PAS — 237 — FAT
Passementerie.
Mai brode à mes rochers la passementerie Des perles de rosée et des fleurs de prairie.
La Légende des Siècles.
Passer. — Ce qui doit passer passe, ce qui doit soufffer souffle.
Quatre- Vingt- Treize.
Pasteur.
Les hauts clochers semblaient, sur les bruns horizons, De grands pasteurs gardant des troupeaux de maisons.
Les Quatre Vents de l'Esprit.
Pâtre.
Derrière ce glaive âpre, affreux, hideux, rouillé,
La guerre, se dressant comme un pâtre éveillé,
Levait à l'horizon sa face Je fant Jme,
Et tout tremblants, au fond des cités, sons le chaume,
Les peuples éperdus distinguaient dans la nuit
Et, regardaient passer dans l'ombre et dans le bruit,
Foudre en main, et soufflant dans les trompes épiques,
Cet effrayant berger du noir troupeau des piques.
La Fin de Satan.
Patrie. — ... Et l'on défendait avec un enthousiasme lacédémonien la boutique, cet immense diminutif de la patrie.
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Et vous vous taisez devant cette réponse, car la patrie d'une mère, c'est le tombeau de son enfant.
Actes et Paroles.
Patte. — Un ciel riant d'équinoxe, c'est l'orage faisant patte de velours.
Les Travailleurs de la Mer.
Pâture.
Il attrape, après un jour d'attente, Un bonjour, un bonsoir, souvent un mot bien sec, Et s'en va tout joyeux, cette pâture au bec.
Ruy-Blas.
Paupière.
Les fleurs souffrent sous le ciseau, Et se ferment ainsi que des paupières closes.
Les Contemplations.
La pleine lune, rouge et ronde comme un œil de cyclope, apparaissait entre deux paupières de nuages au front du ciel.
Le Rhin.
Pavé.
Laissez-moi plier et tomber, maître immense, Sur ce pazè des cieux qu'on nomme la clémence.
La Fin de Satan.
PAV — 259 — PEI
Pavillon.
Le ciel, bleu pavillon par Dieu même construit, Qui, le jour, emplissant de plis d'azur l'espace, Semble un dais suspendu sur le soleil qui passe, Et dont on ne peut voir les clous d'or que la nuit.
Les Feuilles d'Automne.
Péage.
L'amour rit; mais pourquoi la douleur, ce péage}
La Légende des Siècles.
Peau. — Il regardait son honnêteté de l'air dont le serpent regarde sa vieille peau.
Les Travailleurs de la Mer.
Pécheur.
Dormir en paix dans les conquêtes Comme un pêcheur sur ses filets.
Odes et Ballades.
Peigne.
Devant moi, suivant l'ondulation de la colline opposée, remontait la route éclatante du soleil, sur laquelle l'ombre des rangées des arbres dessinait en noir la figure d'un grand peigne auquel il manquerait plusieurs dents.
Le Rhin",
Peigner.
Quand les arbres des routes S'agitent et se font mille signes de loin Joyeux d'avoir peigné les charrettes de foin.
Religions et Religion,
PÈL — 240 — PÈN
Quand le vent vient peigner les cheveux verts du saule.
Le Théâtre en Liberté»
Pélican.
Et captif, je pleurais sur la vieille Angleterre, Semblable au pélican près du lac solitaire.
Cromwel l>
Pelletée.
Voir Fossoyeur.
Pendre.
Qu'est-ce que la Sicile ?
C'est une ile qui pend à mon royaume, une île, Une pièce, un haillon, qui, tout déchiqueté, Tient à peine à l'Espagne et qui traîne à côté. — Que ferez-vous, mon fils, de cette île bossue Au monde impérial au bout d'un fil cousue :
Hernani.
Pendule. — C'est ainsi que Paris va et vient; il est rénorme pendule de la civilisation.
Quatre- Vingt- Treize.
Pêne.
La porte affeuse, et faite avec de l'ombre, est lourde ; Par moments, on entend, dans la profondeur sourde, Les efforts que les monts, les flots, les ouragans, Les volcans, les forêts, les animaux brigands, Et tous les monstres font pour soulever le pêne. Et sur ce: amas d'ombre et de crime et de peine, Ce grand ciel formidable est le scellé de Dieu
Les Contemplations.