LA SUVANTE, LE ROI, SEIGNEURS
la suivante. Venez ici vers votre mère, monseigneur le roi.
le roi. Qu'y a-l-il, Rélbis? Par saint Pierre! qu'a-l-elle, dis?
la demoiselle. Je ne sais; je n? vis jamais femme choir aussi lourdement. Pour l'amour de Dieu, seigneur! venez voir ce qu'il vous en semble.
le premier chevalier. Allons-y tous ensemble , sans tenir ici de plus longs discours, et nous verrons. Je le conseille.
le deuxième chevalier. Cher sire, le conseil est bon à suivre; allutis vite sans plus tarder : c'est chose à faire.
le roi. Allons, nous venons comment elle va. — Sainte Marie! qu'est-ce que ceci? Dieu! comme son visage et tout son corps sont noirs!
le premier chevalier. Que Dieu, par sa bonté infinie, lui soit doux et miséricordieux! Certainement elle est morte dans de grandes souffrances.
le deuxième ciiivAi.iER. Beau sire Dieu, que veut t'ire ceci? Comment, pour être tombée dans une si belle place, sa face et son corps peuvent-ils être devenus si noirs! En vérité, j'en ai le cœur étonné el effrayé en même temps.
le roi. Seigneurs, puisqu'elle est étendue morte
ici (plus je la regarde, plus j'ai de frayeur), faite, vous aider, emportez.-la et procurez-lui un cercueil. Qu'on l'enterre d'abord, plus lard nous ferons les cérémonies funèbres toul a loisir.
le premier chevalier.' Cher sire, nous ferons sur-le-champ tout ce qui vous plaira.