‹ Dictionnaire des locutions vicieuses du Canada avec leur correction [microforme]Chapitre 12 sur 110 · V. BRAS · texte numérisé non relu

V. BRAS

Abrier.

Vieux mot qui signi-

fiait : mettre à l'abri, couorir ; et, par extension .

protéger, défendre. Ce verbe est perdu pour nous ; nous l’avons remplacé par abriter, que ne connaissaient point nos pères, et qui est plus dur en même temps qu’il dérive moins naturellement d’abri. En beaucoup de provinces, surtout en Normandie, on dit encore vulgairement abrier pour couvrir, et s'abrier pour se mettre à couvert. Abri, est en usage ; pourquoi perdre abrier, qui en dérive sans altération, et dont le son est très-agréable ? (Besc.) Absorbé.

On dit :

Absorbé dans l'étude, dans ses réflexions, (non par).

Cependant on dit :

Absorbé en Dieu (et non dans Dieu).

Absoudre,

Prenons garde à ce ver-

be qui est irrég. et défect.

Sa conjugaison parfois presque latine nous fait faire plus d’un barbarisme. Voici les temps dangereux : J’absous, tu absous, it absout, n. «bsolvons, v. absolvez, ils absolvent. J'absolvais, tu absolvais, ü absolvait, n. absolvions, vo. absolviez, ils absolvaient. Absous, absolvons, absolvez. Que j absolve, etc.

Absolvant.

Ce verbe n’a ni passé défini ni imparfait du subjonctif., L'Académie à oisis d’en faire la remarque. (Besch.)

Les temps composés prennent avoir.

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