LA FUI MF.. LES DEUX NEPVEUX
» La pièce ouvre par la femme qui demande à Finet s'il a fait le message dont elle l'a chargé.
FI.NET
Très-bien.
LA FEMME
Que dil-il?
TINET
Il se maudit Au cas qu'il ne vous aime plus Que luy-niesme.
(8(;8) Celle farce de la Cornelle n'existe qu'en manuscrit. Elle nous a étt; communiquée par M. le marquis de C*"\ qui la croit de Jean d'Ahundance. Nous n'avons trouvé au surplus aucune (lato, ni ren- «eisnenient sur celle uièce. — Une édition ancienne
LA FEMME
Au surplus?
FI.NET
Q'en'ioui temps il vous servira, Et fera ce qu'il vous plaira.
Par mon serinent, il est mignon.
LA FEMME
N'esl-il pas gentil compagnon, Finet?
FINET
C'est un fin affiné, De soupirer il n'a fine Tant qu'on luy a parlé de vous.
LA FEMME
Ton maistre n'est-il point jaloux?
A ton ad vis?
FINET
Je croy que non.
Posé qu'ayez mauvais renom, Pas n'entend que luy faictes lorl.
LA FEMME
Il se fie en moy le plus fort Du monde.
FINET
11 a bien raison.
LA FEMME
Femmes sçavenl une oraison Pour endormir maris.
« Celle scène finie, les deux neveux du mari arrivent dans l'intention d'avertir leur oncle des mauvais déportements de sa femme; Finet, qui entend leurs discours , en instruit la femme, qui prévient son mari, de façon que, lorsque les deux neveux commencent à lui parler contre elle, il les fait taire, ajoutant qu'il connaît la vertu de sa femme, et qu'il prétend qu'elle fasse co qu'elle voudra.
LE MARY
Elle ira darriere, delà, Tout par-tout, à mont, et à va., Son aller ne m'est pas travail :
Allez, et ne m'en parlez plus.
LE PREMIER NEVEU
Elle ira dnneques?
LE MARY
Il est conclus.
Il ne s'en fault plus escliauffer.
Je donne à l'ennemy d'enfer Le premier qui m'en parlera.
CORPS ET DE L'AME (Dispute du). — L'abbé Delarue mentionne parmi les pièces dramatiques des jongleurs normands la Dispute du Corps et de l'Ame. (Cf. Essais hist. sur les bardes, les jongl. et les tr. norm. et unglo-n.; Caen, Mancel, 183i, in-8°, 3 vol., t. I, p. 189.)
COUSTURJER ( Le ). — La Farce nouvel^ à v personnages , c'est a scavoir :
LF. COUSTL'RIER. DEULX IEDNES FILLES.
SON VARLET. et l'.N'E VIELLE.
de la Cornelle est indiquée sous le litre suivant : La farce de la Cornelle v. personnages, parJrHAN d'Aihjndance. M. de Moniaran a réimprime celte pièce du xvr siècle. — Voy. Collection Caron, et Recueil DE LIVRETS PAR M. DE Mo.NTARAN.
EGE
Celle pièce, conservée dans le manuscrit du xvi' siècle do la Bibliothèque i mpërialo (fnrvls La Vallièro, n" 63) , a été éditée par MM. Leroux de Lincy et Francisque Michel, dans leur Rcueeil de Farces. (Paris, Techener, 1831-1837, k vol. | et. jn-8°).
Est il soubit la machine ronde, Confiturier qui uiivrage mieuix En lutins que moy? Je me fonde
Qu'i n'en est nul debsoublz les cieulx. Je fais lant :iiix ji'tiiies qu'aulx x ieuls. Prostrés, laïque., femmes meguinea ii filles, liabisa hasquines, Fcys colles, rahes et ponrpoinetz A liicn souvent remplir mes poinclz.
Anilre foys ai ge faici sans poinclz, Sans pièce cl sans cousturc hahil Qui ne me "aisoyl grand labil...
NOTICE SUR LE. THEA1UE LIliltE. KGL 1370
CROISÉ ET DÉCROISÉ (Dispute de).—
Do Roquefort cite comme ayant été représenté parmi les vieux monuments du théâtre du moyen âge la Dispute du Croisé et du Décroisé. (CA De CRtat de la poésie fr. dans les xn* et xin* siècles. Paris, lS15,in-8\ p. 2G2. )
On peut consulter celte pièce très-souvent analyser, imprimée ou traduite, dans l'édition des OÉuvres complètes de Rutebeuf , donnée par M. Ach. Jubioal (Paris, 1839, 2vol.in-8°, t. I, p. 124).
M. Mommefqué n'y voit qu'une récitation dramatique; M. Ach. Jubinal compte celte pièce dans le théâtre de famille et de festins du moyen âge. f Cf. OEuvres compl. de Rutebeuf, t. I, p. M'y.)