‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 134 sur 503 · MM · texte numérisé non relu

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12888* MARTINI, Martin, orfèvre, géomètre et graveur de Luccrne vers le commencement du dixseptième siècle. On trouve de lui différentes estampes qui portent son nom ou sa marque, cntr'autres une suite de 18 morceaux, dont la plupart portent le monogramme de l'artiste et l'année 1602 et qui est précédée de ce titre: Spéculum Paenitentiae. Dus ist, das Leben Mariae Magdalenae^ den auch Marthae vnd Lazari. Anjetzo Durch den Hochwûrdigen Fûrsten vnd H. Herrn Augustin , Abhte vnser lieben frawen zu Einsidlen aïs den Author widerum ûbersehen vnd gemehrt mit schonen figuren in druck geben. 8"° • On ne peut pas confondre les estampes de cet artiste avec celles de Melchior Meier, dont il est parlé au numéro précédent et dont la marque a quelque ressemblance avec celle de Martini, car les ouvrages du premier sont très finis et d'un burin soigné et délicat, et ceux de Martini sont d'un mauvais goût, les figures trop courtes et mal dessinées.

2889- Selon le catalogue des estampes de feu l'assesseur Hartlaub de Ratisbonne cette marque doit se trouver sur des gravures au burin. Nous n'avons pas encore eu occasion de la trouver ainsi formée, mais il est possible qu'elle appartienne ou à Melchior MEIER ou à Martin MARTINI.

iJ890« MERIAN, Mathieu, le vieuoc , graveur à la pointe et au burin, î dont nous avons déjà parlé et indique des marques aux Nos. 366, 575 et 2011. La première de celles ci-mentionnées se trouve sur une eau forte représentant Neptune debout sur un char conduit par deux chevaux. Les autres marques se trouvent sur quelques pièces d'une suite des douze mois, ainsi que sur différentes chasses. Pièces en petit folio en travers. Mathieu Merian se servait aussi des lettres MM, dont il est parlé dans la seconde partie.

i891 Cette marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la sigui- / /j. fication , se trouve sur des ornemens d'orfèvrerie consistant en sil- ' houettes de différens oiseaux. Nous n'avons cependant trouvé qu'une seule pièce qui est marquée de ce monogramme et du chiffre 5, qui appartient selon toute apparence à une suite de morceaux dans le

, même genre. Haut. 2 p. 6 lign. Larg. 1 p. 10 lign.

'891 Une note manuscrite de feu Mr. Hazard attribue cette marque à Michel MIREVELDT lorsqu'on la trouve sur des estampes. Nous avouons n'avoir jamais vu d'ouvrages de cet artiste dans ce genre, mais la nouvelle édition de Charles van Mander (T. II. p. 85) remarque dans une note que le père de Michel Miereveldt qui s'appellait Jean Michielzen Mireveldt, fut orfèvre et graveur, et que chez plusieurs amateurs il y a encore des estampes de lui. Il naquit en 1528 et mourut en 1592. Nous n'avons pas non plus vu des estampes du père, mais il serait possible qu'il se fut servi de la marque ci. mentionnée. Nous avons déjà indiqué une marque de Michel Mireveldt le fils au No. 2597.

892- MÛLLER, Maurice, nommé Steinla, lieu de sa naissance, pour le distinguer des autres Millier. Il est graveur en bois et au burin et demeure à ce que nous croyons actuellement à Weimar. On trouve la première des marques ci-mentionnées sur une gravure en bois d'après Fïte Schnorr qui représente une fête de village. Heller (Geschichte der Holzschneidekunst etc. p. 281) lui attribue encore la seconde marque et suivant cet auteur Maurice Mûller travaille à Brunswic.

893« Cette marque, dont nous n'avons pas pu découvrir la signification, se trouve sur une estampe d'après Titien, représentant Danaë ou la pluie d'or. La marque de l'artiste se trouve sur une des monnaies qui tombent dans une écuelle que tient une vieille femme qui est à gauche de la pièce. Larg. 11 p. 4 lign. Haut. 9 p. 4 lign. iNous n'avons pas pu attribuer cette estampe à ce M. Meiers , dont il est parlé au numéro 2887, car elle est gravée dans une manière plus large.

394- MARTIN, Martin, né à Munich en 1798 et actuellement attaché à l'administration du grand maréchal de la cour de Bavière. Il peint pour son amusement des jolis paysages d'après nature et d'après sa composition qui portent ou son nom en toutes lettres ou la première de ces marques. Il apprit les élémens du dessin chez le professeur Mitterer à Munich et depuis 1828 il étudia toujours et avec beaucoup de succès d'après nature. Nous avons vu de ses ouvrages à l'exposition de l'année 1829 à Munich.

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La seconde marque signifie Miche! MAYR peintre de paysages, né à Munich en 1794. H étudia à Tacadémie de cette ville et se voua en 1823 au genre des paysages. Nous avons vu de cet artiste quelques jolis tableaux à l'exposition de la société des amis des arts à Munich qui portent sa marque ou son nom, et qui se distinguent des paysages de Martin Martin qui se servait d'une marque pareille, par un étude plus approfondie et par une manière plus large.

2896 a. MITTERMAYER VON WAFFENBERG, Mathias, graveur en médailles à Vienne qui a travaillé depuis 1685 jusqu'en 1698. Il doit avoir marqué ses ovwrages du chiffre ci -mentionne ou des lettres initiales M. M. et M. M.W. Voyez: Sammlung beriihmter Medailleurs und Mûnzmeister nebst ihren Zeichen. ISûrnberg i77S (page 52 No. 108).

2895 ^- NEHER, Michel, peintre de genre né à Munich en 1798.

11 étudia d'abord chez Jean Marie et Angelo Quaglio peintres de décorations pour le théâtre, et plutard à l'académie des beaux arts à Munich. Il voyagea en Italie, y resta cinq ans et étudia trois ans à Rome d'après la nature; ses jolies tableaux, dont plusieurs portent la marque ci - mentionnée , représentent des sujets de la vie champêtre des environs de Rome ou des sujets d'architecture. Il a marqué ses dessins du même genre et faits à la plume, avec leSj lettres initiales MN ou d'un N seul comme il est indiqué dans la seconde partie. j

2896' NATALÏS, Michel, habile graveur, dont nous avons déjà parlÉi et inrîiqvié des marques aux Nos. 2605 et 2611. On trouve celles ci! mentionnées, comme les autres, sur des estampes représentant dee statues de la galerie Justinienne ou sur des portraits. Il se servait aussi des lettres initiales NJ ou MNF indiquées dans la seconde partie.

2897* MELDEMAN, Nicolas, graveur en bois de Nuremberg vers 1530 Bartsch (P. Gr. T. VIT. p. 481) rapporte de ce maître deux piècesi Nous en avons encore vu trois autres qui portent ou son nom ou si' marque, savoir: I) Le portrait à' André Doria avec la marque. Hauti

12 p. 8 lign. Larg. 8 p. 9 lign. II) La mort surprenant un homm( dans le lit d'une femme d'après Albert Durer. Ilaut. 14 f). 6 lign Larg. 10 p. 6 lign. III) Le siège de la ville de Vienne par les Turcsl Grande pièce de six planches avec le nom et la marque de Meldemam Haut, de chaque planclie 15 p. 2 lign. Larg. 11 p. 8 lign. ou 10 pi 6 lign. A ce morceau appartient un petit livre in petit 4'° avec ci titre : Warhafftige handliing Wie^ und welchermafsen der Tûrck di\ stat Ofen und Wien belegert etc. A la fin du livre il est dit, que ï\ gravure en bois ainsi que le livre est à trouver chez ISic. Meldemai à Nuremberg. De la première marque se servait aussi un ancien peintr' allemand qui n'est pas connu. Nous avons trouvé un tableau ains| marqué dans la bibliothèque de Colmar représentant une sainte qui peut être peinte vers la fin du quinzième siècle. j

2898- l^IODENA, Nicolas da, ancien graveur italien, dont nous avonl déjà indiqué différentes autres marques. Celle ci-mcntlonnée se trouvi sur une estampe de ce maître qui est très rare; et qui n'est pas irj diquèe par Bartsch, elle représente la vestale Tucia portant de real dans un crible pour donner des preuves de sa virginité. Le monc! gramme est sur une tablette suspendue à un ruban au haut de la planclKi Haut. 4 p. 11 lign. Larg. 5 p. 3 lign. Nous avons placé ce chifFrj ici parcequ'on y croit trouver les lettres MNR. j

2899- Cette marque, cpe Bartsch (P. Gr. T. VîîL p. 543) indiqur jjarmi les anonymes, appartient à un graveur allemand nommé iV colas WILBORN, qui se servait encore du monogramme indiqué aj No. 5011 ainsi que des lettres initiales N ou NWM rapportées darj la seconde partie. Nous connaissons de lui , outre les dixhuit pièce décrites par Bartsch, quatorze autres dont cet auteur n'a pas pari et parmi lesquelles s'en trouve une qui porte le nom de l'artisti] Elle représente une gaine de poignard ornée de différents feuillag(j entre lesquelles on remarque enhaut un seigneur et une dame et Ui -squelette humain, au bas Adam et Eve près de l'arbre de vie. A dessous du seigneur et de la dame il y a des couronnes, dans col à gauche on lit: Nicolas Wilborn et dans celle à droite est l'annc 1556 à rebours. Haut. 9 p. 6 lign. Larg. d'en haut 2 p. 8 lign. Lar d'en bas 1 p. 9 lign. Nous n'avons pas pu trouver de renseign emeii sur ce graveur. Apin (Anleitung Bildnisse zu sammlen etc.) est seul qui en parle et Christ (p. 330 T. F. p. 241) le nomme fausseme'

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