‹ Dictionnaire des métaphores de Victor HugoChapitre 70 sur 221 · rêves d'or, essaim tumultueux · texte numérisé non relu

rêves d'or, essaim tumultueux

Les Feuilles d'Automne.

Il entend la cité difforme Bourdonner sur sa tête énorme Comme un essaim dans la forêt.

Les Voix Intérieures.

... V essaim des victoires chantantes.

La Légende des Siècles.

Essaysnr. — Un de ces jours on établira an essaveur de consciences à la monnaie.

Napoléon le Petit.

Essieu.

les essieux De ces rhars de soleil que r.ous nommons les cieux.

Les Contemplations.

Essoufflé.

Sa stance paresseuse en marchant essoufflée !

Les Voix Intérieures

ETA — 113 — STÎ

Etage.

Apparaissent soudain les mille étages d'or D'un édifice de nuées.

Les Feuilles d'Automne.

Etagère. — On dirait qu'un géant, marchand de bric-à-brac voulant tenir boutique sur le Rhin, a pris une montagne pour étagère et y a disposé de haut en bas, avec un goût de géant, un tas de curiosités énormes.

Le Rhin.

Etamer. — L'aube à ma gauche étamanî le bas du ciel.

Ldem .

Etincelle.

Surtout ces fleurs de flamme et d'or, qu'on voit si belles, Luire à terre en avril comme des étincelles Qui tombent du soleil !

Les Voix Intérieures.

Les constellations fuir dans l'ouragan noir Comme les tourbillons d: 'étincelles de l'àtre.

La Légende des Siècles.

Voir Flamme.

ETN — 114 — ETG

Etna.

Les poètes profonds qu'aucun souffle n'éteint

Sont pareils au volcan de la Sicile blonde

Que tes regards sans doute ont vu fumer sur l'onde ;

Comme le haut Etna, flamboyant et fécond,

Ils ont la lave au cœur et l'épi sur le front.

Etoile.

Vous, ô mes chants, adieu ! cherchez votre fumée ! Bientôt, sollicitant ma porte refermée,

Vous pleurerez, au sein du bruit,

Ce temps où, cachés sous des voiles,

Vous étiez pareils aux étoiles,

Qui ne brillent que pour la nuit.

Odes et Ballades.

A ta voix, qui juge les races, Nos demi-dieux changent de places ; Comme, à des chants mystérieux, Quand la nuit déroulait ses voiles, Jadis 0.1 voyait les étoiles Descendre ou monter dans les cieux.

Idem^

O Vierge ! à mon enfance un Dieu t'a révélée, Belle et pure ; et, rêvant mon sort mystérieux, Comme un a blanche étoile aux nuages mêlée Dès mes p'us jeunes ans, je te Vis dans mas cieux.

Idem*

ETO — 115 — ETO

... et mon camp éblouissant à voir Qui la nuit allumait tant de feux, qu'à leur nombre On eut dit que le ciel sur la colline sombre Laissait ses étoiles pleuvoir.

Les Orientales.

Son regard que rien ne voile

Est Y étoile Qui brille au fond d'un ciel bleu.

Idem.

Ses grands yeux noirs brillaient sous la noire mantille, Telle une double étoile au front des nuits scintille Sous les plis d'un nuage obscur.

Les Orientales.

Vous dont l'esprit, toujours égal et toujours pur, Dans la calme raison, cet immuable azur, Bien haut, bien loin de nous, brille, grave et candide, Comme une étoile fixe au fond du ciel splendide.

Les Voix Intérieures.

Car la poésie est V étoile

Qui mène à Dieu rois et pasteurs.

Les Rayons et les Ombres.

On apercevait Dieu comme une sombre étoile.

Les Contemplations.

La naïade qu'on voit radieuse sous l'eau Comme une étoile ayant la forme d'une femme ;

La Légende des Siècles.

La Justice, euménide effravante et sans voile,

ilel

Idem.

Se dresse, ayant au front le pardon, cette étoile !

ETO — 116 — ETO

La petite rosace à jour, percée au-dessus du portail, était en particulier un chef-d'œuvre de ténuité et de grâce ; on eût dit une étoile de dentelle.

Notre-Dame de Paris.

Le soleil frappant les cuirasses des carabiniers, leur allume à tous sur la poitrine une étoile éblouissante.

Choses Vues.

Cette étoile, sans laquelle Pâme humaine n'est que nuit, c'est la vérité morale.

Napoléon le Petit.

En bas, le bleuet luit dans l'ombre, Etoile bleue en un champ d'or.

Les Chansons des Rues et des Bois.

Ils veillaient, ils faisaient des feux de cime en cime, Si bien qu'a chaque mont, porteur d'une clarté, Ils mettaient ce.te t toile au front, la libei

L~ Théâtre en Literie.

Voir Navire.

Etoilerfs'). — Quelques feux commençaient à s'y allumer sous les arbrec d^ )?. foret et parmi les bruyères du plateau, et piquaient çà et là de points lumineux les ténèbres, comme si la terre voulait s'étoiler en même temps que le ciel.

Quatre-vingt Treize.

ETO — 117 — EVE

Etourdissement. — Les grands malheurs sont un étourdis s entent.

Les Travailleurs de la Mer.

Eunuque.

Qui veut régner doit faire eunuque l'avenir.

Les Quatre Vents de l'Esprit.

Il voit auprès de lui, passer, aidant ses vices,

Offrant à son néant d'inutiles services,

Le jour, eunuque blanc, la nuit, eunuque noir.

L'Ane.

Evader (SJ) — ... Et s'être nuitamment évadé de son serment.

Napoléon le Petit.

Evénement. — Les événements dépensent, les hommes payent.

Quatre-vingt Treize.

Eventail.

Tandis que pâle et blonde, La lune ouvre sur l'onde Son éventail d'argent.

Les Orientales.

Demande en les voyant ! : Qui donc là-haut déploie Ce grand éventail noir ?

Idem,

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