MOI — 198 — MON
Moissonneur.
Que le temps, moissonneur pensif...
La Légende des Siècles.
Quand les princes foulaient aux pieds les multitudes, Transformaient des pays vivants en solitudes,
Dressaient des échafauds, Et marchaient sur le peuple, affreux, vainqueurs, superbes, Comme le moissonneur à grands pas dans les herbes
Marche avec une faulx.
Ide
O moissonneur robuste, ouvrier demi-nu, Moissonneur envoyé par Dieu même, et venu Pour faucher en un jour dix siècles de misère.
Moitié.
L'univers ébloui contemple avec terreur
Ces deux moitiés de Dieu, le pape et l'Empereur.
Hernani.
Monnaie.
Avec des cris de joie, ils ont compté tes plaies
Et compté tes douleurs, Comme sur une pierre on compte des monnaies
Dans l'antre des voleurs.
Les Voix Intérieures*
Ils battent sans remord Monnaie à l'effigie infâme de la mort.
La Légende des Siècles»