‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1243 sur 1429 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

BABION, PÉCULA, FODIUS

babion. Tenez-moi prêts un char el sou conducteur pour aller de nuit aux sainis lieux; je veux mettre à ma vie un terme pieux.

tous ensemble. Vous nous laissez silôt.

babion. Je nie plains de vous laisser si tard, et je décamperai plutôt d'ici en mauvais point que se supporter plus longtemps vos méchancetés. Pleurez, gens de ma maison, pleure, ô Pécula, Babion se fait moine, pleurez !

pécula. (A pari.) Qu'il attende que je rappelle, et marche toujours en avant sans songer au retour. (Haut.) 0 frère Babion, quels regrets, que de larmes me cause ton dépari! (A part.) Ces pleurs me font grand plaisir.

babion « Fodius.Eb, Fodius, je te donne Pécula. Ne me remercie pas, crois à mou expérience et redoute notre sort.

Que Croceus el Violette se portent bien, et vous aussi, portez-vous bien. Soyez heureux dans voire vie, vos enfants el vos biens. Moi, Babion, je vous l'ai teste, el retenez bien ces derniers mois : Il lie faut se lier ni à sa femme, ni à la fille qu'on a ùlevee, ni à son client (806-7.)

Ecce Fodi, Peculam libi do, non utere votis ;

Experio crede, noslraque fila lime.

Croceus el Viola valcani! cl \os valealis !

Feliees ;cvo, germine, diviliis.

Babio (eslis ailesl, h;ee iillima verba IciiClO !

buni incredibiles tixor,.alumpna, cliens.

[Explicit comœdia llabioiiis.) (80G-7) M. Bruce Wryle analyse ainsi les vers 3 i;i à

(/') PlcuU. (Coït.) — (M. Wlt.;

(c) Dauiu ïodo.lColt.) — IM. Wn.)

BAR

BAV

BARBIER ET DE CHARIOT (La dispute Djjj L;i Dispute du Barbier et de Chariot a été considérée comme un monument dramatique. (Cf. Legrand d'Aussy, Fabliaux, Contes, Fables, etc.; Paris , Reu mard, 1829, 5 vol. in 8% t. II, p. 203.)

M. Arhille Jubinal a édité colle pièce dans les OIiuv.es complètes de Rulebeuf, trouvère du XIIIe siècle (Paris, 1839, 2 vol. in-8% t. I", p. 2121. Il y voit une satire personnelle contre un certain Charles ou Chariot, ménestrel qui avait suivi saint Louis en terre sainte, et qui semble avoir été son rival ou même son ennemi.

Il n'est pas d'avis que cette pièce ait pu donner lieu à une véritable représentation théâtrale, mais il pense que le moyen Age put avoir un théâtre de famille et de festins, où se rangent tous les dic{,s et les disputoisons de cette nature. (Ibid., note Q, p. 423- 425.)

BATARDS DE CAUX (Les).— les Bâtards de taux, farce nouuelle et ioyeuse a v. personnages, c'est a scauoir :

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