I.l MOINES
El dont csles-vous?
LI PERES
De Duisans.
Si l'ai wardé à grant meschief.
Esgardés qu'il boche le chief!
Ses cois n'est onques à repos.
II m'a bien brisiel .ij.c. pos, ar je soi potiers à no vile.
LI DERVÉS.
J'ai d'Anséis et de Marsile Bien oi canier Hesselin.
Di-je voir, lesnioins ce talin ?
Ai-je emploie bien .xxx. saus?
II me bal tant, chi grans ribaus, Que devenus soi uns choies.
LI PERES
II ne sait qu'il [fait] li variés, lîien i perl quant il bat sen pères.
Ll MOINES.
Biaus preudons. par l'aine te meiv, Fai bien : maine l'eut en maison :
.Mais fai chi avant t'orison , Et offre du lien, se lu' l'as; Car il esl de veillier trop las, Et demain le rameitras chi
1 F. .MOINE
Ah, Dieu! qu'il fait bon entendre ce foula, car il dit merveilles! Prud'homme, dil-il autant de sottises quand il esl hors de la présence du public?
LE PÈRE
Sire, il n'en est jamais autrement : toujours il lève, ou chante, ou brait; et s'il ne sait pas ce qu'il lait, encore moins sait-il ce qu'il dil.
LE MOINE
Combien y a-t-il que le mal le prit'
LE TÈRE.
Par nia foi! sire, il y a bien deux ans.
LE MOINE
El d'où ctes-voiis?
LE PÈRE
De Duisans. Je l'ai gardé a mon grand souci. Regardez comme il boche le chef! Son corps n'est jamais en repos. II m'a bien brisé deux cents pots, car je suis polier dans noire village.
LE FOU
J'ai d'Anséis el de Marsile bien ouï chanter Hesselin. Dis-je vrai, témoin ce talin? Ai-jé bien employé trenie sous? II me bal tant, ce grand ribaud, que je suis devenu un martyr.
LE PERE
II ne sait ce qu'il fait, le jeune homme ; il y p bien quand il bat son père.
LE MOINE
Beau prud'homme, par l'âme de ta mère, bien : emmène-le en ta maison; mais fais ici a tes prières, et offre du lien, si tu en as; car i un peu las de veiller. Demain lu le ramèneras quand mi peu il aura dormi : aussi ne fait-il rabâchages.
irait
fais var.l ! est ici , que