‹ Dictionnaire des métaphores de Victor HugoChapitre 145 sur 221 · ŒUF — 216 — ŒUF · texte numérisé non relu

ŒUF — 216 — ŒUF

Vœil profond du souvenir.

Actes et Paroles.

Ces vagues yeux que l'écorce dessine sur le tronc des arbres, regardaient, quoi ?

Histoire d'un Crime.

Je suis àme. et l'àme est un œil sans paupière.

La Fin de Satan.

Voir Orgue.

Œuf. — Tenez, maître, regardez ce groupe de toits noirs qui font des angles singuliers, là, audessous de ce tas de nuages bas, filandreux, barbouillés et sales, où la lune est toute écrasée et répandue comme un jaune d'â?z{/dont la coquille est cassée.

Notre-Dame de Paris,

Vœu/ du Deux Décembre est Sedan.

Actes et Paroles,

Quand Y œuf noir du chaos creva.

Les Chansons des Pues et des Bois.

La foi vient couver l'œuf qu'on a vu l'erreur pondre.

Religions et Religion.

Oiseau.

La gloire, fantôme céleste, Apparaît de loin à ses yeux ; Il subit le pouvoir funeste De son sourire impérieux !

Ainsi Voiseau, faible et timide, Veut en vain fuir l'hydre perfide Dont l'oeil le charme et le poursuit ; Il voltige de cime en cime, Puis il accourt et meurt victime Du doux regard qui l'a séduit.

Odes et Ballades.

Que là, sur toute chose Fidèle à ceux qui m'ont, Mon vers plane, et se pose Tantôt sur une rose, Tantôt sur un grand mont.

Qu'il puisse avec audace, De tout nœud détaché, D'un vol que rien ne lasse, S'égarer dans l'espace Comme un oiseau lâché.

Idem.

... Cependant la vieille vers la Grève Poursuivait son chemin en me laissant mon rêve, Comme Voiseau qui va, dans la forêt lâché, Laisse trembler la feuille où son aile a touché.

Les Feuilles d'Automne.

... et pleurs, et cris, l'injure, l'anathème, Refus du viatique et refus du baptême, Et malédiction, et blasphème, et clameur, Dans le flot tournoyant de l'humaine rumeur, Passaient, comme le soir on voit dans les vallées, De noirs oiseaux de nuit qui s'en vont par volées.

Les Feuilles d'Automne.

Et suspend aux lambris maint drapeau rayonnant, Qui, des poutres du toit jusqu'à leurs fronts traînant, Les effleure du bout de sa frange superbe Comme un oiseau dont l'aile en passant touche l'herbe.

Les Chants du Crépuscule.

Toutes les choses de la terre, Gloire, fortune militaire, Couronne éclatante des rois, Victoire aux ailes embrasées, Ambitions réalisées, Xe sont jamais sur nous posées Que comme Y oiseau sur nos toits !

Que sert ta chanson, 6 poète !

Ces chants que ton génie émiette, Tombent à la vague inquiète, Qui n'a jamais rien entendu !

Ta voix s'enroue en cette brume, Le vent disperse au loin ta plume, Pauvre oiseau chantant dans l'écume Sur le mât d'un vaisseau perdu.

Idem.

Groupe encor frissonnant à sa perte échappé ! Pareil au pauvre oiseau par l'orage trempé Qui, s'abritant d'un chêne aux branches éternelles, Attend pour repartir qu'il ait séché ses ailes !

Les Chants de Crépuscule.

Où la cloche attendant la prière prochaine, Dormait, oiseau d'airain, dans sa cage de chêne.

A peine on entendait flotter quelque soupir, Quelque basse parole,

Comme en une forêt qui vient de s'assoupir Un dernier oiseau vole.

Soyez comme Y oiseau posé pour un instant Sur des rameaux trop frêles,

Qui sent ployer la branche et qui chante pourtant, Sachant qu'il a des ailes !

Idem.

Ida

Et que la vétusté, par qui tout art s'efface, Prenne chaque sculpture et la ronge à la face, Comme un avide oiseau qui dévore un fruit mûr.

Les Voix Intérieures.

Comme un pauvre oiseau blanc qui, seul sur un récif, Voit l'océan vers lui monter du fond de l'ombre, Il regarde déjà la vie immense et sombre.

Idem.

Et qu'il est des enfants, — mères, sachez-le bien ! Que Dieu, qui prête tout et qui ne donne rien, Pour rafraîchir nos fronts avec leurs ailes blanches, Met comme des oiseaux pour un jour sur nos branches.

Les Rayons et les Ombres.

Ouïr confusément, tout près de mon oreille, Les mots grecs et latins, bavards et familiers, Barbouillés d'encre, et gais comme des écoliers, Chuchoter, comme font les oiseaux dans une aire, Entre les noirs feuillets du lourd dictionnaire.

Les Rajons et les Ombres,

Les étoiles volaient dans les branches des arbres Comme un essaim d'oiseaux de feu.

Les Contemplations.

Je n'ai su tout d'abord que ce qu'ils m'ont appris, Qu'oiseau dans le passé comme en un filet pris, Avant de m'échapper à travers le bocage, J'ai dû laisser pousser mes plumes dans ma cage ;

Des astres éperdus arrivant des abîmes,

Venant des profondeurs ou descendant des cimes,

Et, sous nos noirs arceaux, Entrant en foule, épars, ardents, pareils au rêve, Comme dans un grand vent s'abat sur une grève

Une troupe d'oiseaux.

Comme un oiseau de mer effleure La haute rive où gronde et pleure L'océan plein de Géhovah, De temps en temps, blanc et sublime, Un ange paraît et s'en va.

Idem.

Idem.

Tout globe est un oiseau que le mal tient et lâche.

Idem.

Et la voix qui chantait S'éteint comme un oiseau se pose.

La Légende des Siècles.

On sent flotter dans l'air la faute involontaire Qui se pose, au doux bruit du vent et du ruisseau, Dans les âmes ainsi que dans les bois V oiseau.

Ldem.

L'écume au loin dans les décombres, S'abattant sur les rochers sombres Comme une troupe d'oiseaux blancs.

Les Châtiments.

... Le doux oiseau baiser.

Ldem.

Hélas ! ce triste oiseau, sans plumes sur la chair,

Rongé de lèpre immonde, Qui rampe et qui se meurt dans leur cage de fer, C'est l'avenir du monde.

Ldem.

Rien qu'en soufflant dessus, comme un oiseau d'un arbre Il peut faire envoler de leur temple de marbre Les idoles d'airain.

Des goélands debout sur un escarpement, Attentifs, contemplaient l'étoile gravement, Comme un oiseau céleste et fait d'une étincelle.

Ldem.

Ldem.

Se laisse prendre enfin, comme un oiseau sans ailes, Par huit fous, qui n'ont pas entre eux tous deux cervelles

Cromtcell.

L'âme aide le corps, et à de certains moments le soulève. C'est le seul oiseau qui soutienne la cage.

Paris a un enfant et la forêt a un oiseau ; l'oiseau s'appelle le moineau ; l'enfant s'appellele gamin.

Idem.

l'ne ride légère à double inflexion entre les deux sourcils éveillait confusément l'idée de Y oiseau de la pensée planant, ailes déployées, au milieu de ce front.

Les Travailleurs de la Mer.

Ce sont les invisibles oiseaux fauves de l'infini '.

Idem.

Ce qu'un oiseau chante, un enfant le jase.

Quatre-vingt Treize.

Le possible est un oiseau mystérieux toujours planant au-dessus de l'homme.

Idem.

O mort, sauvage oiseau, qui sait ton envergure ?

Le Pape.

Prêtres, vous remuez aussi facilement La malédiction, le mensonge inclément,

L'imposture et Terreur dans vos pesants volumes Que le petit oiseau fouille du bec ses plumes.

Religion et Religions.

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