FRO — 142 — FRU
Froncer. — Du côté de Coblentz les sombres montagnes de Legen froncent le sourcil.
Le Rhin.
Fronde.
L'insulte est une fronde et nous jette à la nuit.
La Légende des Siècles.
Et l'ange Liberté, telle qu'un jet de jfronde, Partit ;
La Fin de Satan.
Front.
On eût dit que, tandis qu'en bas on triomphait, Quelque archange, vengeur de la plaine, avait fait Remonter tout ce sang au front de la montagne.
La Légende des siècles.
Fronton.
Et tous les monceaux noirs qui tombent Au grand fronton de l'inconnu.
Les Contemplations.
Frottement. — Les frottements de la machine, c'est ce que nous nommons le mal.
Fruit.
Les globes, fruits vermeils des divines ramées, Les comètes d'argent dans un champ noir semées, Larmes blanches du drap mortuaire des nuits.
Les Contemplations,
FUL — 145 — FUM
Et leur ventre effrayant se fend comme un fruit mûr.
La Légende des Siècles,
Vous êtes Aragon, moi je suis Portugal.
Votre branche n'est pas moins haute que la nôtre.
Je suis le fruit de l'une, et vous la fleur de l'autre.
Ruy-Blas.
La beauté c'est le fruit, l'indigence est le ver.
Les Quatre Vents de l'Esprit.
Ainsi qu'un fruit pourri, la vie est dans ma bouche.
La Fin de Satan.
Fulgore.
Et l'homme, parmi ses erreurs, Comme dans l'herbe les fulgores, Voit passer ces grands éclaireurs.
Fumée.
Et comme, de lueurs confusément semées,
Par les brèches d'un toit s'exhalent des fumées,
Les doctrines, les lois et les religions,
Ce qu'aujourd'hui l'on croit, ce qu'hier nous songions,
Tout ce qu'inventa l'homme, autel, culte ou système,
Par tous les soupiraux de l'édifice blême,
A travers la noirceur du ciel morne et profond,
Toutes les visions du genre humain s'en vont,
Eparses, en lambeaux, par les vents dénouées,
Dans un dégorgement livide de nuées.
Les Quatre Vents de l'Esprit.