‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1201 sur 1429 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

LES MEMES, CROO.ESOS.

Me siet il bien li burepiaiis?

Qu'esl-che? n'i a-il nbi autrui?

Mien ensient, dechéus sui En cbe que j'ai trop demouié , Ou eles n'on (tic) point obi esié.

Diles-ine, vielles reparée, A clii esté Morgue li fée, Ne ele ne se compaignic?

DAME DOUCE

Nenil voir, je ne les vi mie :

Doivei l eles par clii venir?

CltOKESOS.

Oil, cl mengier à loisir,

i tentent ! > El ;;insi fut fait par le plaisir de Dieu. Adone dit la dame qu'elle atlcmlroit son mari et seigneur, puisque Dieu luy en avoil donné par son plaisir grâce d'en avoir vraie congnoissanee. lit lors le duc Iticbard demanda aux chevaliers <pii fuys s'en estoieni que estoicnl devenus leurs coutpaigi.ons; et eulx, qui honteux furent, respondirenl cm'ilz ne savoienl. Adone les fist cerelier et quérir pariliy le bois, et puis leur coula son aventure comme il avoil trouvé le roy Charles Quint de France et sa mcsgnie, et comme il/, s'en alloient mmhaire aux aines dauncez pour leur péuilance l'aire, et connue il s'en alla avec eux, el quant vint à myiiuit il onyl sonner une cloche el lors demanda Cil quel pais il estoil; el le roy Charles Quint el sa mesgnie lui dirent qn'ili esloienl sur le inouï Sinay el que c'estoit en l'église de saincle Katherine; el lois le duc y alla et là trouva le chevalier prisonnier, cl quant vint comme à la fin de malins, il onyl le roy et sa mcsgnie venir, el piini congié du chevalier, et issil hors de l'église el puis s'en vint à eulx. F.i quant vintcoinine à l'aube du jourie sommeil le piinl, el se aploinina et puis s'esveilla el se trouva tout seul .1 l'arbre (Ut Moolineaux, et ne sceust que le roy Charles le Quint, jadis roy de France, el sa mcsgnie estaient devenus, Adone le due Riehardsans-paour, eu l'honneur de Dieu le créateur et de la glorieuse vierge Marie cl de la glorieuse sainte Katherine servie eu mont de Sinay, el pour alléger la peni tance de l'aine du roy Charles le Quint et d^ sa mcsgnie, lisl moult de biens en saincle église, el fist faire le service moult solennellement pour le roy cl sa mesgnie que l'en disoil la mesgnie Charles Quint, qui jadis fut roy de France, connue devant est dil. Et aussi le duc Richard avoil eu sa maison ung a Imir.il sarrasin, qu'il délivra pour son chevalier lequel estoil prisonnier es mains des Sarrasins el lequel servoil eu l'église de saincle Katherine dit mont de Sinay peur sa vie avoir seulement, lequel chevalier fut délivré pour l'admirai sariasin, el s en vint m .Noi-incndic, el fui avec la daine .sa femme

Diction», des Mystères.

CROQUESOS.

CIKrçLCSOS.

Meva-l-il bien le chapeau? Qu'est-ce? N'y a-l-il ici personne? Suis-je jutië? Ai-je trop tardé, ou ne viennent-elles point ici? Dites-moi, vieille réparée. Morgue la fee est-elle passée par ici. elle et sa compagnie?

cake roect.

Ncuni vraiment, je ne les vis pas : doivent-elles venir par ici?

CROQUESOS.

Oai, el manger h loisir, ainsi qu'on me l'a fait en-

qui sept ans l'avoit attendu, laquelle se vouloil remarier de nouveau quant le duc Richard luy dit que son seigneur vivait, el par tant délaissa du loin son nouveau espeux ou liancé, et allendit son lova", seigneur, el vesquireiii plus longuement ensemble, i Les Croniqties de Normendie imprimée t el acomulies ù Rouen le quatorzième jour de mny mil. cccc. qmiire-viiigtz el sept, ele., in-folio, chapitre Ivii, feuiiie signée eiii.

Le passage suivant, écrit en patois qui approcha du flamand, nous semble aussi contenir une allusion à llellequin ;

Syggcur, or cscoulés, que Dex vas sol «mil

Van rui de sinte glore qui en de crée fou mis !

Assés l'avés oïl van Gerbert, van Gerin,

Van Willeme d'Oreïige qui vail de ciel haiclin,

Van coule de Boni igné, van conte Hi lequin

El van Fronionl de l.ens, van son îil Promondia,

Van K;irleinaine d'Aïs, van son pè e l'aip.n ;

Mais jo dira luaus mus qui bien dot eslre einprfn.

l.e ver islronl bien lai, il ne sont pas fi-Hriiei,

Ains soni de bons esluires, si coni dist li escr es .

Ce lui van Itovlson (pie de lans fu saerins,

(Jue d alusete came van soir el van malin,

l.e los ele esl kiie, ce lu à put eslins,

Por aler sour Noevile le casiel asahr ;

le vile sont stoumie la jns en ce gardins,

Flamenc se sont sanllé plus de Iros liés.xx

Maqiiesai Kaquinoglre et s« in's BoiJekiii

Kl Hues Auilenare et Simon M nssekin,

11 queiore du l'ré el Wistasse Slalin

El \ inçml de liarbier i. aulre Itoelia,

Et si vint Escouan couranl sor se patin,

.1. aulre Sparuare Gileberl Dierekin,

El loul le hoordenl cascun disi, e>i|uielin.

Si lu es&iuveçuii Willeme Scoueliu,

E si fu Hondreiiiarc .1. autre Claicquln ;

One pareni de Duemtœe et que l'Armant cousin

Il lureu liieu li os mile, ce lesmoigue l'escrin.

(Manuscrit du Roi, supplément français, n folio -13 recto, colonne i, v. 51.}

ADA

Ensi c'en m'a fait à entendre.

Clii les me convenra atendre.

RIKECE.

A! cui ies-tu, di, barbuslin?

crokesos.

Qui? jou?

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