VAI — 513 — VAI
— Ah ! le peuple ! — océan ! — onde sans cesse émue, Où l'on ne jette rien sans que tout ne remue ! Vague qui broie un trône et qui berce un tombeau. Miroir où rarement un roi se voit en beau ! Ah ! si l'on regardait parfois dans ce flot sombre, On y verrait sans fond des empires sans nombre, Grands vaisseaux naufragés, que son flux et reflux Roule, et qui le gênaient et qu'il ne connaît plus !
Hernanû
Les révolutions ne sont que des vagîtes, où il ne faut être ni écume ni fange.
Le Rhin.
Une vague qui pense, c'est l'âme humaine.
Voir Vaisseau.
L'obscurité semblait gonfler la vague énorme.
La Fin de Satan.
Vaisseau.
Ces îles, où le flot se broie
Entre des écueils décharnés,
Sont comme deux vaisseaux de proie,
D'une ancre éternelle enchaînés.
Odes et Ballades.
Lorsque approchant des mers sans lit et sans rivages, L'homme entendra gronder, sous le vaisseau des âges, La vague de l'éternité.
Odes et Ballades.
... et le magnifique profil de la cathédrale de Worms, avec ses tours et ses clochers, ses
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pignons, ses nerfs, ses contre-nerfs, apparaissait à l'horizon, immense masse d'ombre qui se détachait lugubrement sur le ciel plein de constellations et qui semblait un grand vaisseau de nuit à l'ancre au milieu des étoiles.
Le Rhin.
Les théâtres sont des espèces de vaisseaux retournés qui ont la cale en haut.
C'est dans cet endroit-là, tout étant mort, pendant
Que les nuages gris croulaient sur l'Occident
Comme de lourds vaisseaux qui dans la nuit chavirent.
La Fin de Satan.
Valet.
Voir Chandelier.
Vallons.
L'âme a de frais vallons où les âmes penchées Boivent la poésie à des ruisseaux sacrés.
Les Voix Intérieures.
Vapeur.
Et, comme un feu brillant jette une vapeur noire, Que notre fol orgueil au néant appuyé Vous doit jeter dans Tàrne une étrange pitié !
Idem.
La musique est la vapeur de l'art.
Shakespeare «