COI
mainon qui vivait dans le lemps du l'empereur Anastase, auteur d'une tragédie sur l'impôt public , connue sous le nom de Chrysargire... »
Fabricius.(Bi6J. gr., t. II, p. 32i, et t. VI, p. 380) a signalé celle mention; M. Edelestand Duméril l'a relevée de même dans ses Origines latines du tliédlre moderne (Paris, 18fc§, in-8', p. 10, note 5).
CLTTEMNESTRE |— Une tragédie de Clytemneslre a été retrouvée au commencement de notre siècle et publiée à Kiga. M. Edelestand Duméril la cite sous la date du VI* siècle; (Or. I. du th. m., p. 10, note 5); M. Magnin en parlait, il y a dix-huit ans, dans son Cours. Ni l'antiquité, ni l'existence de cette tragédie ne sont encore suflisauimenl prouvées.
COLIN, FILS DE THENOT LE MAIRE (La farce de). — On treuve dans une collection de farces malheureusement mises au xvn* siècle « en meilleur langage qu'auparavant » la farce en vers de Colin, /ils de Thenot le maire, sous ce titre : La Farce de Colin fils de Thenot le maire i/ui renient de la guerre de Naples , et amehie un pèlerin prisonnier, pensant que- ce feust tin turc, a quatre personnages, c'est à scauoir :
NOTICE SlJtt LE THEATRE LIBRE. COI.
Parle-il Limosliiou Breton?
le ne scay sur ma conscience.. •
LE PELERIN
Il nu mar god inislrj namboust Tizon sraccrac bourliranconlre..
THENOT, LA FEMME,
COLIN
LE PÈLERIN
Cette farce singulière semble faire suite à Y Aventureux,
Nous en extrayons les passages les plus remarquables :
thenot commence.
Vive Thenot monsieur le maire El aussi mon grand fils Colin; Pleusl-il a Pieu qu'il pleust i^pcusl, pûl?) tant
[faire De nietire le grand Turc afin (à fin)..,
COLIN
Le diable y ail part à l'armée Mon pai! flau ! ie suis venu.
THENOT.
Tu ne l'es guère au combat tenu.
Comment se porte la bataille.
COLIN
N'ayez pas peur que plus i'aille Tant que i'auray la vie au corps.
THENOT.
En v a-il beaucoup île morts?...
Ma iumenl! lia! lu l'as perdue, N'est-ce pas?
COLIN
Quelqu'un la happa...
El ne sçay ce qu'elle devint...
. . . J'ay un prisonnier l'ai moy pris en passant chemin le crois (pie c'est un Sairaziu, Car il parle baragouinois.
le le trouvay près une croix Eu venant de Naples à Koine...
LE PELERIN
long dulain mislrande.
THENOT.
Faut chercher autre qui l'entende, De moy ie n'entends CC iargon,
THENOT.
Seroit-ce point un pèlerin?
LE PELERIN
Ouel, ouel.
THENOT.
Le grand diable ait pari a la prise, l'eu , se eu une pièce de frise.
Pour m'abiller : aussi la mère, S'il étoil du parti coim aire.
Mais, puisque e'e^l un pèlerin Ne cherchant qu'à passer chemin, Il le f.mi laisser en aller...
Tu as la faitt un bel exploief...
Voy. V Avant ureux, Collection C.ttoit, et Recueil de Farces de Roussel.
COLLECTION CAHON. — Caron (Pierre- Sirnéon ). Collection de différents ouvrages anciens, poésies et facéties, réimprimés par ses soins (Paris, 179S-1806 ). 2 vol. petit in-8".
Tirée seulement à 5C exemplaires, celle rarissime collection ne contient de pièces anciennes intéressant le théâtre que :
1° La Sottie a x personnages , jouée a Génère l'an 1523, Pierre Nigaud ;
2° La farce de la querelle de Gaullier-Garguille cl de Perine, sa femme; à Vaugirard, à l'enseigne des Trois-Haves;
3° Le jeu du prince des Sots et mère Sotte; 1511;
4" Le mystère du Chevalier, sans date.
5° La Nouuelle moralité d'une pauvre villageoise; Paris, Simon Calvariu, sans date.
Caron a réimprimé le Recueil de Nicolas Roussel, en 1612 (vol. de 140 p.), qui contient :
(i° La Farce nouuelle (en vers) et récréative du médecin qui guarist de toutes sortes
de maladies et de plusieurs austres a iv
personnages, c'est à scauoir :