‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 149 sur 503 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

CONTENANT LES L E T 1' R E S î N ! T I A L E S.

MUNICH

A l'institut TjITTERAIRE ARTISTIQUE DE LA LIBRAIRIE DE J, G. COTTA.

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[. Celte lettre a servi tle marque à un ancien peintre allemand, dont noui avons trouvé un tableau dans la collection de Mr. Lwersherg à Cologne représentant un sujet de la passion de Jésus Christ. Quelque» personnes attribuent bien cette marque à Albert ALTORFER, mais nous ne pouvons pas partager cette opinion, attendu que ce tableau est peint dans une manière très différente de celle de ce maître^ la marque doit donc appartenir à un autre peintre allemand, qui selon notre opinion a été aussi antérieur à Altorfer,

J. Celte lettre, dont on ne connaît pas la signification, se trouve sur une ancienne estampe qui appartient à une suite de 51 pièces et qui représente la résurrection de Jésus Christ. Hauteur 2 pouces 6 lignes. Largeur 1 pouce 10 lignes. Les autres morceaux de cette suite ne portent pas de marque à l'exception d'une qui représente les trois Maries au sépulcre de notre Seigneur et qui est marquée des lettres EA gothiques, dont il est parlé plus bas dans cette partie.

3. Selon Jack et Ilellei' (Beitrage zur Kunst - und Litcratur- Geschichte. Livraison I et IL page 126) cette lettre, dont on ne connaît pas la signification, doit se trouver sur des gravures en bois médiocres, appartenant à la tête d'un sermon publié en Saxe vers le milieu du seizième siècle, et entr'autres sur un Christ en croix où se trouvent à gauche cinq figures, dont deux tiennent la sainte Vierge évanouie. La marque est au bas à droite. Haut. 5 p. 2 lign. Larg. 2 p. 6 lign.

J. Cette lettre, qui paraît être un A gothique et qui est peut être formée des lettres Fil, est attribuée par //(3//<?r (Monogrammenlexikon page 186) à Frédéric HETZELSDORFFER peindre allemand vers 1597. Selon Fiissli (Allgemeines Riinstlerleiilion) il n'est connu que par son portrait et qu'il doit avoir été de Nuremberg. Nous n'aç-ons pas encore eu occasion de voir des ouvrages de cet artiste et Relier n'indique pas sur quel genre de tableaux il a trouvé la marque.

5. Cette lettre a servi de marque à un habile graveur flamand, dont le nom n'est pas connu; nous l'avons trouvé sur une grande estampe à l'eau forte de trois morceaux joints en largeur, qui représente un sujet satyrique où l'on voit à gauche la gueule d'un immense animal chimérique, dans laquelle on remarque un grand livre, porté par quatre moines; sur ce livre est écrit: CONSILIEN, DECRETEN, DECRETALIEN, CLEMENTINE EXTRAVAGANTES. Plusieurs figures satyriques et allégoriques se trouvent au-dessus de ce livre, auquel est attachée une grande et lourde chaine, à laquelle sont enchaînés beaucoup d'hommes de toutes les conditions. A droite de la planche est assis le Pape devant un livre ouvert, dans lequel est écrit: CONSILIUM VON TRIENT. Enhaut à gauche on voit quatre animaux velus qui tiennent une feuille de musique sur laquelle on lit: Martini Lutheri fraudes damnariint Christiani — JLupus voravit oves — Rex cathoUcus régnât vinus — Missus Dux aloa spes nosira. A droite en haut est Dieu le père dans les nues et vers le milieu un ange avec le glaive flamboyant. La marque de l'artiste se trouve au milieu d'en bas sur une pierre. Grandes pièces in folio, au bas desquelles doit se trouver quelque description, qui a du rapport aux numéros, avec lesquels la plupart des figures sont désignés.

6. ÔÔÏlT ou ÔHT, Jdam van, peintre flamand, dont nous avons déjà rapporté une marque au No. 659 de la première partie. Selon une note manuscrite de feu Mr. Hazard il a marqué quelques dessins de U première lettre ci-mentionnée accompagnées de l'année 1584.

Brvlliot, Dicl. des Monogr. IL 1

Selon Heller (Monograminenlexilion page 1) les autres ieltre appartiennent à un graveur flamand vers 1599 et à un graveur ei bois vers 1750.

Apin (planclie I. No. 5) attribue la lettre A encore à un artiste nomm( Abraham COLLANT qui n'est pas connu dans Tliistoire de Tart, et il es| très vraisemblable qu Apin a voulu parler à' Adrien Collaert quoique nouj n'avons pas trouvé qu'il a marqué de ses ouvrages avec la lettre A seule!

7- AMMAN, Josse, peintre et graveur à la pointe dont nous avon! déjà rapporté différentes marqu.es dans la première partie. On trouvtj [' la première de ces lettres sur des gravures en bois d'après ses des! sins, les autres lettres se voient sur des gravures à l'eau forte dd Josse Amman lui même. |

8. AUTRICHE, Marie Anne archiduchesse d\ née en 1758, morte 178l membre honarairc de l'académie J et R des beaux arts à Vienne!

AA

/7 / 10 Cette princesse a peint et gravée à l'eau forte et dans d'autres ma'

<Jc • t/toffi-CCCy ïiières, différentes pièces représentant des paysages, des marines, d! \{. la volaille, des sujets inanimés etc. La première des lettres ci-menj

tionnées se trouve au bas à droite dans la marge d'une eau fortel où l'on voit à droite quelques maisons et un vieux mur au bord d'ui canal, sur lequel on remarque une barque. Au fond à gauche es .. ^ une tour. Pièce in 8'"' en largeur. La même princesse a aussi marqué ses ouvrages avec les lettres E.M.A.f. ou M.A.f,^ dont il est pari] plus bas dans cette partie.

Les autres lettres sont attribuées à J. H. APEL, artiste sur lecjiKj nous n'avons pas trouvé de rcnseignemens. 11 a gravé et ainsi marqu des petits paysages et autres sujets, dont quelques-uns sont indiqut dans le catalogue de Winhîer (T. I. p. 29).

On voit la lettre A accompagnée de la syllabe se et du mot Romcî encore sur des portraits gravés au burin, dont nous n'avons pas pi! découvrir l'auteur. i

9« APPIANI, André ^ peintre d'histoire et de portraits à Milan au com, mencement du dixneuvièmc siècle , dont nous avons déjà parlé plu A A amplement et rapporté un monogramme au No. 16 de la prcmi€r| partie. Il a aussi marque des premières lettres ci-mentionnées dcj tableaux d'histoire ainsi que quelques portraits.

Suivant Bartsch (P. Gr. T. XV. p. 549) les autres lettres, dorl on ne connaît pas la signification, se trouvent sur une copie en contrej partie d'une estampe de Marc Antoine^ connue sous le titre : Le jeunl et le vieux Baccliant. j

k 10- ADAM, Albrechtj peintre de batailles et de genre à Munich, dW /\ /A on trouve déjà indiqués des moaogrammes aux Nos. 17 et 71'2 de I

J- -»-J jL« première partie. Les lettres AA, accompagnées de l'année I8^(r> i 1820 trouvent également sur dos tableaux représentant des sujets charrip

très, des batailles, des chevaux dans des prairies etc. |

A ^1-/^ 11* Suivant Heller (Monogrammenlexikon page 4) ces lettres doive;

^yt' ClM,'\^^l/(^ avoir servi de inarque à un peintre allemand vers 1 651. Nous n'avo) / V pas eu occasion de les trouver et Heller n'en donne pas d'autij

V explication. j

12. ASSÏSÎ, André Luigi d\ dit L'INGEGNO , peintre d'histoire i vers 1470, nrort vers 1556. Sa manière de peindre doit avoir Beaj coup de ressemblance avec celle de Pierre Perugin. ïl a marqué s| tableaux avec les lettres A. A. P. qu'on explique par André Assisi pinx\ Voyez Kunsthlatt No. 75 de l'an 1821, où Ton trouve encore d'autrj rcnseignemens intéressans sur ce maître. Lanzi rapporte, que pan ceux qui méritent le mieux c[ue leur mémoire soit conservée, <| doit surtout nommer Andréa Luigi d' Assisi émule de Raphaël et doij de tant de talent naturel qu'on, ]c surnomma le ^èmo (linge gno) eij

A "D 1 ^ 1 ^ A Tî A-R • ^^"^ lè*ttres AR ont sîevvi de marque à divers artistes ; elles siçîi!

jnLJL/» 10 1 / J AiJ in fient d'abord, accom])agnées d^ la syllabe zn, Antoine BALESTI

. „ . peintre et graveur, dont nous avons déjà indiqué des marques J

A. Jj. pmx. No. 79 de la première partie. On les voit sur deux eaux forte fait

d'après les dessins de Balestra par Pierre Hotari, dont une rcprésci David tenant la téte de Goliath et l'autre um Christ flagellé et Hé une colonne. Pièces in 42"^

Les mêmes lettres, aussi sur des tableaux

api^ài^ienne^nt peut-être à ^: ROMMERDT auquel nnc note mai ' scrlte' de fcKi Mr. Hazaid attribue aussi les lettres ci-mentionnéii - ' iuais sur lequel notts li'avoîis pas^ liDuvé de -rens oigne mens.

accompagnées de l'année 1517 4 se itrouvc peints dans le goût de François Floris, el|

1 i^ofioM i'i

AB ' ABB

Les lettres A. B, se trouvant sur des portraits peints à rimile, sont attribuées à A. BEARD peintre de portraits en Angleterre sur lequel nous n'avons pas trouvé de renselgnemens non plus.

Un A et un B accompagnés de la syllabe se signifient aussi Jbraham BLOOTELINGK lorsqu'on les trouve sur des gravures en manière j, jioire. Nous avons déjà rapporté d'autres marques de ce graveur aux Î Nos. 80, 86 et -136 de la première partie.

' Ces lettres signifient encore Abraham BLOEMAERT peintre d'histoire, dont nous avons déjà rapporté des marques aux Nos. 7î, 76 et 140 de la première partie. On les trouve sur quelques estampes d'après Abraham Bloemaert , gravées par Corneille Bloemaert.

Heller (Monogrammenlexikon page 4) attribue ces lettres aussi à Amhrosie BRAMBILLA, dont il est aussi parlé au No. llo de la première partie. Nous n'avons pas encore eu occasion de voir des estampes de Brambilla marquées de ces lettres et Heller ne les indique pas.

Suivant le catalogue de Winkler (T. III. p. 162. No. 766) les lettres AB accompagnées de la syllabe pinjc ^ désignent enfin le peintre de genre ^rfri'en liROUWER, dont nous avons déjà rapporté des marques a,ux Nos. 81 et 142 de la première partie. On doit trouver ces lettres sur une estampe gravée par J. Gronsveld représentant un paysan endormi, sa pipe à la main et renversé sur un tonneau, derrière lui sur le fond un Rustre qui pisse dans un paquet. Pièce in 4'°

4. BARTSCH, Adam, dessinateur et graveur, dont nous avons déjà J^JQ /] AB fl

( rapporté des marques au No. 124 de la première partie. Il a marqué ^ ^' jijja

ï.àe ces lettres: I) Le buste de Minerve dans un ovale. lî) Un autre I//0. I bwte de Minerve. 111) Un génie assis sur une boule. IV) Buste -A.-D SC, « d'un vieillard vu presque de profil et dirigé vers la gau.?he. V) Un I génie un genou en terre, entouré de plusieurs livres; sur une feuille *i ae papier jetée à terre, est écrit: F. Zeiller. VI) Trois planches pour \ la description de l'Orphique, instrument de musique inventé par C. L. l Râllig savoir: L'orphique vue par sa surface et par son profil —

' Une jeune femme assise touchant l'orphique des deux mains — Un i.îhomme debout louchant l'orphique d'une seule main. VII) Buste I d'un vieillard vu de face et vétu de noir, d'après van Djch. VIII) Un jii troupeau de trois moutons, d'un bélier et d'une chèvre se reposant

I au pied d'un arbre d'après J. Weeninx. IX) Un mouton et une vache 5 I couchée d'après Henri Roos. Cette dernière pièce appartient à une li suite de douze estampes numérotées, dont les autres portent ou le !h«om de Bartsch en toutes lettres, ou elles sont sans marque. Adam < Ï Bartsch se servait aussi des lettres A. Bch. ou A.Bh., dont il est j!]ptarlé plus bas et encore de son nom abrégé , dont il est fait mention dans la troisième partie.

à. a. BELLUCCI, Antoine, peintre d'histoire naquit à Vénise en 165|. ^ p } â X

li fut élève de Dominique Dijinico et apellé à Vienne comme peintre ^ ^ ' j/cCit /^^/*

de la cour de l'empereur Joseph I. Il travailla aussi quelques tems j 7) f

à Dusseldorlf pour l'électeur Jean Guillaume et retourna ensuite en yJ't «A»

Italie où il est mort dans le territoire de Trevise en 1726- Les pre-

I mïères lettres ci-mentionnèes se trouvent sur une estampe d'après

'. BeRûcçiy représentant Danac ou la pluie d'or. Pièce on petit folio

I qùi est niarquée dans la marge à gauche: Painted by AB, au milieu

[iuANAE et à gauche: Engraoed by J. Cornélius. Plusieurs autres

i estampes gravées d'après Bellucci ont été décrites par Heineke (Dict.

' des Art. T. II. p. 458).

Les autres lettres, accompagnées du mot fecit et de l'année 1771, appartiennent à la marquise A. BELLOY dame amateur, dont on a

|un essai à l'eau forte ainsi marqué, qui représente un sarcophage,

j sur lequel est couchée une jeune fille et qui est orné au bas do quelques Nymphes. La marque se trouve enhaut dans la marge à droite.

jj Pièce in folio. Nous n'en avons pas trouvé d'autres renseigncmens.

I . Les lettres A. B. ont encore servi de marque à Amalie tîAADER,

|,Ôaroc amateur qui a gravé à l'eau forte d'après ses propres dessins,

ficTaprès Rembrandt et d'après Schmidt de Berlin. Nous en avons aussi

''indiqué des marques au No. 91 de la première partie. , '

h b. Le cabinet de Paignon- Dijonval < Sec. Part. p. 59. No. 1239) A.B.B.I F 1677. . indique une estampe gravée par G. A. Lorenz^ini qui doit porter les liléttres €?i-indiquéeS5 elle représente: Les biens t<irrestres méprisés i ]90*ïr iacquérir ceux du ciel; pièce allégorique en largeur rrtar([uéo (A.B.Bil.F. 1677. La signilication de ces lettres n'est pas indiquée

dans ce 'catalogue €!t nous n'avons pas encore eu occasion de voir

cette estampe.

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