‹ Dictionnaire des monogrammes, marques figurées, lettres initiales, noms abrégés etcChapitre 474 sur 503 · AK — AL · texte numérisé non relu

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No. 67.

536 KRAFT, Auguste, peintre de genre, natif de Hambourg et actuellement à Rome. Cet artiste doit avoir marqué divers dessins /TVdu chiffre ci -indiqué que nous avons aussi trouvé sur une estampe in-Sy gravée d'après un dessin de Kraft par Louis Gruner ; elle représente la téte d'une vieille femme portant un bonnet de pelisse. La marque du dessinateur est au bas à gauche , et à droite est le monogramme du graveur Gruner, accompagné d'un petit burin comme il est indiqué au No. 2184 a de la première partie. Il est possible que les tableaux à" Auguste Kraft soient désignés de la même manière ; mais nous n'avons pas encore eu occasion de nous en convaincre, quoique nous ayons vu de cet artiste de très jolis tableaux à l'exposition des amis des arts à Munich dans les années 1830, 1831 et 1832. Ces tableaux représentent de» sujets champêtres des environs de Rome, peints avec beaucoup de soin et d'une expression admirable.

No. 68.

Oi 639 Cette marque accompagnée de l'année 1599 se trouve sur

/' S ' 9*^* forte, dont on ne connaît pas l'auteur; elle est tirée d'un

livre d'architecture; nous en avons déjà parlé plus amplement au No. 10 de cet appendice, cette marque étant précédée d'une autre composée des lettres ABC ou ABG.

640 bjs. Ce monogramme nous a été communiquée comme signifiant Adrien Thomas KEY ou KAY, peintre, qui était le neveu et le disciple de Guillaume Kay, dont il est parlé au No. 541 de la prmeicrc partie. C 7 Adrien Thomas doit avoir surpassé son oncle et maître par la

* - ^ vivacité qu'il donnait à ses ouvrages. Il a marqué du chiffre ci-

indiqué un des tableaux votifs qui se trouvent au musée d'Anvers (No. 10 et H du catalogue); ils représentent les hommes et les femmes de la famille Franco -y ■ Eco de Brier. Il n'y a pas de doute que la marque que nous avons rapporté au No. 540 de la première partie avec l'année 1574 n'appartienne également à cet artiste.

No. 70.

A-i aca^eU M Sn hhh Ceîte marque, dont on ne connaît pas la signification, peut

appartenir à un dessinateur bohémien vers 1570 » vu qu'on la trouve sur une gravure en bois qui représente le titre d'une bible bohémienne, imprimée à Prague en 1570 chez George Melantrichius ah Aventinum, Ce titre est composée d'une architecture ornée aux deux côtés des figures allégoriques de la religion et de la foi. Enhaut, dans un ovale, est représentée la sainte trinité; et en bas, dans un autre ovale, on voit un homme de condition à genoux devant un crucifix; il est tourné vers la gauche. La marque est au milieu en bas, et à droite au coin on remarque les lettres initiales H S, signifiant selon toute apparence Hans (Jean) Severin, graveur en bois, bohémien, dont il est aussi fait mention aux Nos. 1238 et 1812 de la seconde partie. Au milieu on lit: ^Silblg (Ht^t^^il etc. ILetj^A MDLXX. Haut. H p. 5 lign. Larg 7 p. 6 lign.

No. 71.

M /> À 666 LISTER^ Anne, artiste anglaise, sur laquelle nous n'avons

-SX-j.'C ^ pas trouvé de renseignemens. On voit sa marque sur des vignettes

*^ qui décorent un ouvrage intitulé : Martini Lister Historiae Conchy-

iiorum. Liber Primus de Cochleis Terrestribus. Londini aere incisus, sumptibus authoris 1685. Susanna et Anna Lister Figuras pin. Un volume in-folio. La première marque se trouve sur une vignette où est représentée une corbeille de fleurs dans une petite bordure: au-dessus de cette corbeille on lit: Testaceorum Fluviatilium , Pars prima de Turbinibus. Pièce in -12. La seconde marque est sur une autre vignette pour le même ouvrage où l'on voit, au bas, un vase au haut duquel est écrit: Martinus Lister has ludentis oty Tabulas illustri admodum Viro D. Gulielmo C. medy Tcmply. Londinj Çuod rébus ad Historiam Naturalem pertinentibus majcimi suis depictae fucrunt Lubens Merito. D. D. D. La marque est au bas à droite. Pièce in -S"* Il est possible que cette artiste ait marquée d'autres ouvrages de la même manière, mais nous n'avons pas encore eu occasion de les trouver,

BRin^uot, ÀppMd. I. du Diet. d«s Monogr. D

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No. 72.

563 hii, LEUCHTENBERG, Juguste Charles Eugène Napoléon duc de, dont il est déjà fait mention au No. 115 a de la troisième partie. Ce "^4 #4>

prince a gravé deux eaux fortes qui portent les marques ci-indîquécs ^y^jiC^ OiJu» m ^^§0 savoir: I) Deux couples de paysans qui dansent au son d'une clarinette ' dont joue un homme assis sur un banc près d'une maison à gauche, où l'on voit encore une femme qui porte un enfant sur les bras, et un autre enfant qui s'appuye sur le banc. Dans le lointain dei montagnes, et à droite une maison rustique. La première marque ci -indiquée est au bas à droite. Larg. 4 p. 6 lign. Haut. 3 p. 2 lign. II) Un tigre couché et tourné vers la droite. La seconde marque se trouve en bas près des pattes de devant du tigre. Larg. 5 p. 10 lign. Haut. 4 p. 7 lign. Le duc de L,euchtenberg a aussi marqué des eaux fortei avec les lettres initiales AL, dont il est parlé dans l'appendice d« la seconde partie.

No. 73.

66Ô Cette marque, dont nous n'avons pu découvrir la signification, ^VL, peut appartenir à un graveur allemand vers le commencement du dixseptième siècle. Il était assez médiocre et a ainsi marquée une gravure au burin, représentant saint Eustache adorant un cerf qui porte un crucifix entre son bois ; le saint est à genoux et tourné ▼erg la gauche. A droite, on voit le cheval du saint sur une colline, et sur le devant, à gauche, un chien. En bas on lit: S. Eustachms et au milieu le chiflfre de l'artiste. Haut. 2 p. 9 lign. Larg. 2 p.

No. 74.

666' Ajoutez: La marque ci-indiquée, ou la seconde rapportée au No. 566 de la première partie , nous a été communiquée comme se -^3^ trouvant sur un dessin très fini sur parchemin, dont la composition et le sujet doivent rappeller cet artiste; ce dessin représente quatre hommes sous un grand arbre qui en dépasse le bord supérieur; celui qui est le plus avancé est estropié et tire son sabre; à gauche on remarque le bras gauche et la jambe droite d'un paysan qui s'enfuit portant un fiéau. Dans le lointain, à gauche, un cabaret devant lequel

Elusieurs paysans sont assis à table. Larg. 3 p. Haut. 1 p. 11 lign. e dessinateur doit avoir vécu en Allemagne vers la fin du seizième, ou au commencemeftt du dixseptième siècle, tems où il était fort en usage de copier à la plume les estampes des graveurs distingués , et renommés. Ces copies sont généralement d'une finesse extraordinaire, ce qu'on admire surtout dans quelques copies dans ce genre qu'on a d'après le» estampes de Durer. La composition et le sujet du dessin précité doivent rappeller Jotse AMMAN; c'est pourquoi Ton suppose que le chiffre ci-indiqué pourrait lui appartenir. Il est possible que cette supposition ait quelque fondement, cette marque ayant beaucoup de ressemblance avec la première rapportée dans la première partie, mais nous ne pouvons pas croire que le dessin soit de Josse Amman lui-même, ru que tous les dessins que nous connaissons de cet artiste, d'après 6k propre composition, sont faits à la plume dans une manière lar|e et libre.

No. 75.

^BAT- Y ad ô73« Ajoutez: A&mèrui de LONDERSEEL a encore marqué de ees

I j e«!^<<^. chiffres, qui diffèrent des autres rapportés dans la première partie,

Quelques copies d'aprèi des estampes, qui ont été gravées par Jacques m^.^^- Ghejn, d'après les dessins de Henri Goitzms , représentant les

^a.x-> 9^^^" habillcmens des officiers et des soldats d'un régiment d'infanterie

!îéi.L< fejNwmt. des Pays-Bas. Suite de douze estampes, dont les originaux sont

décrits par Bartsch (P. Gr. T. III. pag. 120 No. 1 ad 12). Les mêmes pièces sont aussi copiées par Pierre Maes.

AM - AM

No. 76.

589 ^i^- Cette marque nous a été communiquée comme se trouvant sur une gravure au burin bien médiocre, dont on ne connaît pas l'auteur; il doit être de l'école des Pays-Bas et du tems de Jean Ladenspelder. La pièce portant ce chiffre représente saint Luc et appartient à une suite de quatre morceaux représentant les quatre Évangélistes assis. Ovales, dont deux sont marqués des lettres initiales A M, et le quatrième sans marque. Ils portent les inscriptions suivantes: I) St, Marcus, vu assis sur le lion et dirigé vers la gauche. Sans marque. Il) St. Mates ^ vu de face, derrière lui, à gauche , l'ange. A mi -hauteur de la planche, à gauche, la lettre A, et à droite la lettre M. III) St. Lucas j vu par derrière; dans le fond, à gauche, le bœuf; au bas, à droite, la marque ci-indiquée. IV) St. Johannes, tourné vers la gauche, où l'on voit, sur le devant, l'aigle. Les lettres AM à mi -hauteur de la planche, comme sur St. Mathieu. Haut. 5 p. 10 lign. Larg. 2 p. 2 lign. 11 est possible que ce chiffre et les lettres initiales appartiennent à ce maître, dont nous avons rapporté des marques au No. 589 de la première partie et dont Bartsch décrit quatre pièces (P. Gr. T. IX. p. 496).

No. 77.

ad 592* La marque à' Antoine BLOCKLANDT nous a été communiquée comme se trouvant encore sans la tablette et accompagnée du mot Jnventor sur une estampe qui représente un fou hideux, qui tord la bouche en parlant à une jeune femme; sur son épaule droite est un hibou. Figures à mi -corps. Dans la marge on lit: Fatue cahse cunctis populis odiose Curte jormosae vis sociare Rosae. À gauche: Hans pannis Excudit 1612 et à droite la marque. Larg. 8 p. 9 lign. Haut, j compris la marge 8 p. 1 lign. Suivant cette notice on doit avoir des épreuves antérieures à celle ci-rapportée, vu qu'on remarque encore sous l'adresse indiquée, les traces d'une autre écriture qui n'a pas été suffissamment éffacée.

No. 78.

692 Celte marque, dont on ne connaît pas la signification, se

trouve sur une copie contemporaine d'une estampe de Jean van der Velde, représentant un paysage d'hiver, copie en contre-partie, gravée à l'eau forte d'une pointe légère. Pièces in-8** en largeur appartenant à une suite de douze feuilles.

No. 79.

693 MAGG, Antoine^ amateur, né en 1800 à Landshut en Bavière; auparavant officier dan» l'armée bavaroise, et actuellement employé à la poste à Munich. H a peint pour son amusement des paysages, dont quelques-uns sont marqués du monogramme ci -indiqué.

No. 80.

694 Cette marque se trouve sur une estampe d'après Raphaël^ yV^^

représentant une sainte famille qui a été aussi gravée ^nv Jacques Caragîio. La sainte Vierge est assise, soutenant l'enfant Jésus qui est debout sur son berceau et qui caresse St. Jean, amène par sainte Elisabeth. La marque est à droite sur le berceau. Haut. 11 p. 9 lign. Larg. 9 p. 10 lign. Lepel (Catalogue des estampes gravées d'après Raphaël j pag. 163 No. 24 6) indique cette estampe en l'attribuant à C. Met y sans faire mention de la marque. Il est donc possible que l'on trouve des épreuves avant cette marque; cependant on ne peut absolument pas adopter l'opinion que cette estampe soit de Corneille Met ou Matsjs, quoique la marque s'accorde avec son nom et quoique la manière ait tine ressemblance éloignée avec celle de cet artiste; elle a été gravée beaucoup plus tard; on peut aussi supposer que le chiffre a été ajouté après coup, ainsi qu'il en est d'une estampe do Meîdolla représentant le mariage de sainte Cathérine qui porte une marque pareille et dont nous avons parlé au No. 591 de la première partie.

Ij AM — ANR

î)97 Cette marque, dont nous n'avons pu découvrir la signification, LA ( I semble indiquer le nom d'un arïiste flamand du seizsîème siècle. On la trouve sur une estampe crui représente trois paysans, dont celui au milieu est très gros, et dont un autre à gauche, avec un pied de bois» tient une cruche de la main droite. Le fond représente un I pajsage, où Ton voit à droite une maison située auprès d'une rivière. La marque est au milieu en bas, et dans la marge on lit: Das tein Dry dmische Baurn — Heinrich Vlrich sculp, 1600. Haut. 3 p. 11 lign, : Larg. 3 p. 8 ligQ. La marge en bas 5 lign.

No. 82.

««^ 639' Ajoutez: Adolphe Frédéric VOLMER se servait aussi de U marque ci-indiquéej on la trouve sur une eau forte, qui représente un paysage où l'on voit à gauche une cabane à l'entrée d'une foret et prés de quelques gros arbres j ils sont enfermés par une haie formée par des planches, près desquelles passe un chemin animé sur le devant par un homme et un garçon, et au fond par quelques vaches conduites par un vacher. La marque est en haut à droite dans l'air. Largeur 5 pouces 6 lignes. Hauteur 4 pouces. Cette eau forte se trouve ordinairement parmi celles publiées à Hambourg chez J. M, Commeter sous le titre : Radirungen Hamhurgischer Kunstler L Heft, Par ce paysage il est donc à croire que l'artiste est plutôt peintre de paysages que peintre d'histoire, comme nous l'avons aussi remarqué dans la première partie. Nous avons adopté cette marque ici parce qu'elle peut également être prise comme composée de» lettres AV.

No. 83.

. 640 La première marque, se trouvant sur des médailles, ou sur

des monnaies, est attribuée à A. VOSTER, graveur en médailles, d'origine suisse. Nous n'avons pas pu nous procurer d'autres renseigncmens sur cet artiste, ni savoir l'époque à laquelle il a travaillé. Son chiffre, proprement composé des lettres AV n'est rapporté ici que parcequ'il peut-être aussi pris comme composé des lettres AN.

La seconde marque est rapportée par 0/^/(J!j*(History of engraving etc. T. H. p. 576) comme se trouvant sur des gravures en bois qui décorent une ancienne édition d'Ovide, imprimée à Venise en 1509. Nous connaissons ces gravures et nous prenons ce monogramme pour un N à rebours, comme il est déjà dit au No. 2088 « de la seconde partie, où nous avons aussi donné la description des pièces marquées de cette manière.

No. 84.

!4ô La première marque, dont on ne connaît pas la signification, ï/p appartient à un graveur en bois qui a travaillé pour une bible ' boh émienne publiée à Prague en 1570 chez George Meînntrichius ab Àvantinum,' nous en avons déjà parlé au No. 62 de cet appendice, vu que ce chiffre peut encore être regardé comme composé des lettres AI P.

La seconde marque, se trouvant sur des médailles, signifie P. K A6EELE, graveur en médailles en Hollande entre les années 1622 et 1658. Il a aussi marqué ses ouvrages avec les lettres initiales P. V. A., dont il est parlé au No. 2343 de la seconde partie.

No. 85.

>46 bis. Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, «ous tk -ir^ a été communiquée comme étant sur un tableau qui se trouve dans | l'hôtel de ville de Louvin et qui représente sainte Marguerite. Il ne ISc^ia. V*

Saraît pas y avoir de doute que cette marque n'appartienne au maître, ont on a des estampes marquées des monogrammes rapportés au No. 646 de la première partie et dont se trouve un tableau dans le musée de Berlin, peint dans le goût de Lucas de Leydê. Mr. Passavant (Kunstreise durch Ëngland und Bclgicn etc.) ne parle pas de ce tableau (de l'hôtel de ville de Louvin.

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