MONN *4S
tiqaité, pouf les instituteurs du gouvernement Monarchique.
MONAULE. C'est le nom d'une flûte antique, inventée , suivant les uns, par Osiris, selon d'autres, par Mercure.
MONNAIE. La Monnaie est le signe représentatif des objets commerciables. Le commerce ne s'établit d'abord que par l'échange des denrées; ensuite on se servit, comme signe représentatif de leur valeur, de certaines productions de chaque pays , telles que des coquillages, des grains de sel, etc. ; mais bientôt l'imperfection de ce mode d'échange fit donner la préférence aux métaux, sans qu'on puisse toutefois en assigner l'époque. La Monnaie , ou pour mieux dire l'échange au moyen des métaux, était connu du temps d'Abraham. On ne peut guère ajouter foi à l'assertion de l'historien Josèplie , qui attribue la Monnaie à Gain, fils d'Adam, qui aurait aussi inventé- les poids et mesures, et bâti plusieurs villes. D'après cet historien , l'invention de la Monnaie remonterait à l'an 36oo avant J.-C. La première mention qu'en fait la Bible remonte à 1875 ans avant J.-G. Les Chinois en font honneur à leur empereur Hoang-Ti , l'an 2602 avant J.-C. Sans discuter toutes les conjectures que ces traditions offrent à cet égard, nous allons les rapporter dans leur ordre chronologique.
Suivant Hérodote, les Lydiens furent les premiers qui eurent une véritable Monnaie, c'est à dire fabriquée par l'état et ayant cours légal ( 1 5oo avant J.-C. ). Hyginus, Pline et Pollux , l'attribuent à Erichtonius , 4 e roi d'Athènes ( i3i3 av. J.-C. ), et Plutarquc, à Thésée : Strakon et Elien , prétendent que Phœdon , roi des Eginètes eut l'honneur de cette invention ( 8uo av. J.-C. ). On sait que la Monnaie de Sparte, établie par Lycurgue , était d'un très mauvais fer, et si pesante que la moindre somme exigeait le concours de plusieurs bœufs pour la transporter. Elle n'avait point cours chez les autres peuples de la Grèce qui en faisaient des railleries.
Servius Tullius fit frapper la première Monnaie des Romains ( 6 e siècle av. J.-C. )• Elle était de cuivre , et
atf 'MONN
marquée d'un bœuf ou d'une brebis , d'où estvenuleinot Perunia. On la divisait en As, qui pesait une livre ; Jtn Semis ou Semissis, qui faisait la moitié âeVAs; en Triens, .qui çn formait le tiers ; en Quadrans , pour le quart , et en Sextans, pour le sixième. La Monnaie d'argent ne commença à être en usage à Rome que 248 ans , et celle d'or que 206 ans av. J.-C. Hiéron , tyran de Syracuse , est le premier souverain qui ait fait mettre son effigie sur les Monnaies ( 3 c : siècle av. J.-C. ). Jules-César l'imita, ainsi que Constantin, qui, après sa conversion y .substitua une croix. Henri II, d'autres disent Charles VII, est le premier de nos rois qui ait suivi cet exemple , en y joignant le millésime (i5 c siècle). On ne.connut v -en Angleterre , les Monnaies de cuivre et de fer que l'an Sj av. J,-C. Les Monnnaies d'or et d'argent n'eurent cours en Ecosse qu'en a 10. La Monnaie française fut d'abord .imitée de celle des Romains , et n'eut une véritable existence qu'en 537, époque à laquelle ïhéodebert, roi de Melz fit frapper la première Monnaie d'or. Les Monnaies d'or et d'argent ne furent connues des Arabes. et des Sarasins, qu'en 6g5 , sous le règne d'Abdel Mélec En 7-53, Qiarlemagne fit partager la Livre d'argent en 22 Sous y ce qui donnait au S/ou la valeur de 3 fr. 3o cent, le Denier était la 12 e partie du Sou, et X Obole , la moitié du Dmier. La Livre d y or se partageait en 72 Sous d'or dont chacun vaudraitaujourd'hui i5 fir.; il valait alors £o derniers d'argent. La valeur de, ces Monnaies s'altéra de règne en règne, depuis Philippe 1 er . Au 10* siècle, Jean Zimmiscès, empereur d'Orient, fit graver sur.les Monnaies l'image de J.-C. , avec cette inscription ; Jésus-Christ , roi des rois. Canut-le-Grand , Jes fit connaître dans le JSord f en 1025. Pbilippe-le-Long tenta, mais vainement, d'introduire en France, l'uniformité des Monnaies .et des Poids et Mesures. A cette époque la plupart 4es seigneurs avaient droit de battre Monnaie ; sous saint Louis, t on en comptait plus de 80. Enfin c'est en 1791, qu'eut lieu en France la première émission de la Monnaie fabriquée avec le métal de cloche.
Nous avons indiqué, dans l'ordre alphabétique , les
MONO ai;
noms des différentes espèces de Monnaie qui ont en cours en France depuis rétablissement de la monarchie. Noos y renverrons le lecteur.
De toules ces Monnaies, il ne nous reste que le Franc, de la valeur de 20 Sols. Les premiers Francs furent frappés sous le roi Jean, au i4> e siècle. V*Ms>nnaya$* ^Papier.
MONNAIE FORTE ou MONNAIE PARISIS.
Cette Monnaie , plus forte d'un quart nue celle frappée à Tours , commença à avoir cours sous Philippe I er . On Tappelait aussi Monnaie royale^ pour la distinguer de U Monnaie de Billon , que les barons et les archevêques faisaient frapper. Elle tomba sous Louis XIV.
MONNAYAGE. Les premières pièces de Monnaies forent coulées. On attribue à Démodice, femme de M*- . das, roi de Phrygie, Part de les frapper : jusqu'au règne de Henri II , les Monnaies françaises furent frappées au Marteau. En i553, Aubry Olivier, d'autres disent Antoine Brulier, inventa le Monnayage au Moulin, dont Henri H ^restreignit l'usage aux Jetons et aux Médailles. Plus tard Briot , tailleur général des Monnaies , sous Louis XIII , inventa le Balancier, dont les Anglais firent aussitôt usage , tandis qu'on persévérait en France à employer le Marteau, procédé long et dispendieux , et surtout très favorable aux faux»monnavcurs. Ce ne fol qu'en i64.5 que l'autorité de Séguier triompha des obstacles que la mauvaise foi mettait à l'emploi du Balancier. La machine à marquer sur tranche , pour former le cordon des Monnaies est due à l'ingénieur français Castaing (1680). M. Mon tu est l'inventeur d'une machine qui, dans une seule opération , coupe , frappe et cordonne les pièces de Monnaie (1799), Enfin en (1802), M. Berte 9 de Toulouse , inventa un Balancier auquel il donna un mouvement uniforme de rotation.
MONOCORDE. On nomme ainsi un instrument de Musique composé d'une seule corde, que l'on peut div^er en autant de parties qu'on veut , au moyen de chevalets , afin de mesurer les proportions des sons! Pytha^ gore en est l'inventeur ( 5£o av. J.-C). C'est aussi le nom d'une espèce de Clavecin allemand dans lequel
%tfi § MOSA
chaque cotde est pincée par une petite lame de/Laiton.
MONOPHLOGE. Celte espèce de Lampe qui produit une lumière égale à celle de dix Lampes d'Argan, est de l'invention de M. Bordier Marcel (i8i5).
MONOTYPAGE. Tel est le nom donné au procédé employé par M. Gai t eau , pour obtenir des Planches solides d' impression ti7Q,8 )• V. Polytypagc.
MONTAGNE ARTIFICIELLE. C'est en 1816, que M. Populus, de Paris, imagina de faire construire des Montagnes artificielles, dites de santé, d'où Ton descend rapidement dans des Chars engagés dans des rainures.
MONTGOLFIÈRE. V. Aérostat.
MONTRE. V. Horlogerie.
MORPHINE. Celte substance fut découverte , en i8o5, dans T Opium , par M. Sertuerner.
MORTIER. On donne ce nom à un mélange de terre, de Sable , de Chaux, de Ciment, d'Eau , etc. , destiné à la liaison des Pierres dans la construction des édifices* Le meilleur Mortier connu est celui qui a pris le nom de Loriot , mécanicien français, son inventeur. Le Mortier Loriot est impénétrable à l'eau , et acquiert la dureté de la Pierre ( 18 e siècle ).
On appelle aussi Mortier une pièce d'Artillerie très courte , mais très large. Il sert à lancer les Bombes ( V. ce mot ). L'évêque de Munster est le premier qui ait multiplié l'usage des Mortiers , au siège de Gral , en
MOSAÏQUE. La Mosaïque est une espèce de peinture exécutée avec de petits morceaux de Marbre ou d'Email, diversement colorés qu'on place sur un fond solide, enduit d'un mastic. Cet art dont on ne peut préciser l'origine , fut inventé , suivant les uns , par les Perses , suivant d'autres par les Grecs, à Constantinople. On sait toutefois qu'il parut à Rome , sous le règne d'Auguste, comme une invention nouvelle , et qu'après avoir brillé plusieurs Siècles, il fut tout-à-fait abandonné. La Mosaïque reprit quelque faveur chez les Italiens au commencement du 11 e siècle; et le i3 e la vit briller d'un nouvel éclat. Lors de la découverte de l'Amérique , les Mexicains et les Péruviens
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savaient peindre en Mosaïque avec des Plumes d'oiseaux, et faisaient des ouvrages qui demandaient une adresse et une patience peu communes.
Parmi les inventions modernes qui ont la Mosaïque ' pour but, nous citerons le procédé par lequel MM. Lagrenée et Lenoir , teignent les Marbres destinés à la Mosaïque (1806), ainsi que les Mosaïques en terre cuite, dont * M.Pérès est! inventeur, et dans lesquelles les Dessins se font par incrustation , à l'aide de moules et d'une presse (1812).
MOUFLE. Le Moufle est un assemblage de Poulies, qui sert àlever les plus lourds fardeaux avec peu de force.- On n'en connaît pas l'inventeur.
MOULAGE. V. Bois et Plastique.
MOULIN. La nécessité de broyer les céréales pour les réduire en farine fut la première cause de l'invention des Moulins dont l'origine se perd dans la plus haute antiquité, bien que, long-temps avant, on ait employé le Pilon pour obtenir le même résultat. Les premiers Moulins étaient à bras; et les Grecs en attribuaient l'inven*-' tion suivant Pausanias , à Milçt , natif de Palcsia. Les peuples d'Italie en faisaient honneur à Pilumnus, frère de Picumnus, roi des Rutules, qui inventa la manière de fumer les terres ( i35o av. J.-C. ). Nous allons parler, suivant l'ordre alphabétique , des principales espèces de Moulins dont les hommes aient fait usage.
Moulin à eau. Ce Moulin fut inventé à Rome , du temps de Jules-César ; mais on ne commença à s'en servir que sous Auguste, et il ne devint commun qu'à la fin du 4 e siècle. Les Moulins à eau furent d'abord établis sur des Fontaines. Le premier Moulin que l'on vit sur une rivière fut construit sur le Tibre , par ordre de Bélisaire.
Moulin de famille. Ce Moulin économique moud £a6 livres de blé à V heure ; il est mis en mouvement par un seul homme. M. Desquinemare en est l'inventeur.
Moulin à feu. Cette espèce de Moulin , dans lequel le feu est employé comme moteur, fut inventé en 1792 par Darnal.
Moulin de ménage. On doit à M. Durand ce Mouli^
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au moyen duquel un seul homme peut moudre 5oo livret de blé en vingt- quatre heures. La mouture est semblable h celle des grands Moulins ordinaires.
Moulin sans roue. Cette machine hydraulique fut inventée en 1802.
Moulin à tan. Les premiers Moulins à tan furent construits par Jabac de fcologne.
Moulin à vent. On attribue généralement l'invention des Moulins à vent aux Arabes , vers 65o. Ils furent introduits en Europe, vers io£o, au retour des croisades ; mais ils ne furent adoptés en France qu'en i25o.
MOURRE. Ce jeu fut, dit-on , inventé par Hélène, à Lacédémone. Il fait encore l'amusement du peuple en Hollande et en Italie. On le joue en montrant une certaine quantité de doigts à son adversaire, qui fait la même chose de son côté. Tous deux accusent un nombre en même temps , et le gagnant est celui qui devine le nombre de doigts exposé par les deux partenaires.
MOUSQUET. Quelques auteurs prétendent que cette arme fut inventée k Moscou , d'où elle a tiré son nom. Le Mousquet a succédé , en France , à l'Arquebuse. Les Mousquets espagnols, sous Philippe II, étaient d'abord si gros qu'on ne pouvait s'en servir qu'en les plaçant sur un bâton planté en terre. Vauban imagina les Mousquets- Fusils, qui avaient une batterie comme les Fusils.
Suivant d'autres, cette arme fut inventée par un Allemand y et l'on s'en serait servi , pour la première fois , en i38o , dans la guerre entre les Vénitiens et les Génois.
MOUSSELINE. Ce tissu tire son nom de la ville de Mossoul , en Asie. Les premières Mousselines furent introduites en Angleterre, en 1670. La première manufacture de ce genre fut établie en France en 1781 , mais ce n'est guère que depuis vingt ans que la fabrication des. Mousselines, des Percales fines et des Calicots a commencé à être établie en France , avec une certaine étendue. Saint-Quentin et Tarare sont les premières villes qui aient donné l'impulsion.
MOUVEMENT. La théorie du Mouvement est entièrement moderne. Si l'on en excepte Archimède, au*
Cïin auteur ancien ne s'est occupé de cette partie fondamentale de la Mécanique. C'est à Galilée qu'on en doit les premières découvertes, particulièrement les lois de la chute des graves, celles du Mouvement des projectile», et des vibrations du Pendule. Toricelli y ajouta diverses découvertes sur la force de percussion et l'équilibre des fluides, ainsi que Wren et Wallis. Huyghcns trouva les lois sur la communication du Mouvement, que Mariotte confirma par une foule d'expériences. On doit à ce dernier de savoir que la résistance de l'air est la seuta cause de la différence que mettent les- corps à tomber. Son traité du Mouvement des eaux est le meilleur connu (16 e et 17 e siècle.)* En 1700, Leibnilz publia sa Théorie du Mouvement abstmit et du Mouvement concret. L'année suivante parut la Théorie des lois du Mouvement, de Mallebranche.
MOUVEMENT DE LA TERRE. V. Système.
MOUVEMENT PERPÉTUEL. Le Mouvement perpétuel , considéré physiquement , est une chimère , parce qu'on ne peut concevoir aucun corps qui ne se détériore pas par le frottement; mais abstraction faite de cette circonstance, il n'est peut-être pas impossible à réaliser. C'est ce qui eut lieu en 1816, où une Pendule fut mise en mouvement au moyen d'une lentille attirée par un aimant qui, se recouvrant aussitôt, permet à un autre aimant , qui se découvre en môme-temps , d'exercer à son tour son attraction sur la lentille. La môme année, les frères Geyser, suisses , imaginèrent une pendule dont la rotation continuelle , sans qu'aucun agent paraisse la produire , indique un Mouvement perpétuel , uniquement causé par le développement des tubes qui l'entourent , et reproduit sans cesse par l'entraînement de leur poids* Cette machine et la précédente sont celles qui , jusqu'à ce jour, ont le plus approché de la solution d'un problème insoluble.
MOZAMBIQUE. Cette île fut découverte par le portugais Vasco de Gama, en 1^98.
JVIUANCES. On «appelle ainsi les diverses manières dout oa appliquait aux notes les syllabes de la gamm*>
a5* MUSI
selon les différentes positions des semi-tons de F octave , à l'époque où Gui d'Arezzo inventa les noms des six
Î premières notes de la gamme, dont il fallait répéter 'une pour faire entendre la septième. On ne se sert plus de Muances depuis l'invention du si, à moins qu'on ne donne ce nom à la manière de solfier sur les différentes clefs.
MUETS. V. Sourds-Muets.
MULGRAVE. Ce port fut découvert, en 1587 , par Dixon.
MURAL (Arc). On appelle ainsi un mur en forme d'arc, placé dans le plan du Méridien, et auquel on fixe un grand Quart de cercle, ou un Sextant, afin d'observer la hauteur méridienne des astres. Tycho-Brahé en est l'inventeur.
MUSCADE. La Muscade fut naturalisée à l'île de France , en 1754.1 par Poivre, qui L'apporta de Manille.
MUSETTE. Cet instrument à vent fut inventé , suivant l'Ecriture , par Jubal > fils de Lameeh. Les auteurs
Srofanes en font bonneur , les uns à Pan , les autres ^ lercure , à Faune , à Marsyas , ou aux Lydiens. MUSIQUE. La Musique est l'art de combiner les sons d'une manière agréable à l'oreille. Cet art devient une science très profonde , lorsqu'il a pour objet les principes de ces combinaisons , et les raisons des affections qu'elles nous causent. La Musique fut connue dans la plus haute antiquité ; mais il est vraisemblable que la Musique vocale précéda la Musique instrumentale. La Bible en attribue l'invention à Jubal , fils de Lamech , vers Tan 3iqo avant J.-C. Les Chinois en font honneur à Fou-Hi , leur premier roi , l'an 2914 avant J.-C. , et Contredisent l'opinion précédente , en plaçant l'invention de la Musique vocale à l'an 24-36 avant^ J.-C. Diodore prétend que l'observation du sifilement des vents dans les roseaux et autres tuyaux des plantes, donna l'idée des instruments à vent. Lucrèce est du même avis. Chez les Grecs , les traditions étaient à cet égard de la. plus complète obscurité. Suivant les uns, les Dactyles de Crète s'étaient occupés les premiers de l'art musical »
MtiSÏ- 25$
Vers Tan ig5o avant J.-C. D'autres en attribuerit Tin- * vention à Mercure , ainsi que celle de la Lyre. Cadmus, •d'après une autre version , aurait importé la Musique de Phénicie en Grèce , en amenant avec lui la musicienne Herraione ou Harmonie. Piutarque l'attribue à Amphîon ou à Apollon. Quelques uns considèrent Hyagnis, de Phrygie, comme l'inventeur de la Flûte , et de la première harmonie phrygienne (i5o6 ans av. J.-C). On a moins d'incertitude sur ceux qui en perfectionnèrent certaines parties. De ce nombre -sont Chiron , Demodocus, Hermès , Orphée , auquel on attribue la Lyre. Plus tard parurent Phoemius €t Terpandre , qui donna des règles positives à la Musique , et inventa les premiers modes. Après eux- parurent Lassus ou Lasus d'Hermîone, qui écrivit, dit-on, le premier sur la Musique (5 e siècle av. J.-C); Pythagore , qui donna six tons à l'échelle musicale (idem); Simonide, qui y en pfouta un septième (48o ans av. J.-C) ; Olympe , qui y introduisit les demitons (35o ans av* J.-C). Peu 2près , Thimothée inventa le genre Chromatique , et perfectionna la Lyre. Il fut chassé d'Athènes et de Sparte, dont on craignait qu'il ne corrompît les citoyens par ses airs trop tendres. Vint en- Suite Aristoxène de Tarente, disciple d'Aristote, qui divisa le ton en neuf parties égales , dont quatre font le semi-ton mineur, et cinq le semi-ton majeur. II donna le nom de Comma à chaque division , et imagina un 7V* tracordeàms lequel il trouva l'ordre des sons, les Gonsonnances et les Dissonnances (3a £ ans av. J.-C).
Les Grecs notaient leur Musique au moyen des lettres de l'Alphabet , qui leur servaient en même temps de chiffres ; mais ils y ajoutèrent une multitude de signes dont ils embrouillèrent inutilement leurs méthodes. Boecefit la même chose pour la musique latine. Le pape Grégpire-le-Grand découvrit plus tard la répétition succès* sive des octaves, soit en montant, soit en descendant (5go). Enfin parut Gui d'Arezzo, bénédictin, qui inventa la portée de cinq lignes, et la figure actuelle des notes, auxquelles il donna pour nom la première syllabe