‹ Dictionnaire des métaphores de Victor HugoChapitre 5 sur 221 · ANN — 10 — ANT · texte numérisé non relu

ANN — 10 — ANT

Anneau.

La royauté, longtemps veuve de ses couronnes, De la chaîne d'airain qui lie au ciel les trônes, A retrouvé Vanneau perdu.

Odes et Ballades.

Anonyme.

Tu fis, dans le brouillard livide qui s'écroule, Ramper le gigantesque anonyme, la foule.

Les quatre vents de l'Esprit.

Anse,

Nous sommes loin de ces amphores Ayant pour anses deux bras blancs.

Les Chansons des rues et des bois.

Antre,

épiant l'heure où rentre Le drame, fier lion, dans l'histoire, son antre !

Les Rayons et les Ombres.

Le sort est l'antre noir, l'âme est la lampe auguste.

Le Pape.

Chaque vague est un des antres Où baille l'hydre Océan.

Les quatre vents de l'Esprit.

... la prunelle étincelait sous une arcade sourciiière très profonde, comme une lumière au fond d'un antre.

Notre-Dame de Paris.

APP — ii — ARA

Appui. — L'âme est le point dlaj?p?ii solide d'Archimède;

L'Ane.

Arabesque.

V arabesque des bois sur les cuivres du soir.

Les Contemplations»

Araignée.

Paris ! feu sombre ou pure étoile !

Morne Isis couverte d'un voile !

Araignée à l'immense toile Où se prennent les nations !

Fontaine d'urnes obsédée !

Mamelle sans cesse inondée Où pour se nourrir de l'idée Viennent les générations !

Les Voix intérieures.

Ainsi qu'une araignée au centre de sa toile, Il J tient sept lunes d'or qu'il lie à ses essieux.

Les Contemplations.

A l'hôtel de la rue de Jérusalem, centre de cette grande toile à' araignée que la police étend sur Paris.

Napoléon le Petit.

Avec ces dogmes pris au plus serein des cieux, Loyola construisit son piège monstrueux ;

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