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€t en Allemagne, il ne put pas se débarasser de la manière outrée qui régnait à cette époque dans Técoîe des Pays-Bas. Cependant ses talens distingués et l'habilité de son burin le mettent au rang des plus grands graveurs de ce tems et même quelques-uns de ses ouvrages n'ont point été surpassés. Bartsch (P. Gr. T. III. p. 1) donne un catalogue raisonné de ses estampes qui contient la description de 295 pièces. Quoique Bartsch croie qu'il ne manque pas beaucoup de pièces à son catalogue, nous en avons trouvé plus de trente qui ont échappées à ses recherches et qui sont indubitablement de Henri Goltzius. Parmi ces pièces s'en trouve aussi une avec la marque cîmentionnée à rebours; elle représente le portrait de Jean Kettenbach à mi -corps, dans un rond autour duquel on lit: Joannes Kettenbach aeta. suae XXX, Anno 1584. La marque est au milieu en haut hors du bord qui renferme le rond. Diamètre 2 p. 10 lign. La première marque se trouve sur une pièce indiqué par Bartsch sous le No. 217, représentant un officier portant un drapeau qu'il appuyé sur son épaule droite. Cette pièce est connue pour être le portrait de Jean de FVethems ce qui n'est pas dit par Bartsch. Au reste Henri Goltzius se servait ordinairement des marques indiquées au No. 2116.
18Ô0' Nous n'avons pas eu occasion de découvrir la signification de cette marque, qui se trouve sur des jolies paysages dessinés â la plume, et selon toute apparence d'un artiste flamand qui peut avoir fleuri au commencement du dixscptième siècle.
186 1- HUQUIER, Gabriel, dessinateur et graveur â l'eau forte et marchand d'estampes né à Orléans en 1695 et mort à Paris en 1792. On trouve la marque ci - mentionnée sur des estampes gravés d'après les dessins de Claude Gillot représentant des sujets de la vie de Jésus Christ. Huquier se servait aussi de celte marque sans la lettre F comme elle est indiquée au No. 2109. Huber (Handbuch etc. T. VIII. p. 80) fait mention de quelques autres ouvrages de cet artiste.
18Ô2- GOLTZIUS, Henri, peintre et graveur duquel nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué des marques au No. 1849. Christ (p. 221 T. F. p. 143) attribue aussi à ce maître celle ci - mentionnée, mais nous n'avons jamais pu la trouver de cette manière. La marque ordinaire de ce graveur est rapportée au No. 2116.
18Ô3- GRANDHOMME , Jacques, dessinateur et graveur au burin. Strutt (T. I. planche IX. No. 157) lui attribue la marque ci-mentionnée, mais nous n'avons jamais pu la trouver sur les estampes de cet artiste.. Il se servait bien des différentes autres marques, dont il est parlé aux Nos. 1855, 1863, 2133, 2141, 2148, 2155, 2166 et 2263.
1854. GELTORP nommé GUALÏORP GORTZIUS, peintre d'histoire et de portraits, dont nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué d'autres marques au No. 1844. On trouve aussi le monogramme cimentionné sur quelques portraits d'un grand fini.
1865. GRANDHOMME, Jacques, graveur naquit à Heidelberg vers 1560. Ses estampes sont tantôt d'un faire large et ferme dans la manière de Jean Saenredam tantôt finies et délicates, on en trouve plusieurs de ce maître dans les antiquités de Boissard, dont quelquesunes portent la marque ci-mentionnée. Outre cela il a aussi gravé plusieurs portraits et sujets historiques d'après B. Spranger , M. de Vos, Babel et autres. Sa manière de marquer ses estampes est très variée, et on en trouve encore des chiffres indiqués aux Nos. 1863, 2133, 2141 , 2148, 2155, 2166 et 2263.
18Ô6' HERTEL, Jean George, graveur d'Augsbourg qui travaillait vers la fin du dixhuitième siècle. On trouve cette marque sur des paysages d'après Weirotter. Ce graveur a fait aussi plusieurs copies d'après Rembrandt, van Vliet et autres artistes de cette école, dont quelques-unes sont marquées des chiffres indiqués aux Nos. 2131 et 2134.
1857» GREUTER, Jean Frédéric, dessinateur et bon graveur au burin fils de Mathieu, né à Rome vers 1600 et mort en 1660. On trouve la première des marques ci -mentionnées sur une estampe d'après un dessin de Greuter gravé par Taucher, représentant la déesse tutelaire de Rome assise sur un rocher, au pied duquel on voit différentes nations, la louve nourissant Romulus et Remus, ainsi que le Tibre. Enhaut est l'Olympe et dans le fond une vue de la ville de Rome. La marque de Greuter se trouve sur Fume sur laquelle le Tibre appuyé le bras gauche, et au dessus de cette urne on lit: Taucher Jecit, Pièce in folio. La seconde marque se voit sur ses propres
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estampes, pour la plupart, gravées d'après Lanfranc^ Guide, Domînîquin, Cortone, et d'après des statues antiques de la galerie Justinienne. Il se servait encore du monogramme indiqué au No. 2077.
18ô8« GOLE, Jean, graveur en manière noire, naquit à Amsterdam
en 1660 et y mourut âgé de 77 ans. On trouve la marque ci-men-
tionnée sur des gravures en manière noire d'après Brouwer, Teniers,
Ostade et autres maîtres de ce genre. Huher (Handbuch etc. T. VI.
p. 273) et Malpé (T. I. p. 286) font mention des estampes de cet artiste, ' mais leurs catalogues sont bien incomplets. Le même artiste se servait
encore du monogramme indiqué au No. 2150.
1859. KLAPHAUER, Jean George, bon peintre de portraits à Cologne JT^ . ✓
vers la moitié du dixseptième siècle, qui peignait dans le goût de \Jr\J/ CdCt^/OSl Geltorp. Nous en avons déjà parlé plus amplement aux Nos. 1232 et
, 1324 parceque la marque peut être regardée aussi comme composée des lettres CIKF.
1860' Cette marque se trouve sur une épreuve retouchée d'une estampe d'après Primatice, attribuée à Guido RUGGIERI; elle représente un jeune homme porté entre les bras de deux hommes et d'une femme, précédé des joueurs d'instrumens et suivi de deux vieillards. La première épreuve porte le monogromme indiqué au No. 823, et elle est décrite par Bartsch (P. Gr. T. XV. p. 415).
1861' GÔTZ, Joseph François baron de, jjeintre et graveur à l'eau forte dont on trouve déjà une autre marque indiquée au No. 1840. Nous croyons pouvoir lui attribuer aussi la marque ci -mentionnée que l'on trouve sur une estampe gravée dans sa manière, et qui représente la tête d'un vieillard vu de face, portant un bonnet et une barbe; ses épaules sont couvertes d'un manteau, ouvert par devant
' et laissant voir l'habit orné d'une tête de lion. Haut. 3 p. 7 lign. Larg. 2 p. 11 lign.
1862* OS, Pierre Gérard van, peintre et graveur à l'eau forte, naquit
à la Haye en 1776; il fut élevé dans la carrière des arts par son père,
peintre de fleurs. Le fils étudia les ouvrages de Paul Potter et de
Charles Dujardin avec tant de succès qu'on trouve de ses tableaux
dans les meilleures collections de Hollande. On voit la marque ci- • mentionnée composée des lettres P. G. V, O.J. , sur des estampes à ^ l'eau forte représentant des boeufs, des vaches et des veaux dans des
prairies. Le catalogue de Rigal (p. 259) indique des estampes de cet
artiste et les uinnales du salon de Gand etc. de l'an 1833 (p. 145) rapportent quelques particularités sur sa vie.
1863- GRANDHOMME, Jacques, dessinateur et graveur, dont nous f )jj p avons déjà parlé plus amplement au No. 1855. On trouve la marque ci- mentionnée sur des petites estampes représentant des sujets de la vie de Jésus Christ qui forment une suite de dixsept pièces; au moins
■ nous n'en connaissons pas plus. Quelques pièces de cette suite sont ' aussi marquées du chiffre indiqué au No. 2166.
1864- VLÎET, G^or^e uan, peintre et graveur à l'eau forte, sur lequel 0.V,\^"f $ç\).f on n'a point de renseignemens ; on sait seulement quMl fut élève * J ' [J' de Rembrandt et qu'il a vécu vers les années 1631 et 1635, ce que prouvent les dates marquées sur plusieurs de ses estampes, dont Bartsch (Catalogue de Rembrandt etc. T. II. p. 59) a décrit 92 pièces. G. van Vlîet se servait encore des marques indiquées aux Nos. 2154 et 2167 «.
1865 C. Stellwag (Monogrammenlexikon seconde partie No. 1070)
explique cette marque par Melchior Lorich. Nous n'avons jamais i)u /L A " la trouver accompagnée de la lettre G; Bartsch, ni aucun autre écrivain /TfX/x ^
n'en parlent; il est donc probable qu'elle n'existe pas de cette manière, VJ
ainsi que beaucoup d'autres monogrammes rapportés dans cet ouvrage. .( Les véritables marques de Melchior Lorch sont indiquées aux Nos. 1976
et 2793.
1865 b. GEISSLER, Jean Martin Frédéric, graveur dont on trouve ^(C(,f/7Ql déjà une marque indiquée au No. 1841. On voit aussi celle ci-men- J ^ tionnée sur quelques estampes de cet artiste.
1866- MITELLI, Joseph Marie, peintre et graveur, dont nous avons Çj!» déjà parlé plus amplement au No. 1403. La marque ci - mentionnée se trouve sur une eau forte d'après Guide que nous croyons encore de cet artiste; elle représente une étude de deux têtes de femme9>
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dont nous avons déjà fait la description au No. 1237 6, parcequ'on peut regarder aussi cette marque comme composée des lettres CM F,
OJp 1867» GALLE, Philippe^ dessinateur et graveur au burin, d'Anvers,
dont nous avons déjà parlé plus amplement et indiqué une marque
TîJ^'C^ îî&T'^ ^50* trouve celles ci-mentionnées sur différentes estampes
JVTF'/rvJ / maître qui se servait encore de ces marques sans la lettre F
signifiant fecit; comme il est indiqué au No. 2223.
(ra y-i 1868. (jorî (T. m. p. 183) attribue cette marque à Guido RUGGIERI, mais nous n'avons pas encore pu la trouver, et il est à croire, que cet auteur a voulu parler d*un des monogrammes mentionnés au No. 903 ou 1856.
1869' ^^^ï (T. IIL p. 156) indique cette marque comme signifiant Caspar REVERDINO, mais nous n'avons jamais pu la trouver sur les estampes de cet artiste; Bartsch n'en fait pas mention. Caspar Reverdino se servait ordinairement des marques indiquées aux Nos. 1194, 1204, 1242, 1459, 1717, 1752 et 2247.
/ i. 1870* SCHMIDT, George Frédéric^ dessinateur et excellent graveur
]Jco uc^ua^ fo'it' ij Sf» à la pointe et au burin naquit à Rerlin en 1712 et y mourut en 1775.
On a de lui un grand nombre d'estampes qui portent son nom en /TV rr>*^^ Jlid-:> toutes lettres, et il n'y en a que peu qui sont marquées des mono-
vp"^ ^ ^' grammes ci-mentionnées. Les deux premiers se trouvent entr' autres
sur les pièces connues sous le titre: les polichinelles d'après Tiepolo^ dont les premières épreuves sont avant les marques. La troisième
W" JCif^'X^ marque cî-mentionnée se voit sur le portrait de Paul Scarron époux
Madame de Maintenons représenté en buste dans un ovale posé sur un piédestal. La quatrième marque se trouve sur le portrait de Charles xll. roi de Suède. Pièce in 8''°" La cinquième marque enfin . ^ est sur le portrait du D. Lieherkuhn, représenté dans un médaillon,
J'tc^qatfy Jortb tenu par Hygie et accompagné d'accessoires. Au bas dans la marge
i ' on lit: Belohnung der Tugend (Recompense de la Vertu). Schmidt a
encore marque quelques ouvrages avec les initiales G. F. S. dont il est parlé dans la seconde partie. Le catalogue, qu'on a des estampes de cet artiste, est à ce que nous croyons de Mr. Crayen, il porte ce titre : Catalogue raisonné de t oeuvre de feu George Frédéric Schmidt graveur du roi de Prusse etc. j4 Londres 1789. On a de ce catalogue une traduction allemande enrichie de plusieurs remarques, intitulé: Schmidt' s PVerke oder Beschreibendes Vêrzeichnifs sdmtlicher Kupferstiche und Radirungen , welche der herûhmte Kûnstler Georg Friderich Schmidt, Koni^l. Preufs. Hojkupferstecher ^ Mitglied der Konigl. Académie zu Berhn, Paris und der Kaiserlichen Académie zu St. Petersburg von Anna 1729 bis zu seinem Tode 1775 verfertigt hat, Nach der franzdsischen Ausgabe frey bearbeitet, mit verschiedenen Vermehrungen und Verbesserungen versehen , herausgegeben von L. D. Jacoby , Kunsthdndler» Berlin 1815. Un vol. en gr. 8^°-
1871. GUITTI, François, graveur sur lequel nous n'avons pas trouvé de renseignemens. On lui attribue cette marque lorsqu'on la trouve sur des estampes représentant des sujets d'architecture ou des décorations de théâtre. Pièces en petit folio en largeur.
T5)K 1872. Le catalogue des estampes de feu l'assesseur Hartlaub de Ratisy ' bonne indique cette marque comme se trouvant sur des estampes, mais le genre n'y est pas indiqué, et nous n'avons pas eu occasion de les trouver, à moins qu'il ne soit question du monogramme du numéro précédent.
1873' Ces marques appartiennent à un graveur italien qui n'est pas connu, on les trouve sur deux estampes dont une représente le por- ^ tement de croix, gravée en 1579 j la seconde est une copie d'une gravure en bois représentant un squelette de Tanatomie de Tesalie. Nous en avons déjà parlé plus amplement au No. 1247.
1874' HERLIN, Frédéric peintre d'histoire à Nœrdlingue vers 1480. On le dit écolier de Jean van Ejck; il devint bourgeois et maître à Nœrdlingue en 1467 et mourut, selon son épitaphe, dans cette ville i2â8 1488. Le même artiste se servait encore du monogramme indiqué
au No. 1921 b. Fussli (Allgem. Kiinstlerlexikon) parle aussi d'un Frédéric Herliny mais c'était le fils d'un Jesse Herhn qui doit être mort en 1575; par conséquent ce Frédéric fils de Jesse doit avoir fleuri beaucoup plutard que notre Frédéric; selon FûssU il était moins habile que son père. Au reste on a peu de renseignemens satisfaisans sur les artistes de ce nom.
Ex,