nageait dans la mer , comme une balle sur un bassin d'eau ; d'autres lui donnaient la figure d'une surface plate , entrecoupée par la mer. Thalès est le premier qui considéra la terre comme sphérique. Cependant on croit généralement qu'Anaximandre , son disciple, est le premier qui fit usage de la Sphère (7 e siècle av. J.-G). Dès lors la Géographie fit de grands progrès dans la Grèce , où les Ptolémées lui donnèrent un éclat semblable à celui qu'ils procuraient à l'Astronomie. Elle ne passa que beaucoup plus tard à Rome , où Sci~ pion Emilien fit reconnaître , par Polybe , les côtes d'Afrique, d'Espagne et des Gaules (2 e siècle av. J.-G). Mais déjà les Gaules , ou du moins Marseille , avait devancé les Romains sous ce rapport. Dans le 4 e siècle av. J.-G , les Marseillais avaient fait faire à Pithéas un grand voyage de découvertes. 11 avait reconnu l'Europe depuis les Colonnes d'Hercule jusqu'à l'embouchure du Tanaïs; il s'était avancé dans l'Océan occidental, jusque sous le Cercle polaire arctique , et ayant remarqué que plus il s'approchait du nord, plus les jours devenaient grands , il fut le premier à distinguer les climats. Sous le régne d'Auguste, on publia la description du monde connu, à laquelle les Romains travaillaient depuis deux cents ans. Les siècles de ^barbarie qui suivirent la décadence des

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Romains, arrêtèrent les progrès de la Géographie. On voit cependant , en 535 , l'égyptien Cosme publier une Cosmographie chrétienne, et Hiéroclès, encore a la même époque , sa description de l'empire d'Orient. Les Arabes , chez qui se réfugièrent presque toutes les sciences , cultivèrent alors la Géographie avee succès. En 8i£» Almamoun, calife de Bagdad, fit traduire l'Almageste de Plolémée , et mesurer, dans les plaines de Senaar, sur le méridien de Bagdad, un degré de la terre, pour . déterminer les dimensions du globe. Ce ne fut guère qu'au 16 e siècle, après la découverte du Cap-de- Bonne- Espérance , et celle de l'Amérique , que la Géographie commença à faire , en Europe , les progrès rapides qui l'ont amenée au plus haut degré de perfection.

GÉOMÉTRIE. La Géométrie est la seicnce des propriétés de l'étendue. On a lieu de croire qu'elle doit son origine à la division et à la démarcation des propriétés. L'Ecriture en attribue l'invention à Enoch ou Edris: 34.00 ans av. J.-C. L'antiquité en faisait honneur aux Egyptiens. {V. Arpentage). De l'Egypte, la Géométrie fut introduite en Grèce, par Thaïes, qui enrichit cette science de plusieurs propositions (7 e siècle av. J.-C). Après lui vint Pythagorc , qui découvrit la fameuse proposition du carré de Vhypothénuse (6 e siècle avant J.-C). Anaxagore de Clazomènes paraît le premier qui se soit occupé de la quadrature du cercle (5 e siècle avant J.-C), Hippocrate de Chio découvrit ensuite la quadrature des lunules (idem). Platon , qui le suivit , trouva une solution très simple de la duplication du cube (4 e siècle av. J.-G). Dinostrate découvrit la quadratrice (36o avant J.-C.) ; et Dioclès fit connaître la cycloide soixante ans plus tard. Enfin Euelide parut , et recueillit les découvertes de ses prédécesseurs , auxquelles il en ajouta un grand nombre , dont il composa un excellent traité de Géométrie, dans lequel il ne considère toutefois que les propriétés de la ligne et du cercle , bien qu'avant lui on se fut déjà occupé des sections vonijucs. Les propriétés de ces courbes furent recueillies, environ 25o ans av. J.-C. , par Apollonius de Perge, qui leur donna le nom de parabole ,

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d' ellipse , et hyperbole. Archimèdc, son contemporain, fit faire de grands progrès à la Géométrie , par ses travaux sur la sphère, le cylindre , les candides, les sphéroïdes et la quadrature du cercle , dont il approcha beaucoup plus qu'aucun de ses devanciers. Après la conquête de la Grèce , par les Romains , ceux-ci , qui méprisaient les sciences , laissèrent toutefois aux vaincus la faculté de les cultiver, Ptolémée , Pappus , Produs , cultivèrent la Géographie avec succès ; mais elle fut bientôt , comme les autres connaissances, perdue pour l'Europe, à laquelle les Maures la rendirent, vers le i4 e siècle. On se borna alors à étudier les écrits des anciens, jusqu'au moment où parut Descartes , qui donna un nouvel essor aux Mathématiques, en appliquant Y Algèbre à la Géométrie (17 e siècle). Vers la même époque, Cavalieri publiait sa Géométrie des indivisibles, à laquelle Pascal donna toute la perfection que le génie imprime à ses créations, par la Géométrie de l'infini; Fermât imaginait la méthode des tangentes par les différences , améliorée depuis par Barrow ; Lcibnitz y appliquait le calcul différentiel , Galilée en faisait d'heureuses applications à Ja Physique, ainsi que Lorelli aux corps organisés. Newton approfondissait la quadrature des courbes , recherchait les lignes du troisième ordre, et publiait son immortel ouvrage intitulé ; Philosophiœ naturalis principia Mathematica, qu'on peut regarder comme l'application la plus admirable qu'on puisse faire de la Géométrie à la Physique. Plus tard, lesBernouilli, Cotte, Mac Laurin,continuèrentles théories si heureusement créées par Newton. La fin du dernier siècle vit s'élever les d'Alembert , les Maupertuis, etc., qui agrandirent considérablement le domaine de la Géométrie. Ils furent suivis par Garnot , dont le nom se rattache à tant de gloire et de patriotisme, et surtout par l'illustre Monge , le fondateur de l'école Polytechnique , et le créateur de la Géométrie descriptive, jusqu'alors pratiquée plutôt par instinct que par méthode (1795); on lui doit en outre la première applition de l'analyse à la Géométrie. Parmi nos contemporains , qui ont fait faire de nouveaux progrès à la science,

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nous cîlerons MM. Poinsot , Brianchon , Poncelet , de Metz , auteur du Traité des propriétés projectiles des figures, etc., etc., etc. V. Analyse, Courbe, Cube, Cy~* cldide, Cycldidal, Ellipse, Hyperbole, Hypothénuse, Lignes, Parabole , Quadrature, Quadratrice, et Spirale.

GEORGE (Canal de saint ). Ce canal fut découvert en 1767 , par Carteret.

GÉORGIE MÉRIDIONALE. Cette contrée fut découverte , en 1775 , par le capitaine Cook.

GEROFLE. Le Gérofle fut apporté en Europe , par le portugais Serano , qui le trouva, en i5ii, aux îles Moluques , dont il venait de faire la découverte.

GIROUETTE. La première Girouette fut construite à Athènes par Andronic de Cyrresthes, macédonien. 11 fit bâtir àcet effetune tour nommée encore aujourd'hui la Tour des Vents, et qui servit long-temps de mosquée à des derviches. Au-dessus était un triton , armé d'une baguette , qui indiquait le vent, dont la figure était sculptée sur les côtés de la tour. Jadis les nobles avaient seuls le droit de savoir de quel côté venait le vent, c'est-à-dire de placer une Girouette sur leurs châteaux ; ces Girouettes représentaient leurs batelières , et il fallait avoir monté à quelque assaut, et avoir planté sa bannière sur le rempart , pour posséder une Girouette qui rappelât cette action d'éclat,

GLACE. La Glace est un corps solide , formé par le refroidissement d'un liquide. Huyghens paraît le premier qui se soit occupé de la théorie de la Glace. Il découvrit que sa force expansive est égale à celle de la * Poudre à canon (1667). On doit à Réaumur la découverte de la congélation artificielle, au moyen de Neige ou de Glace pilée , mOlée de Sel marin (18 e siècle). On doit à Boerhaave la congélation par le moyen des sels (idetri). Enfin le docteur Leslie, d' Edimbourg, découvrit, en 181 1, les propriétés frigorifiques de l'Acide sulfurique.

On donne aussi le nom de Glace à une espèce de Cristal artificiel, dont on se sert pour fabriquer lesMiroirs. ( V. Miroir et Verre). Venise fut long-temps en possession de Glaces pour le reste de l'Europe ; mais le grand

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Colbert naturalisa cette industrie en France , vers i665. On ne connaissait alors que le procédé du soufflage ; mais, en 1688 , Thévard inventa le procédé du coulage, qui permet de leur donner des dimensions considéra-* Lies, et beaucoup plus d'épaisseur. Vers 1800, M. Pajot des Charmes inventa la manière de souder plusieurs Glaces ensemble , sans laisser paraître la jointure , de sorte qu'avec des morceaux sans valeur on peut faire des Glaces de prix , et rétablir celles qui auraient été brisées. Quant à Tctamage des Glaces , on croît que cette invention remonte à l'an i346.

Les Glaces , ou Limonades glacées, furent introduites il Paris, en 1760, par le florentin Procopc.

GLASS. Ce mot anglais, qui signifie Cristal, a été adopté en français pour désigner deux sortes de verres , dont les Anglais sont les inventeurs. L'un, le Flinl-Glass , ou Cristal de caillou , a plus de densité que le verre ordinaire , et possède un plus grand pouvoir réfringent ; l'autre , le Crown-Glass , est un verre fin , mais moins dense que le premier, La combinaison de ces deux cristaux, que les verreries françaises fabriquent mieux aujourd'hui que les anglaises , est la base de l'Achromatisme dans l'Optique. V. ces deux mots.

GLUC1NE. Cette substance minérale a été découverte, en 1797, par M. Vauquelin,dansle Béril et l'Emé»raude. Il- l'a nommée Glurine , parcequ'elle a la propriété de faire des sels sucrés avec des acides.

GLYPTIQUE. La Glyptique est l'art de graver, sojt en creux , soit en relief, sur les pierres précieuses. On croit qu'elle est t d'origine égyptienne ; mais c'est chez les Grecs qu'elle a atteint le plus haut degré de perfection. Comme toutes les autres connaissances, elle se perdit dans les ténèbres du moyen âgé , et ne commença à refleurir qu'en i^io, époque à laquelle Jean délie Carnivole , de Florence , fit quelques essais qui engagèrent d'autres artistes à s'y livrer. Matteo del Nassaro introduisit la Glyptique en France , sous le règne de François I er ; mais jusqu'alors on n'avait point gravé le Diamant , qui devint enfin tributaire de la Glyptique en

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i564 1 Clément Birague ayant trouve moyen de l'entamer. On connaît très peu d'artistes modernes qui soient parvenus à égaler les anciens dans la Glyptique. Grawre.

GNOMONIQUE. La Gnomonique est la science qui apprend à tracer les Cadrans solaires, lunaires, etc.; qui indiquent l'heure, au moyen d'un style ou gnomon , dont l'ombre se projette sur les diverses parties du cadran. L'observation des ombres méridiennes a du aussi contribuer à faire connaître la durée de l'année solaire ; et cette méthode se retrouve chez les Egyptiens , les Chinois , et les Péruviens , qui connaissaient parfaitement l'emploi des gnomons, emploi indiqué par la nature. Les montagnes , les arbres , sont autant de gnomons naturels , qui ont fait naître l'idée de ceux qu'on a élevés chez presque tous les peuples. Tout porte à croire que les gigantesques obélisques des Egyptiens étaient autant de gnomons artificiels. Quant à la théorie plus approfondie de la Gnomouique , Pline en fait honneur à Anaximène de Milet , qui aurait construit le premier Cadran solaire à Sparte (6 e siècle av. J.-G). Diogène Laerce l'attribue à Anaxiniandre , maître du précédent. Cependant la Bible parle du cadran solaire que possédait Ac.haz , rci des Juifs , dans le 8 e siècle av. J.-C. , ce qui ferait remonter beaucoup plus loin cette invention , à moins que l'Ecriture ne voulût parler que d'un simple gnomon. Les Cadrans solaires passèrent de Grèce en Sicile , et de là à Rome , où Papirius Cursor en traça le premier, dans le temple de Quirinus, 3o6 ans av. J.-C. Avant cette époque , les Romains n'avaient d'autre mesure du temps que le lever et le coucher du soleil. Ils crurent être bien savants lorsqu'ils purent reconnaître l'heure de midi qu'indiquait le soleil , en se montrant entre la tribune aux harangues et le lieu appelé la station des Grecs, Trente ans après Papirius Cursor, le consu 1 Valérius Messala apporta de Sicile un nouveau Cadran qui ne râlait pas mieux, et dont on fit usage pendant;-,/ 99 ans, jusqu'à ce que le censeur Philippin en .jkJeèa- ' \'J( struire un plus exact. Vilruve fut le premier Renseigna

BIBUÛÏEOÂ

i 7 B GRAP

l'art de faire des Cadrans , par le moyen de l'analemme (i cr siècle avant J.-C.) On doit à Bède la collection des principes des anciens sur la Gnomoniquc (8 e siècle). Parmi les modernes , Clavius , Dechales , Ozanam , Wolff, Picard, Lahire, Rivard et Desparcieux sont les principaux savants qui aient approfondi la Gnomoniquc. Les Cadrans solaires les plus célèbres de l'antiquité j étaient l'hémicycle , dont l'invention était attribuée à Rerose , prêtre de Relus à Rabylonc (4- e siècle av. J.-C.) , et le Cadran horizontal d'Àristarque de Samos (364- ans av. J.-C). Le Cadran solaire à détonnation fut inventé par le pèreKircher, au 17 e siècle. Le Cadran solaire horizontal, avec équations, et divisé par cinq minutes, est dû a Pellonier QI7Q7). V. Horloge.

GOMME ARABIQUE. On doit à M. Williamslloger, deMons, la découverte d'une substance propre à remplacer , dans les arts , l'usage de la Gomme arabique. . Cette substance peut s'extraire de toutes les matières farineuses (1808).

GOMME GUTE. Cette substance, dont on fait un grand usage dans la médecine et la peinture , est un suc qui découle de deux espèces d'arbres au Malabar. Elle fut importée en Europe dans le cours du 16 e siècle.

GOTHIQUE, y. Architecture, Caractères et Écriture.

GOUACHE. V. Peinture.

GOUDRON. L'invention d'une composition, nommée Goudron minéral, est due à MM. Monlassier et Reine, de Paris (i8o5). V. Carbonisation.

GRAMMOGRAPHE. On doit à M. Rohberger de Vausenville , l'invention d'un Grammographe , ou machine à rogner le papier (1791).

GRAPHOMÈTRE. C'est le nom d'un instrument de Mathématiques, qui sert à prendre des angles sur le terrain.

GRAPHONUCTIOMÈTRE. Cet instrument, destiné à faciliter , pendant la nuit , le tracé des tranchées dans l'attaque des places, est de l'invention de M. L'Héritier (181 1). #

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