‹ Dictionnaire des métaphores de Victor HugoChapitre 28 sur 221 · La beauté des voiles du ciel · texte numérisé non relu

La beauté des voiles du ciel

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Ils sont soumis en effet au vaste va et vient de l'ouragan, ce bûcheron de la mer.

Les Travailleurs de la Mer.

Buisson.

Quand la noble nature, épanouie aux yeux, Comme l'ardent buisson qui contenait Dieu même, Ouvre toutes ses fleurs et jetta tous ses feux ;

Les Chants du Crépuscule.

les préjugés Sont pareils aux buissons que, dans la solitude, On brise pour passer ;

Les Contemplations.

Le mont regarde un choc hideux de javelines, Un noir buisson vivant de piques, hérissé, Comme au pied d'une tour que ceindrait un fossé, Autour d'un homme, téta altière, âpre, escarpée, Que protège le cercle immense d'une épée.

La Légende des Siècles.

En longs buissons vivants leurs hallebardes brillent.

Idem.

Les lustres d'or mêlés d'amours et de griffons, Pendent, buissons de flamme, à l'anneau des plafonds.

Bulle.

Comme un enfant qui souffle en un flocon d'écume, Chaque homme enfle une bulle où se reflète un ciel.

Feuilles d'Automne.

BUV - -îS - CAD

Buveur.

Quand vous cadenassez sous un réseau ce fer Tous ces buveurs d'azur faits pour s'enivrer d'air, Tous ces nageurs charmants de la lumière bleue, Chardonneret, pinson, etc.

L a Légende des Siècles.

Cachot.

Toute faute qu'on fait est un cachot qu'on s'ouvre.

Les Contemplations,,.

Nous sommes au cachot ; la porte est inflexible ; Mais, dans une main sombre, inconnue, invisible,

Qui passe par moment, A travers l'ombre, espoir des âmes sérieuses, On entend le trousseau des clefs mystérieuses

Sonner confusément.

Ldem.

Cadavre.

Et l'on voit se dresser, monstrueuses, énormes, Une roue au couchant, une roue au levant, Où pendent, disloqués, dans les souffles du vent, Deux cadavres, sur qui tout le genre humain prie : L'un est la conscience et l'autre la patrie.

Les Quatre Vents de l'Esprit.

Cadenas.

Voir Serrure.

Cadran. — Non, ies peuples ne resteront pas indéfiniment dans ies ténèbres, ignorant l'heure qu'il est dans la science, l'heure qu'il est dans

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la philosophie, l'heure qu'il est dans l'art, l'heure qu'il est dans l'esprit humain, l'œil stupidement fixé sur le despotisme, ce cadran d'ombre où la double aiguille, sceptre et gloire, à jamais immobile, marque éternellement minuit I

Actes et Paroles.

L'homme a le droit de toucher au cadran Et de mettre le doigt, quand la justice pleure, Sur l'aiguille de Dieu trop lente à marquer l'heure. Me voici.

Le Théâtre en Liberté.

Cage.

Le colosse a besoin, qu'il soit lion ou mage, Que l'atome soit près de lui dans cette cage, Le destin.

Ldem.

Caillou.

La vie est un caillou que le sage ramasse Pour lapider le ciel.

Les Contemplations.

Voir Muraille.

Calorique. — Les révolutions ne créent point, elles sont des explosions de calorique latent, pas autre chose.

Actes et Paroles.

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