GER — 147 — GIB
Gerbe.
Un ange souriait portant la gerbe d'àmes.
Les Contemplations.
La science est la gerbe des faits.
Shakespeare.
Voir Touffe.
Les rancunes sont effacées ;
Tous les cœurs, toutes les pensées,
Qu'anime le même dessein,
Ne font plus qu'un faisceau superbe ;
Dieu prend pour lier cette gerbe
La vieille corde du tocsin ;
Les Châtiments.
Germe.
Nous, proscrits, qui sentons, pleins d'une douce joie, Dans le bras qui nous frappe une main nous bénir, Nous, les germes du grand et splendide avenir Que le Seigneur, penché sur la famille humaine, Sema dans un sillon de misère et de peine.
Vous semez, sur la terre où l'humanité croît, Le grand germe sacré, toi l'épi, lui le droit.
Idem,
Le Pape.
Gibet.
Homme fatal ! l'histoire en ses enseignements
Te montrera dans l'ombre, Comme on montre un gibet entouré d'ornements
Sur la colline sombre !
Les Châtiments.
GIR — 148 — GLA
Girafe. — Les historiens qui n'écrivent que pour briller veulent voir partout des crimes et du génie ; ii leur faut des géants, mais leurs géants sont comme les girafes, grands par devant et petits par derrière.
Journal d'un jeune Jacohite.
Givre .
On leur voit sur le corps ruisseler tant d'argent Que ces fils de glaciers semblent couverts de givre.
La Légende des Siècles
Glaive.
Le glaive acéré de l'éclair.
Les Feuilles d'Automne.
Sous leurs flots l par moments flambloie un pâle éclair, Comme si tout à coup quelque géant de l'air Tirait son glaive dans les nues.
Ldem.
Qui donne à vos raisons les deux tranchants du glaive, Art et science.
Les Contemplations.
Vous, bourgeois, regardez, vil troupeau, vil limon, Comme un glaive rongé qu'agite un noir démon, Le coup d'état qui sort flamboyant de la forge !
Les Châtiments.
La rancune est un glaive oublié.
V Année Terrible.
Voi'r Enclume.