L'HÔTELIER, L'HÔTELIÈRE , LE TABELLION
l'hôtelier. Dame, allons lonl droil chez maiire Pierre le Page : c'est un homme sage el subtil, el il esi tabellion de Rome. Nous lui exposerons sommairement notre affaire, et il nous en dressera un acte qu'il non, rendra fait el signé.
l'hôtelière. Mais, à celte heure, ne sera-t-il pas à iliner ?
l'hôtelier. Nous le saurons tout de suite. Cela va liien, je le vois qui se lient à sa porie. Allons. — Maiire, que Dieu vous donne un bonjour! Il fau- • Ii ail que vous nous fissiez, sans relard, un peu de besogne que je vous dirai.
le tabellion. Diles, el je vous la ferai sans délai.
l'hôtelier. Ma femme el moi, nous avons résolu d'aller à Rome, s'il plaît à Dieu; c'est une chose arrêtée. Or nous voudrions un acte par lequel fui héritière el maîtresse absolue de nos biens noire chambrière Osanne, en sorte que personne ne put élever de discussion à ic sujet Maiire, vous m'entendez assez bien dans celle circonstance.
le tabellion. Oui vraiment, n'en doutez pas ; je vais vous en dresser un bon el bel acie que je vous porterai : est-ce suffisant?
l'hôtelière. Bien dit, maiire Pierre, oui. Soit ! nous vous attendrons, el pour le moment nous prenons congé de vous.
le tabellion. Allez, j'irai chez vous.
l'hôtelier. C'est bien, et je vous payerai trèsvolontiers ce que vous voudrez, sans qu'il soit besoin d'arbitre entre nous.
l'hôtelière. Nous avons donc fini. Adieu, maiire. Retournons-nous-en, sire.
l'hôtelier. Aussi vouiais-je le dire. Allons, en ma relie !
l'hôtelière. Volontiers, sire, el sans difficulté, sac liez-le.