JULIEN
Saller? Que dicles-vous? Comment Seroienl-elles aigres à ce point?
M» MACÉ
Qui leur baillerait sel à point, On les anianderoit vraymenl.
Sçavez-vous par certainement Qui: quand les vivres sont trop doux , Soit en chair, potage ou choux , Il les faut saller bravement.
MARCEAU
Or ça, les sçanricz-vons saller.
Qui bon argent vous donnerait?
M« MACÉ
Amcnez-les-moy, amenez.
« Les deux maris donnent une pislole à Maîlro Macé et vont chercher leurs femmes, et après les avoir présentées au docteur, ils les laissent avec lui. Maître Macé, après s'être moqué :lo Marceau et de Julien, conseille à leurs femmes de n'ôtro plus si douces avec eux et de se rendre les maîtresses. Les femmes promettent do suivre son avis.
MARCEAU
Voicy ta femme, avec la mienne Qui reviennent drues , et saines.
(fl^i) Quoique nous ayons cru devoir donner h celle farce le litre des Femmes saltées, comme celui qui nous a paru y convenir, cependant le litre qui est à la première page porte simplement : Discours l acêcienx des Hommes qui (ont saller leurs femmes à cause qu'elles sont trop douces , lequel jeu se joue à
cillette , femme de Marceau.
Sont vos fortes lièvres quarlaines , Vilains et gaudisseurs infâmes :
Faites-vous doue, saller vos femmes Pouiyacquérir un déshonneur.
Françoise, femme de Julien.
Malheureux! cslcs-vous sans coeur!
Estes vous sans entendement, T)c nous bailler vilainement domine des lrij.es à saller.
« Gillette et Françoise battent leurs maris et s'en vont, en les menaçant de recommencer de temps en temps.
MARCEAU
Je suis de ce coup mal content.
Le Diable emporte le sallage.
« Marceau et Julien courent chez le docteur Macé et lui rendent compte do l'effet de son remède et en demandent :.r. autre.