‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1108 sur 1429 · SCÈNE XXVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXVIII

LE SERGENT, l'eMPEREL'R , VALENTIN , LE GEÔLIER.

le premier sergent. Mon cher seigneur, voici ce que vous démailliez.

l'empereur. Eh bien! ne l'es-tu point amendé? Dis-moi la vérité à cœur ouvert. Au moins, je te vois tout couvert de sang. Pourquoi ton Dieu n'a-t-il pas jeté les yeux sur loi? Pourquoi ne l'a-t-il pas gardé de ce tourment, de celle peine? Je le le dis (cl ce n'est pas en vain), si je vois que tu persistes à ne pas adorer mes dieux, je ferai meure ici un lerme a les jours. Oui , je le répète , je te ferai couper la tète.

valentin. Tes jours sont plus courts que les miens. Pourquoi me menacer ! Fais ce que lu pourras de pis.

l'empereur. Par mes dieux! tu mourras sur l'heure. — Vide-Bourse, sans plus attendre, va-lemoi mettre à mort là dehors; et si lu vois qu'il y survienne aucun qui se tienne pour Chrétien, Irailale de même.

le geôlier. Sire, volontiers, par mon dieu Apollon ! il n'en aura pas moins.

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