‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1136 sur 1429 · LA DAME · texte numérisé non relu

LA DAME

Mon amy, veuillez approcher De moy, et nous allon coucher Ensemble, tout secrètement?

JOSEPH

Quesse-cy, Madame, eommenl?

Le faictes-vous par farcerie, Ou autrement?

o Joseph la quitte avec indignation, et elle l'accuse à son mari, qui fait jeter l'innocent Joseph dans une prison. Sur ces entrefaites, Cordelamor, roi d'Assyrie, voulant s'emparer de l'Egypte, envoie des émissaires pour corrompre les domestiques de Pharaon, et les engager à empoisonner les viandes que l'on sert à ce prince. Heureusement pour ce roi un de ses médecins(458)s'aperçoit du poison, et avertit le roi de ne point manger de ces mets dangereux. Pharaon fait aussitôt arrêter son bouteiller et son panetier. Le médecin, par son art de « nygromancie, dont « il sait un chapitre, » découvre que le panetier est seul coupable. Le roi, inquiet des songes qui le tourmentent, fait appeler son médecin pour les lui expliquer. Le bouteiller voyant que ce sage ne peut satisfaire le roi, lui conseille de se faire amener Joseph ; Pharaon suit cet avis, et prend tant d'amitié pour le fils de Jacob qu'il lui confie le soin de son royaume. Le reste de ce mystère ne contient que la suite des aventures de Jacob et de ses enfants en Egypte jusqu'à la mort do Joseph. »

XI. De Pharaon, roi d'Egypte, et de sa cruauté. De la nativité de Moise.

« Après la mort de Pharaon, .les Egyptiens choisissent pour leur roi Cordelamor, second pharaon (459). Ce nouveau monarque ignorant les obligations que son Etat avait à la maison de Jacob, persécute ses descendants avec une dureté incroyable. Moïse craignant la fureur du roi se relire auprès de Jéthro, s'offrant à garder ses troupeaux. Jéthro accepte sa proposition avec plaisir, et Moïse lui raconte qu'ayant été retiré des eaux, et élevé par Thérimit, fille de Pharaon, il a passé ensuite à la cour du roi d'Ethiopie, dont il a épousé la fille appelée Tarbis ;

été le premier Pharaon, ait laissé pour successeur un prince aussi cruel et barbare que celui-ci, a élé obligé de Teindre, sans aucune autorité, que ce dernier était un roi étranger , monté sur le troue d'Egypte par ses brigues et ses artifices.

VIE

VIE

qu'enfin Aaron et Marie, ses frère et s > ur, l'ont obligé'à quitter ce pays barbare pour revenir en Egypte y consoler les Israélites, et que, dans ci' dernier pays, il a eu le malheur de tuer un Egyptien qui maltraitait un Hébreu; ce qui cause son exil. »

XII. Du buisson ardent. De la mer Rouge, où passèrent les enfants d'Israël, et de la mort de Pharaon.

« Moïse ne songeant qu'à garder avec soin les troupeaux du Jélhro, va vers le mont Horeb. Là, un ange du Seigneur, sous la figure du Fils de Dieu, lui parle derrière un buisson « qui brûle, et qui est vert, » et lui ordonne ce qu'il doit exécuter pour la délivrance des enfants d'Israël. Moïse, rempli d'admiration, va faire paît de celle nouvelle à Aaron, et ils vont ensemble avertir les Hébreux de se tenir prôls.

(/ci/ faull ung désert.)

« Moïse ordonne aux Hébreux de manger l'agueau pascbal et de le suivre.

(Icy s'aparest l'Escu au Ciel [460].)

« Les Israélites, ayant Moïse à leur tête, quittent l'Egypte, et suivent le chemin que lécu leur montre. Ils passent ainsi la mer Rouge à pied sec, et jouissent de la satisfaction d'y voir périr leur persécuteur avec son armée. »

XIII. Des dix commandcmens'tde la Loy baillez à Moyse. Du Veau d'Or que les Enfans d'Israël adorèrent. De Choré, Datan, et Abiron que la terre engloutit. De Balaam Prophète, et de son Asne qui parla.

« Comme les Hébreux n'ont emporté avec eux aucuns vivres, Dieu y pourvoit, et leur envoie une multitude d'oiseaux et de la manne.

(Icy chet la Manne du Ciel, c'est assavoir pain et blé [-4G1].)

« Josué combat contre Amalec, ligué avec les Ismaélites, et le met en fuite.

(Icy s'en vont hors de l'Escliafaut.)

« Le peuple d'Israël va vers le mont Sinaï : Moïse monte sur cette montagne, malgré les éclairs redoublés qui parlent de ce lieu.

(Icy se tourne vers le Peuple, et on gecle du feu.)

JÉTRO.

Et me semble que soit cornu El qu'on voit ses cornes reluire?

« Pendant que Moïse reçoit de l'ange les tables du Décalogue, le peuple, impatient de ne plus le voir, s'adresse à Aaron, cl le force de lui faire un dieu; Aaron, après leur avoir remontré inutilement leur devoir et le crime dont ils vont se souiller, s'avise,

pour les retirer de celte pensée, de leur composer un veau de l'or qu'ils avaient amassé avec tant de soins et de peines.

(Icy font [462] le Veau d'Or.)

EOBBII.

Eiqucsse-cy?

AARON

Que c'est? Soyez bien ions records Que e'esl le Dieu de voz trésors.

Regardez, e'esi ung Dieu nouveau.

JL'DA.

l'.i comment, Aaron, c'est ung Veau!

AARON

Voyez que c'est.

SIMÈON.

Il suffit Nous en ferons nostre prouffil, Pour Dieu le voulons recongnoistre.

AARON

C'est ung Veau ?

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