ENFANTS
MORGUE
A ! bien viegnes-tu, Croquesot Que l'ait les sires Hellequins?
CROKESOS.
Dame, que voslres amis fins; Si vous salue. 1er de lui mui.
MORGUE
Diex benéie vous et lui !
CROKESOS.
Dame, besnigne m'a csrquie Qu'il veut que de par lui vous die ; Si l'orrés quant il vous plaira.
MORGUE
Croquesot, sié-le .j. petit là Je l'apclerai maintenant.
Or chà, Maglore, aies avant ; El vous, Arsile, d'après li, El je méismes serai chi Eneosle vous en che debout
MAGLORE.
Vois, je sui assie de bout
Où on n'a point mis de coulel.
MORGUE
Je sai bien que j'en ai .j. bel.
ARSILE.
Et jou aussi.
MACLORE.
Et qu'es-che à dire?
Que nul n'en i a ? Sui-je li pire?
Si m'ait Oiex, peu me prisa Qui eslavli ni avisa Que toute seule à coutel faille.
MORGUE
Dame Maglore, ne vous caille ; Car nous dechà en avons deus.
MAGLORE.
Tant esl à mi plus grans li deus Quam vous les avés, et je nient.
AHSILE, CROQUESOS, LA FORTUNE; — ERMENFROI»
ortune; — thomas de bourrienne, dessous; —
MORGUE
Ah ! sois le bien-venu, Croquesos! Q»e fait Ion seigneur Hellequin?
CROQUESOS
Dame, il est votre ami sincère. 11 vous salue. J« l'ai quille hier seulement.
MORGUE
Que Dieu le bénisse !
CROQUESOS.
Dame, je suis chargé d'une commission de sa pari; vous l'entendrez quand il vous plaira.
Croquesos, assieds-toi un peu là, je l'appellerai lout à l'heure. Or cà , Maglore, relirez-vous; et vous, Arsile, avec elle; je vais ici, à côlé de vous dans ce coin.
Vois, je suis assise en ce coin où l'on n'a point mis de tapis.
MORGUE
Je sais bien que j'en ai un beau.
ARSILE.
Et moi aussi.
MACLORE.
El qu'est-ce à dire ? qu'il n'y en a pas ? Suis-je l.i pire? Si Dieu m'ahle, il me prisa peuceiui qui éiablii et fui d'avis que toute seule je serais sans tapis.
MORGUE
Dame Maglore, ne vous inquiétez pas ; car nous deçà nous en avons deux.
MAGLORE.
Mon deuil esl d'autant plus grand qJie vous les avez ei que je n'en ai pas.
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