‹ Dictionnaire des métaphores de Victor HugoChapitre 109 sur 221 · LIB — 175 — LIE · texte numérisé non relu

LIB — 175 — LIE

Liberté. — L'eau est souple parce qu'elle est incompressible. Elle glisse sous l'effort chargée d'un côté, elle échappe de l'autre. C'est ainsi que l'eau se fait l'onde. La vague est sa liberté.

Lie.

Le doute, lie affreuse, au fond de tous les cœurs.

Les Chants du Crépuscule.

Lierre.

Et les ambitieux qui sont comme des lierres L'un sur l'autre grimpants.

Les Voix Intérieures.

Qu'on ne s'y méprenne pas, si quelquesuns de nos poètes ont pu être grands, même en imitant, c'est que, tout en se modelant sur la forme antique, ils ont souvent encore écouté la nature et leur génie, c'est qu'ils ont été eux-mêmes par un côté. Leurs rameaux se cramponnaient à l'arbre voisin, mais leur racine plongeait dans le sol de l'art. Ils étaient le lierre et non le gui.

Préface de Cromwell.

L'arbre est Dieu, l'homme est le lierre.

Les Chansons des Rues et des Bois,

Partout, au vrai, le faux, lierre hideux, s'enlace;

Les Quatre Vents de l'Esprit.

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