LES MÊMES, U\ PRUD'HOMME NEUVILN
le quatrième écolier. Sire, où demeure en celte terre un homme qu'on appelle Valenlin? Le savezvous? Dites; vous ferez bien, si vous le savez.
le nervien. Je ne sais trop quelle affaire vous avez avec lui, beaux seigneurs; mais c'est un saint qui ne se prise pas la valeur d'une pomme, et qui est humble, doux et compatissant. Il a rendu hou nèie maint homme pervers et endurci. Nul malade ne va à lui qu'il ne le guérisse radicalement, quelque maladie qu'il ail, sans user d'herbes ni de racines; il fait de si belles cures qu'il est appelé le saint, et il est aimé de tout le monde à cause des bonnes choses qu'il enseigne et montre. Voyez-vous celte loge là-bas? Là, vous apprendrez des nouvelles de lui; vous l'y trouverez la nuit, n'en doutez pas.
lecinquième écolier. Nous y allons. Voici lesenlier. Beau siie, nous vous remercions. Nous avons eu du bon heur de vous trouver.
le quatrième écolier. Allons-nous-en. Eh , regardez! il m'est avis que voilà le saint debout devant sa porte, ou c'est un aulre qui attend l'instant de lui parler.
le cinquième écolier. Il nous faut marcher sans relâche jusqu'à ce que nous soyons là.