BAI — 21 — BAI
Baignoires.
L'air vide nos bassins, inquiètes baignoires Où viennent s'épancher les pâles voluptés ;
La Légende des siècles.
Bâillon.
Et l'on met à l'esprit frémissant un linceul, Un bat lion aux idées.
Les Châtiments.
Baiser.
Et, tandis que montaient les constellations,
Et que la première onde aux premiers alcyons
Donnait sous l'infini le long baiser nocturne,
Et qu'ainsi que des fleurs tombant à flots d'une urne
Les astres fourmillants emplissaient le ciel noir,
Les Contemplations.
La mort est le baiser de la bouche tombeau. Tâche de faire un peu de bien, coupe un lambeau D'une bonne action dans cette nuit qui gronde, Ce sera ton linceul dans la terre profonde.
Ldem.
Et la chair de Roland, mieux que l'acier trempée, Xe craint pas ce baiser farouche de l'épée.
La Légende des siècles.
Quand sur l'herbe, à travers le tremblement des saules, Sur les eaux, les pistils, les fleurs et les sillons, Volent tous les baisers qu'on nomme papillons.
L Ane.