‹ Dictionnaire des métaphores de Victor HugoChapitre 3 sur 221 · AIM — 7 — ALL · texte numérisé non relu

AIM — 7 — ALL

Aimanter.

Aimanta vos front d'un regard.

Les Chants du Crépuscule

Air. — On pourrait dire que la liberté est Y air respirable de i'àme humaine.

Le Rhin.

Alambic.

Cesse d'être un chimiste alimentant la flamme Sous ce sombre alambic que tu nommes ton âme.

Les Rayons et les Ombres.

Alchimiste.

Ce morose alchimiste appelé le Destin.

Alerion.

Ou de saisir au vol ces noirs nierions,

Le tonnerre, le bruit, le vent, nous l'essaierions !

Les quatre vents de l'Esprit.

Aiguë.

La contemplation de ces femmes froissées

Qui vivent dans les pleurs comme Y algue dans l'eau ;

Les Rayons et les Ombres.

Alléluia.

Cet alléluia formidable, L'éclat de rire du printemps.

Les Chansons des rues et des bois.

ALP — 8 — AMP

Alphabet.

Puis je me suis penché sur l'homme, autre alphabet.

Les Contemplations.

Ame.

La grande âme d'airain qui là-haut se lamente !

Les Chants du Crépuscule.

Ce doux vent qui, faisant tout vibrer en nous-mème,

Y réveille l'amour, Et, remuant le chêne ou balançant la rose, Semble Y âme de tout qui va sur chaque chose Se poser tour à tour.

Les Rayons et les Ombres,

J'aime ta mouette, ô mer profonde, Qui secoue en perles ton onde Sur son aile aux fauves couleurs, Plonge dans les lames géantes, Et sort de ces gueules béantes, Comme Yâme sort des douleurs.

Les Châtiments.

Amphore.

A voir sur son beau front s'arrondir ses bras blancs,

On croirait voir de loin, dans nos temples croulants,

Une amphore aux anses d'albâtre.

Les Orientales *

Tes pudiques chansons, tes nobles élégies, Vierges au doux profil, soeur au regard d'azur, Passent devant mes yeux, portant sur leur front pur,

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