I.E CHEVALIER
Amon a Thamar violléc, El puis Absalon l'a occis.
« David bannit Absalon de sa présence.
Ce perfide se révolte contre son père, et perd la vie dans un combat. David se désespère lorsqu'il apprend sa mort.
DAVID
Mon filz Absalon, Absalon mon filz, Las! perdu t'a von, Mon 11 Iz Absalon, Il faut que soyon En grief deuil confis, Mon filz Absalon, Absalon mon filz.
« David remet le jeune Salomon entre les mains de Nathan, et en même temps il ordonne à Joab de faire le dénombrement de son peuple. Joab exécute cet ordre avec beaucoup de répugnance. Gad, le prophète, vient de la part de Dieu offrir au roi le choix des trois fléaux du ciel, la famine, la guerre et la peste. David se détermine au dernier, et aussitôt l'ange exterminateur frappe quatre hébreux qui ne songent qu'à se divertir. Le Seigneur s'apaise enfin. Peu de temps après, le prophète Nathan vient apprendre à David que Joab et Abiathar veulent placer Adonias sur le trône.
NATHAN
Hz crienl, en faisant leurs sabas, Vive le roy Adonyas.
« Le roi commande à Sadoc de sacrer promptement Salomon. On promène ce jeune roi sur une mule, au son de ]a butine. Joab s'enfuit de frayeur, et Adonias se réfugie à l'autel et obtient sa grâce. David meurt et laisse sa couronne à Salomon. » (Fin du petit Salomon.)
mêmes usages; soit pour faire sortir des acteurs de dessous le théâtre, soit pour les y taire descendre.
toi?
vie
VIE
XVI. Du régne de Salomon. Des Jugement de, Salomon. De Salomon, et de la lloijnc de, Saba.
« Thamar et Jézabel, jeunes femmes de Jérusalem, se réjouissent par avance du li infacur dont le peuple va jouir sous le nouveau roi, qui parait ne songer qu'à le rendre heureux.
JÉZABI !..
Car nous avons ung nouvean Roy des Juif z, Saige, courtois, en tons les ars instruys, Bel, advenant, qui aime lesdéduys;
Parquoy puis dire, Que les Juifves ont maintenant beau rire.
« Elles vont coucher ensemble, avec leurs enfants. Cependant Salomon fait massacre. Adonias exile Abiathar, et ordonne à Bananias d'ôter la vie à Joab. Bananias va avec ses tyrans ou satellites pour obéir à cet ordre, mais trouvant Joab à l'autel il n'ose l'exécuter, et ce n'est que sur l'ordre réitéré du roi et l'approbation du prophète Nathan et du grand prêtre Sadoc qu'il retourne l'assassiner.
« Salomon demande à Dieu le don de sapience, et en donne aussitôt des preuves dans lejugement qu'il rend aux deux femmes dont nous venons de parler, dont la dernière a étouffé son fils. Trois frères se présent, nt ensuite, chacun prétendant que le testament de leur père le regarde seul. L'aîné représente à Salomon que son père ne possédant pour tout bien qu'un seul arbre, lui en avait laissé le droit et le tort. Le second, soutient que le testament est entièrement en sa faveur, puisqu'il lui lègue le vert et le sec du même arbre ; et le troisième prétend (tue son père lui ayant fait don du dehors et au dedans, l'arbre doit lui appartenir. Pour terminer une dispute si épineuse le roi ordonne qu'on déterre le corps du défunt, et dit aux contendants que celui qui tirera une llèclie le plus près du cœur gagnera l'héritage. Les deux premiers emploient toute leur adresse pour atteindre ce but, mais le troisième refuse d'obéir, et déclare qu'il renonce à un bien qu'il ne peut obtenir que par une action si inhumaine. A ces mots, où Salomon reconnaît la voix de la nature, il adjuge l'héritage à ce dernier comme le méritant à plus juste titre que les deux autres.