‹ Dictionnaire des métaphores de Victor HugoChapitre 80 sur 221 · FLA — 130 — FLA · texte numérisé non relu

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Ah ! je sais savourer de moi-même, maîtresse, La fauve volupté de mourir, et l'ivresse, Fils, d'aller allumer mon âme à ce flambeau Qu'un bras tend à travers le mur noir du tombeau !

Le Théâtre en Liberté.

Voir Ulcère.

Flamboiement. — L'avenir, ce flamboiement existe.

Les Quatre Vents de l'Esprit.

Flamme.

L'âme se mêle aux âmes, Comme la flamme aux flammes, Comme le flot au flot.

Odes et Ballades.

La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.

Les Châtiments.

Le soleil dorait, empourprait et allumait les tulipes, qui ne sont autre chose que toutes les variétés de la flamme, faites fleurs. Tout autour des bancs de tulipes tourbillonnaient les abeilles, étincelles de ces fleurs, flammes.

Les Misérables.

Fils, il faut Que toutes les vertus dégagent une flamme, Et cette flamme, en bas, c'est la vie, en haut, l'âme.

Le Théâtre en Liberté.

Voir Trépied.

FLA — 131 — FLÈ

Flammèche. — Un passage de flammèche de l'enfer qu'on verrait dans la nuit, c'était la succession des pensées de cette âme.

Les Travailleurs de la mer.

Flaque.

Voir Stagnation.

Fléau.

Instrument de colère, Tu n'es que le fléau qui bat le blé dans l'aire.

Cromwell.

Flèche.

Vers la cible d'en haut qui dans l'azur s'élève, Nous lançons nos projets, nos vœux, l'espoir, le rêve, Ces flèches de nos cœurs.

Les Contemplations.

Les douleurs vont à Dieu comme la flèche aux cibles ; Les bonnes actions sont les gonds invisibles De la porte du ciel.

Ldem»

Les rayons, flèches d'or dont la terre est la cible.

La. Légende des Siècles.

Par les flèches du sort, colosses traversés, Ils étaient eux-mêmes la cible.

Les Quatre Vents de l'Esprit.

FLE — 132 — FLE

L'eau coule, le ciel est clair, Nos chansons, au vent semées,

Se croisent ctmme dans l'air Les fl'cckes des deux armées,

La Fin de Satan,.

Fleur.

Vos heures sont des fleurs l'une à l'autre enlacées ; Ne les effeuillez pas plus vite que le temps.

Odes et Ballades

J'aime, en un rêve sans effroi, Qu'une fée au corps diaphane, Ainsi qu'une fleur qui se fane, Vienne pencher son front sur moi.

Je brille en leur troupe immortelle, Comme entre les fleurs brille celle Que l'on cueille en rêvant d'amour.

Et comme un riant groupe De fleurs dans une coupe, D-ans ses mers se découpe Plus d'un frais archipel.

Les Orientales.

Rêveur, mes veux cherchaient les deux yeux de la lune, Comme la fleur qui s'ouvre aux tièdes nuits d'été.

Idem.

Car l'âme du poète, âme d'ombre et d'amour, Est une Jleur des nuits qui s'ouvre après le jour Et s'épanouit aux étoiles.

Les Feuilles d'Automne

Idem.

Idet

FLE — 133 — FLE

Et les rouges lanciers fourmillant dans les piques, Comme des fleurs de pourpre en l'épaisseur des blés ;

Les Chants du Crépuscule.

Je songe aux deux petits qui pleurent en riant, Et qui font gazouiller sur le seuil verdoyant, Comme deux jeunes fleurs qui se heurtent entre elles, Leurs jeux charmants mêlés de charmantes querelles.

Les Voix Lntèrieures.

Le pâtre attend sous le ciel bleu L'heure où son étoile paisible Va s'épanouir, fleur de feu, Au bout d'une tige invisible.

Les Rayons et les Ombres.

Qu'importe la lumière, et l'aurore et les astres, Fleurs des chapiteaux bleus, diamants des pilastres Du profond firmament.

Les Contemplations.

La jaserie avant le langage est la. fleur Qui précède le fruit.

La Légende des Siècles.

La vie est une fleur, l'amour en est le miel. C'est la colombe unie à l'aigle dans le ciel, C'est la grâce tremblante à la force appuyée, C'est ta main, dans ma main doucement oubliée...

Le Roi s'amuse.

Le cœur, cette céleste fleur obscure.

Les Misérables.

... Cette fleur sombre, pleine de parfums et de poisons, qu'on appelle l'amour.

Ldem .

FLE — 154 — FLE

Un réveil d'enfants, c'est une ouverture de fleurs ; il semble qu'un parfum sorte de ces fraîches âmes.

Quatre-Vingt Treize.

Ce serait l'erreur de gens qui apercevraient les étoiles à travers des astres, et qui s'imagineraient que ce sont là les fleurs de ces noirs rameaux.

Fleur 1 de bronze éclatée en pétales de flamme.

L'Année Terrible.

La fleur blême de la mort.

Les Quatre Vents de l'Esprit.

Cette fleur gigantesque et splendide, Versailles.

Idem.

Fleurdelyser(se)

Au lieu de s'étoiler, le ciel se fleurdelyse.

Les Contemplations.

Fleuron. — Quatre grands créneaux, usés, ébréchés et changés en triangle par le temps, complétaient la sombre silhouette de la tour, et lui faisaient une couronne de fleurons aigus.

Le Rhin.

Fleuve.

Comme un jlcu-ze épandu de montagne en montagne, De degrés en degrés roule le peuple roi.

Odes et Ballades.

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