IN.FE
^ /6oo.
1746- HEINZ, Joseph^ peintre d'histoire né à Bern en 1560; il travailla avec Jean van Jcken^ B. Spranger, Jean Brmghel et autres à Prague à la cour de l'empereur Rodolphe II. Selon les uns il est mort à Vienne en 1609, selon les autres à Prague. Nous avons trouvé la marque ci - mentionnée sur les dessins historiques de ce maître, faits à la plume et lavés à l'encre de la Chine. Joseph Heinz se servait encore des marques indiquées au No. 1757.
l'747' WIERIX, Jérôme, dessinateur et graveur au burin né à Amsterdam en 1551. Ses ouvrages sont d'une exécution sèche et froide et on y trouve les mêmes défauts que dans ceux de son frère Jean^ néanmoins il y en a qui sont d'un fini admirable et dont quelques-uns portent les marques ci-mentionnées. Huber (Handbuch etc. T. V. p. 15(>) et Malpé {T. II. p. 311) donnent des catalogues de ses estampes, mais ils sont très incomplets.
1748' WAGNER, Jean Erhard, dessinateur et graveur de Strasbourg né vers le milieu du dixseptième siècle. On a peu de renseignemcns sur cet artiste; nous savons seulement qu'il a gravé plusieurs vues et paysages ornés de ruines et de figures, qui sont marqués de son chiffre ou de son nom en toutes lettres.
1749' Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, se trouve sur une grande gravure en bois de huit planches, représentant la défaite d'Holofcrne. Nous en avons aussi parlé au No. 35 parceque l'on pourrait trouver dans la marque les lettres AAEHM.
1760 ^- Marque inconnue, qui se trouve sur une estampe représentant un montant d'orfèvrerie. Nous en avons aussi parlé au No. 34 parceque l'on pourrait trouver dans la marque les lettres AAEHM.
17Ô0 6. HEMSKERREN, Martin, peintre, dont nous avons déjà rapporté des marques aux Nos. 47, 49 et 472. On trouve celle ci -mentionnée sur des estampes d'après lui par Philippe Galle, représentant des sujets de l'histoire de Job. Pièces en petit folio en largeur.
17ôl' Cette marque, dont nous avons déjà parlé au No. 35, est attribuée à P/VrreMIRIGINUS, P/err« Ml RI CINUS, P/erreMERICENYS et Pierre MARTINI. On la trouve ordinairement sur des estampes d'après le yieux Breughel , d'après François Floris, et autres maîtres flamands.
17Ô2- Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, se trouve sur des estampes au burin gravées en 1533. Nous en avons aussi parlé au No. 292, parceque l'on pourrait trouver dans la marque les lettres AE H.
17Ô3' NATHE, Christophe, peintre de paysages et graveur à Teau forte vers la fin du dixhuitièmc siècle. On a de lui une suite de 44 paysages gravés à l'eau forte, dont quelques-uns portent les marques ci-mentionnées, et qui ont pour titre: Sammlung radierter Bîâtter von, ici suit la première de ces marques. Nous en avons déjà parlé plus amplement au No. 296 , parceque l'on pourrait trouver dans ces marques les lettres AEII.
1754- LADENSPELDER , Jean, d'Esscn graveur au burin vers le milieu du seizième siècle. Ces marques qu'on doit lire Hans (Jean) van Essen se trouvent sur ses estampes, dont nous avons déjà parlé plus amplement au No. 295. Le même artiste se servait aussi des marques indiquées au No. 18 10.
17ô5« Cette marque appartient probablement à un graveur allemand du dixseptième siècle, mais nous n'avons pas pu découvrir son nom; on la trouve sur les armoiries de Guillaume de Laitter seigneur de Bernn et de Vincent. Nous en avons déjà parlé plus amplement au No. 295 , attendu que l'on pourrait y trouver les lettres AEHNOPP.
17ô6« La première des marques ei mentionnées est attribuée par Bartsch (P. Gr. ï. IX. p. 252) à SUTERMANN nommé Lambert LOMBARDUS, elle doit se trouver sur une estampe représentant le retour de l'enfant prodigue ; nous avons vu la seconde marque , qui en indubitablement du même artiste, sur une estampe appartenant à une suite de bustes dans un costume burlesque. 11 en est déjà parlé plus amplement au No. 294.
17ô7- HEINZ, Joseph, peintre d'histoire à la cour de l'empereur Rodolphe II. à Prague. On trouve les marques ci-mentionnées sur des tableaux historiques et sur des portraits dont le faire est un peu maniéré. La première de ces marques se voit aussi sur des dessins de cet artiste, mais on y remarque un 1 comme il e«t indiqué au No. 1746.
EHP — EHS
17Ô8' On explique ces marques par fVencesiaus HOLLAR Pragensà excuditj la première est indiquée dans le catalogue de Vertuc comme -«rr) se trouvant 4) sur un Ecce Homo daté de l'année 1625, 2) sur un VV^ ^ Ecce Homo adoré par une femme vue à mi- corps daté de la même année et 3) sur la fortune avec le monogramme de Durer et de l'année 1555. Nous avons trouvé la seconde marque sur une estampe qui paraissait bien être d'après un dessin de Durer^ mais nous ne sommes pas tout à fait convaincu qu elle soit de la main de Hoîîar^ attendu qu'elle est gravée dans un autre goût; elle représente la sainte Vierge allaitant l'enfant Jésus, vue à mi-corps et tournée vers la gauche. La marque est en haut à gauche. Haut. 1 p. 10 lign. Larg. 1 p. 5 lign. L'année 1625 , qui accompagne cette marque fait croire qu'elle vient du même maître, dont î^ertue décrit les pièces citées ci-avant, et sî elles appartiennent effectivement à ^V. HoUar ^ il faut admettre qu'il ]es a gravé à l'âge de 18 ans, si Tannée 1607 de sa naissance est exacte, et que sa manière était alors bien différente de celle, dans laquelle il a presque fait tous ses autres ouvrages; malgré tout céla nous sommes toujours de l'opinion que ces marques appartiennent à quelque autre graveur allemand qui n'est pas connu. FV. Hollar marquait ordinairement ses estampes avec son nom en toutes lettres, mais il y en a aussi qui portent un chiffre composé des lettres WH indiqué au No. 2550 ou des lettres initiales W H rapportées dans la seconde partie.
iTôD» Nous avons trouvé cette marque, qui semblait avoir été ajoutée après coup, sur ime estampe très médiocre, représentant .7ésus Christ à la croix, au pied de laquelle on voit saint Jean et la sainte Vierge. Dans le fond on remarque un homme à cheval et un fantassin. La marque est au bas à droite.
3. 760. Cette marque, accompagnée d'un petit couteau et d'un marteau, appartient à un graveur en bois allemand qui n'est pas connu; au moins novis n'avons pas pu découvrir son nom. Il a travaillé d'après Josse Amman ou d'après le maître qui se servait des marques rapportées au No. 420, expliquées aussi par Jacques Abraham Gefsner. On trouve ce monogramme entr'autres sur une pièce qui représente une noce de village, où l'on voit à droite plusieurs paysans autour ^ d'une table; au milieu un paysan qui conduit une jeune paysanne à - table et à gauche près d'un arbre deux musiciens dont un joue de la ( cornemuse. La marque du dessinateur, composée des lettres AGI, se trouve sur un pied de la table, la marque du graveur en bois, c'est à dire celle ci - mentionnée , est au bas au coin à gauche, et sur un pot près de la table, on remarque encore un écu d'armes aux trois étoiles accompagné de l'année 1560. Larg. 13 p. 8 lign. Haut. 9 p. 6 lign.
1761' Ces marques, dont on ne connaît pas la signification, appar- Lçg \S£, tiennent à im graveur allemand qui a travaillé dans la manière de Hans Sebald Beham. Nous connaissons de lui quatre pièces avec son * chiffre, représentant: 1) Hercule et Dejanire. 2) Une femme avec un . enfant à laquelle un homme présente de fruits. Pièce ronde. 3) Une femme tenant un enfant auquel un homme s'aprète à donner un lavement. Pièce ronde que Heineke (Neue Nachrichten p. 576) attrîbue faussement au maître du monogramme 1879. 4) Une gaine de poignard, où l'on voit enhaut une Lucrèce et au bas des ornemens. Le même graveur a aussi fait des copies d'après //. S. Beham,
i.762« Marque inconnue qui se trouve sur une copie au burin d'une estampe en bois de Christophe van Sichem^ d'après Henri Goltzius ; elle représente Judith donnant à sa servante la tête d'Holofernc. La marque €st au bas à droite sur une pierre. Haut. 4 p. 11 lign. Larg. 3 p. 9 lign.
1763- Celte marque se trouve sur une estampe à l'eau forte d'une £ pointe légère, représentant Pégase portant un globe entre les deux ' aîles déployés , allant au galop vers la droite. À son côté court un chien qui abboye. La marque est au milieu enhaut et au bas à droite est Tannée 1593. Larg. 2 p. 9 lign. Haut 2 p. 2 lign. Cette pièce fait partie de quelques autres sujets mythologic^ues qui sont marqués ou d'un chiffre composé des lettres H S indique au No. 2510 ou des lettres initiales H S rapportées dans la seconde partie. Bartsch (P. Gr. T. IX. p. 582) décrit ae ce maître 4 pièces, mais il a donné les marques beaucoup trop grandes. 11 y a aussi quelques personnes qui attribuent cette marque ainsi que celles indiquées au No. 2510 à Hercule SETTI, mais cette attribution ne semble pas avoir du fondement, vu qu'on trouve des estampes de cet artiste avec des inscriptions allemandes.
224 EHT — El
1764' Cette inarque se trouve sur une gravure en bois représentant les armoiries de Jean Eck^ au iiaut desquelles on voit Dieu le père ter.ant le globe du monde. Il y a toute apparence que ce chiffre S'.gnifie HANS ECKIUS TIIEOLOGUS, et nous la citons seulement parcequ'on pourrait la prendre pour le monogramme de quelque artiste.
TV-R IPJA 1766- C'est le monogramme d'un bon graveur en bois de Zurich, i^TL , à-X V X dont nous n'avons pas pu découvrir le nom, on le trouve accompagné du mot TIGVRI et de l'année MDXL\ I sur un hémisphère avec cette inscription UNIVERSALTS COSMOGRAPHIAE. Cette pièce, ainsi! (lue quelques autres sans marque, se trouvent dans un livre intitulé: RUDIMENÏA COSMOGRAPHICA TIGVRI APVD FHOSCHOVERUM ANNO MDXL\ I. Un \ olume in 8'** On voit aussi le même chiffre, mais à rebours, sur une gravure en bois, qui appartient à lîhe danse dos morts publiée à Aun;5bourg en 15Î1 par Josse Denecker^ la plupart d'après celles de Jean Holhein ; cependant la taille de cette pièce, qui représente Uavocat^ No. 21 de la suite, est beaucoup plus large que celle de l'hémisphère et la différence de la manière de ces deux pièces est si grande qu'on est tenté de croire que ces marques appartiennent à deux différons graveurs;
r 1766- EBERHARD, Henri Guillaume, architecte de notre tems qui VutvL/. ^ gravé à l'eau forte sur des planches d<» zinc différens sujets d'archi-
tecture, dont quelques-uns portent ou la marque ci - mentionnée ou son nom. Nous ignorons les particularités de la vie de cet artiste, mais, à ce que nous croyons, il est cctuellcmcnt à Darmstadt ou dans le voisinage de cette ville.
HïI.^W IN'FE 1767- WIERIX, Jérôme, dessinateur et graveur au burin, dont nous " avons déjà parlé et indiquées des marques au No. 1747. On trouve
l/f^' celles çi-mentionnées, mais plus petites sur différens sujets de l'histoire
sainte ainsi que sur des sujets pour les cantiques spirituelles en vers allemands de D. S. c'est à dire Daniel Suderman. Pièces en petit 8^" en largeur.
7X} 1768' Une note manuscrite de feu Mr. Hazard attribue cette marque /Vt6. ^ ^^^^^ WAGEMAN ou WAEGEMAN de Luzerne, lorsqu'elle se trouve sur des dessins. Nous n'avons pas eu occasion de la rencontrer, mais nous avons vu des dessins attribués à ce maître qui portent la marque indiquée au No. 2505 et l'année 1580. Selon Fiissli (Allgem, Rùnstlerlexiiion) ce Henri Waegeman doit être né en 1536 et ne peut donc pas être l'auteur des dessins datés de l'année 1516.
1769- EVELYN, Jean, dessinateur et graveur à l'eau forte et auteur de plusieurs ouvrages, naquit à ^Votton en Surrey en 1620, et mourut en 1705. Selon StriUt, Huber et Bryan on lui attribue aussi les eaux fortes pour un ouvrage intitulé: Journal Jrom Rome ta Naples etc. eî le portrait de Guillaume Dobson qui est marqué des lettres initiales J. E. indiquées dans la seconde partie. La marque ci -mentionnée se trouve sur son propre portrait gravé par Rob. Nanteuil, il est représenté dans un ovale, et on y lit sur un rideau: Meliora retinete. La marque est à gauche sur un livre. Pièce in folio qui est aussi connue sous les titres: Le petit milord anglais ou Le partirait grec parcequ'il y a bas du grec. Nous ignorons au reste si cet artiste ^ s'est servi plus souvent de la marque ci - mentionnée.
È f , *^ S<y. 1770; ENGLÎSII, Josie , graveur qui imitait avec peu, de succès la manière de Wenzel, Hollar. Selon Strutt il demeura à Morlaîie en Surrey, où il est mort en 1718- Nous connaissons de lui différentes eaux fortes d'après Fr. Cleyn qui portent ou une des marques cimentionnées, ou son nom en abrégé Josias Eng fec. 1654, ou son nom en toutes lettres , on les voit entr'autres' sur une suite de quatorze frises avec des jeux denfans, des Tritons et des arabesques
sous le titre: Several Border s of Grotesco IVorhs F. Clein Inuent
VsefuU for Painters , Goldsmiths and Carvers etc. Jos. English fec, Larg. 13 p. 1 lign. Haut. 1 p. 8 lign. sur les quatre saisons en h.auteur et en largeur avec ce titre: Le catre sesones plessantemans Expresse par des Anfans in aqua forti par (suit le monogramme). Les pièces en i)auteur ont 6 p. 9 lign. de hauteur et 1 p. 3 lign. de largeur; celles en largeur ont 6 p. 7 lign. de largeur et 1 p. 4 lien, de hauteur.
17^71. EPISCOPIUS, Jean, ou BISCHOP, dessinateur et graveur à
J^nr^Ji H^-/^ ^^^'^ "^"^ P^^^^ ^721. On trouve
\^ ^/ KZ/ CT^i^J, ^^s, marques sur un grand nombre d'estampes gravées par cet
artiste d'après des dessins de différens maîtres distingués. L'oewTre
le
— EîN
îe phis (îistingué que ce graveur a publié, porte ce titre: Paradigmata graphices oariorum artiphicum, tabulis aeneis. Pars I et JL Hagae 1671 in folio. Ou a de cet ouvrage une seconde édition publiée par AVcolas Visscher qui contient 115 feuilles j ia première publiée par Episcopàis lui même n'en a que 102.
mil
'-1772- BECHEÏT, ïsaac, peintre et graveur en manière noire, dont nous avons déjà parlé et indiqué des marques au No. 1025. Celle ci-Kientionnée, à rebours et composée des lettres J.B, se trouve aussi sur des gravures en manière noire. E!!e n'est indiquée ici, que parcequ'ello peut être regardée comme composée des lettres E. J.
1773 Cette marque, dont on ne connaît pas la signification, nous a été communiquée comme se trouvant sur des tableaux peints dans le goût de Lucas de Lejde. Nous n'avons pas eu occasion de trouver nous même des peintures ainsi marquées ni rencontré une marque f pareille, qui selon toute apparence est composée des lettres J.E.
1773 OEXLIN, Jean Léonard, habile graveur en médailles à Nurem- TT berg dont on trouve déjà le nom sur des médailles en 1716 et qui vivait encore en 1769. Il doit avoir exprimé son nom sur quelques ouvrages par la marque ci-mentionnée. Voyez: Samnnlang herûhmter Medailleurs und Mûnzmeister, nebst ihren Zeichen. JSiirnherg 17 7 S (page 38 No. 75). Le même artiste se servait aussi de la marque Oe sans être précédée des lettres IL et comme il est indiqué au No. I80i b.
1774* MECHAU, Jean Guillaume, peintre et graveur à Teau forte et au lavis, naquit à Leipsic en 1745. Il fut élève cVOeser, de Rode et de JY. Le Sueur, selon Fiissli (Allgem. Kunstîcrlexitton) , il est mort ' en 1808. Nous avons trouvé sa marque sur une eau forte qui représente un homme assis sur les marches d'un bâtiment; il est tourné vers la droite, ayant la main droite posée sur sa poitrine et l'autre enveloppée dans son manteau, dans lequel il cache sa tête, de façon t- qu'on ne peut pas voir son visage. Au fond iî y a deux maisons et des arbrisseaux au dessus desquels on remarque la lune. La marque est au bas à droite, et dans la marge du même coté on lit: 1774 Lïps. Larg. 5 p. 4 lign. Haut. 2 p. 11 lign. Le catalogue de PVinhler (T. I. p. 557) et le catalogue de Rigal (page 221) indiquent quelques autres estampes de ce maître.
177Ô- Selon Christ (p. 270 T. F. p. 186) celte marque, dont on ne connaît pas la signification, doit se trouver sur des anciennes estampes; mais nous n'avons pas encore pu la trouver, et iî y toute apparence, qu'elle n'est pas bien rendue.
1776* Cette marque, dont nous n'avons pas pu découvriv ia signifi- , cation, et qui peut être composée des lettres El M, semble appartenir à quelque peintre ou dessinateur flamand; nous l'avons trouvé sur un portrait anonyme gravé par Jacques Matham, iî est vu presque de face et tourné vers la droite. 11 a une fraise autour du cou et son épaule gauche est couverte d'un manteau. Planche ovale autour de \ laquelle on'lit: Aetates XXIX Ânno CIO 13 J. IL Matham Je. Diamètre de la hauteur 5 p. 10 lign. Larg. 4 p. 8 lign. Bartsch (P. Gr. T. III. p. 141 No. 26) décrit ce portrait, mais il ne parle pas de la marque.
1777' Celte marque, qui peut se décomposer par les ieitres EMST et qui est déjà indiquée par Florent le Comte et par Orlandi,- mais moins exactement, se trouve sur des gravures à l'eau forte, dont nous n'avons pas encore pu découvrir l'auteur, elles sont d'une pointe liardie et spirituelle, mais d'un dessin un peu maniéré. L'artiste semble avoir été d'origine italienne, et même de l'école de Prîmatice ou de celle que Bartsch nomme l'école de Fontainebleau. Ces estampes forment deux suite; nous ne connaissons que cinq pièces de la première dont chaqu'une représente un groupe de cinq à six hommes d'une proportion très longue, qui font des tours gymnastiques. La nsarque de l'artiste est au bas à gauche ou à droite dans le coin de la pièce. Haut. 10 p. Larg. 5 p. 5 lign. Nous avons trouvé douze pièces en 8'"; de la seconde suite qui sont très minces et qui représentent des figures académiques dans des positions bizarres, gravées dans le même goût que les premières. Il est à croire que cette suite est plus nombreuse, attendu que nous en avons rencontré des copies de René Boivin, entre lesquelles se trouvent des figures, que nous n'avons pas vu parmi les originaux.
1778. MODENA, Nicolas da, ancien graveur italien, dont nous avons déjà parlé et indiqué des marques au No. 1200. Bryan (T. 11. p. 77)
Brvlliot, Dict. des Monogr. I.
EIO — EK
lui attribue celle ci-mentionnée , niais nous n'avons pas encore pu la trouver, et Bartsch n'en fait pas mention. Cet artiste, il est vrai, se servait de différentes marc|ues et on en trouve encore d'indiquées aux Nos. 2025 , 2626, 2628, 2898, 32-17, 5264 et 3277.
1779- OERTL, Jean, graveur au burin et en manière noire à Breslau vers 1715. Il a gravé d'après différens artistes des sujets historiques et des portraits qui portent son nom ou cette marque. Nous avons trouvé la première sur des portraits, et la seconde se voit sur une gravure en manière noire d'après Ârmibal Carrache représentant Jésus Christ mort couché sur les genoux de la Ste. Vierge. Au fond à droite la vue du calvaire. Au bas à gauche on lit: Annib. Car. inv. et à droite la marque. Dans la marge: Totus figatur vohis in Corde qui Totus pro nohis Jixus fuit in Cruce. Larg. 12 p. 4 lign. Haut. 10 p. 2 lign. La marge d'en bas 9 lign.
1780- POIiZEL, EUe, graveur en bois, naquit à Issny en Souabe en 1662, il apprit son art chez Jacques Enderlein et mourut à Nuremberg en 1722. On trouve les marques ci-mentionnées sur des gravures en bois d'après les dessins de Jacques de Sandrart et Christophe Eimart ; elles forment une suite de 206 pièces ornant une bible. Les bonnes épreuves sont sans texte. Elie I^orzel se servait encore de cette marque sans la pointe qui forme TI et comme elle est indiquée au No. 1802, ainsi que des lettres EP rapportées dans la seconde partie.
1781- QUELLINUS, Jean Erasme, peintre d'histoire et graveur à l'eau forte naquit à Anvers en 1607 et y mourut en 1678- Il fut élève de Rubens. Suivant de Mechel (Catalogue de la galerie de Vienne) et selon le Cabinet de Mr. Le Brun la marque ci-mentionnée doit se trouver sur les tableaux de ce peintre. Nous n'avons pas encore eu occasion de la voir nous même. Le catalogue de Winkler (T. III. p- 669) décrit quelques estampes qu'on a gravé d'après les compositions de cet artiste, dont quelques-unes sont marqués des lettres initiales E (J rapportées dans la seconde partie.
1782" Suivant une note manuscrite de feu Mr. Hazard, cette marque doit se trouver sur de bons dessins historiques, mais il n'avait pas indiqué l'époque dans laquelle ils doivent avoir été faits, ni l'école à laquelle ils appartiennent 3 nous n'avons pas encore eu occasion de les trouver, cependant cette marque a beaucoup de ressemblance avec les monogrammes de Jean Elie Ridinger, mais nous ne savons pas qu'il ait fait des dessins historiques.
1783- Celte marque, qui est composée des lettres EIT et qui est accompagnée de l'autre, se trouve sur des estampes en bois, dont on ne connaît pas l'auteur; on ignore même laquelle des deux appartient au graveur ou au dessinateur. On les trouve sur l'encadrement d'un ouvrage imprimé à Wittenberg en 1518 chez George Hhaw intitulé: Ein getreuwe vleifsige vnd ehrliche Vermarnung widder das hesliche Laster der Trunckenheit , durch Doctor Heinrich Stromer von Auerbach etc. Un vol. en petit folio.
1784' VELDE, Jean van der, peintre et graveur au burin, dont nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué une marque au No. 254. Les marques ci-mentionnées, dont ce graveur se servait ordinairement, se trouvent sur des estampes au burin, de beaucoup d'effet; plusieurs sont d'après ses propres dessins et d'après P. Moljn, Adam Elsheimer, Guillaume Bujtenwech et d'autres maîtres de l'école flamande. Le même artiste a encore marqué ses estampes avec les marques indiquées aux Nos. 2729, 2738 et 3168, et avec les lettres initiales J.J. V.j. indiquées dans la seconde partie.
1785 KAISER, Ernest, peintre de paysages naquit en 1803 à Stein en Bavière. Il apprit les élémens de son art à l'académie de beaux arts à Munich, étudia beaucoup d'après la nature et devint excellent peintre de paysages. Nous avons vu de cet artiste des fort bons ouvrages, d'une belle composition et d'un effet piquant, aux expositions de la société des amis des arts à Munich, dont quelques-uns étaient signés du monogramme ci-mentionné. Le même artiste a aussi fait quelques dessins lithographiques qui sont marqués des lettres initiales EK dont il est parlé dans la seconde partie.
1785 b. KIESER, Eberhard, graveur qui a travaillé à Francfort sur le Mein au commencement du dixseptième siècle. Nous avons trouvé sa marque ou son nom en toutes lettres sur différentes estampes qui ornent des livres, et dont quelques-unes sont aussi marquées des