‹ Dictionnaire des métaphores de Victor HugoChapitre 168 sur 221 · POU — 257 — PRI · texte numérisé non relu

POU — 257 — PRI

On voyait les lueurs de cette âme inconnue ; Tel le tonnerre fait des pourpres dans la nue.

La Fin de Satan.

Poussière.

Tandis que, du haut des nuits, Pleuvent, poussière d'aurore, Les astres épanouis,

Tas de feux tombants qui perce Le Zénith vaste et bruni, Braise énorme que disperse L'encensoir de l'infini.

Les Chansons des Rues et des Bois.

Les oiseaux Sont de la poussière d'âme.

La Fin de Satan.

Précepte.

Mon péristyle semble un précepte des dieux.

La Légende des Siècles.

Pressoir.

Dans leurs antres, ainsi qu'aux fentes d'un pressoir , L'écume à flots bouillonne et luit.

Les Quatre Vents de l'Esprit.

Prisme.

Voilà l'image de la gloire ; D'abord un prisme éblouissant, Puis un miroir expiatoire, Où la pourpre paraît du sang.

PRI — 2s8 — PRO

Prison.

Les hunes, les grelins, les palans, les armures, Etaient une prison de vents et de murmures ;

La Légende des Siècles.

L'homme en est la prison •, la bête en est le bagne, L'arbre en est le cachot, la pierre en est l'enfer.

Les Contemplations.

L'homme est une prison où l'âme reste libre.

Ldem.

Procédure. — On pourrait presque dire que la mer a une procédure ; elle avance et recule, elle propose et se dédit, elle ébauche une bourrasque et elle y renonce, elle promet l'abîme et ne le tient pas, elle menace le nord et frappe le sud.

Quatre-vingt Treize.

Prodige.

Juin sourit, couronné du prodige des roses.

L'Ane.

Profil.

Voir Ebauche.

Prolongement.

C'est un prolongement sublime que la tombe.

L'Année Terrible.

Promontoire. — Avez-vous quelquefois regardé un cap avançant sous la nuée et se prolongeant

Page 1