LE ROI, SES FILS, CHEVALIERS, SERGENTS D'AKMES, MÉNESTRELS
le noi. Seigneurs, rentrons sans retard en mon palais, dont nous partîmes quand nous vînmes défendre ce pays des Sarrasins, et faites venir lout de suile les ménestrels : ils feront ce qu'il faut pour nous amuser el nous exciter à la joie ; en vérilé, je le veux pour l'amour de la grande victoire que nous avons remportée.
le deuxième sergent d'armes. Je vais les chercher sans relard. En avant, seigneurs ! mettez-vous tous en mesure de venir auprès du roi; que chacun se hâte. — Très-cher sire, voici les ménestrels que j'amène.
le premier chevalier. Allons ! f.dtes votre métier, sans un mol de plus, pour meure le peuple en joie, et prenez par ce chemin sans plus arrêter.
le roi. Beaux seigneurs, je ne dois pas oublier le vo:u que j'ai fait : ce serait une trop vilaine action. La victoire que nous avons obtenue, cerles, n'est pas venue de nous, mais de Dieu : j'en suis persuadé pour ma part. En elfel, nous étions à peine deux contre une douzaine. Comme il esl certain aussi que je promis à Dieu, si je remportais la viclnire sur mes ennemis, d'aller le prier et le remercier :iu Saint-Sépulcre ; je veux accomplir mon vœu sans relard. Désormais donc, je vous le promets, je ne m'arrêterai pas que je ne sois au lieu où Dieu fut
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battu au poteau ci oii il souffrit sa passion. Tulle ••si mon iniciilion, mes enfants; el je veux aussi que vous y veniez ei nue vous me teniez compagnie. Le ferez vous?
1 1: premier fils. Oui, mou très-cher seigneur, lions irons tous les nui-..
i : h! i:\ii mi; chevalier. Pour nous, nous ne vous laisserons pas; moi, au moins.
le premier chevalier, Très-cher sire, moi de même, en vérité, sachez-le.
LE premier SERGENT. Certes, diissé-je n'y avoir pour vivre que du pain et île l'eau, je veux y aller, si Dieu me donne la santé.
LE deuxième SERGENT. .Mon très-cher seigneur, je le ferai, pourvu que cela vous pi. lise.
le roi. C'est bien, que chacun se laise et se tienne eoi. AH /.-moi chercher Pille-Avoine : il a été dans un grand nombre de pays, à ce qu'on me dit.
le I'IU'.mii ii m i.i.i.vr. Très-cher sire, j'y vais. — ■ Holà, holà, Pille-Avoine! holà, bien vile! le n>i vous envoie chercher, il vous demande.
pille-avoine. Je vais y aller de grand cœur.