‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1335 sur 1429 · LA FEMME, LA VOISINE · texte numérisé non relu

LA FEMME, LA VOISINE

Cette pièce est conservée dans le manuscrit du xvi° siècle de la Bibliothèque impériale (fonds La Vallière, n" 63) ; elle a été éditée par MM. Leroux de Linc.y et Francisque Michel , dans leur Recueil de farces (Paris, Téchener, 1831-1837, 4 vol. pet. in-8°j.

La farce du Poulier se termine par c?s vers :

LE MARI

Il n'y a homme, tant soyt fin Et lant est la tesle fine.

Que fine femme enfin n'afiue.

PR1NPTEMPS ET DE L'HIVER (Débats do). — M. Ma^nin, dans son cours professé a la Faculté des Lettres, exprimait l'opinion que l'églogue de Bède le Vénérable, sous forme de dialogue entre le Prinptemps el l'Hiver, avait pu être jouée au vi* siècle. (Cf. Joum. cjén. de l'hist.publ., 1833, 25 mars, p. 190).

M. Edelestand Duméril est d'avis qu'à partir du vr siècle, époque où se serait défini ti' vement éteint le théâtre ancien, jusqu'au xir siècle, qui a vu les commencements du

(950) WEUNSDOFF.Poe.'a' lalini minora, t. Il, p;ig.

(951) Ai.tTiNi Opéra , i. Il, p. 612, éd. de Frohen.

(952) ('.. Oudln, De script, ecctes., t. Il, p. 52G (9;.3) Il 3 été donné au xvi* siècle une édition du

Prince des Sols de Grimoire, sons ce lilre : Le lui du Piiiue des ^olz el Mère Sotte, joi'é aux

théâtre moderne, on ne trouve de Iradi ions dramatiques que celle de la Fête des Fous; toutefois l'esprit du vieux théâtre subsiste parmi ces traditions. Ainsi, entre les comédies jouées dans les festins et les réjouissances privées, on peut admedre la luile dialoguée du Prinptemps el de l'Hiver, attribuée à Bède (950), à Alcuin (951), à Mi- !o (952), moine de Saint-Arnaud. (Cf. Orig. lai. du th. mod., Paris, 18W, in-8', p. 26- 29.)

L'idée qu'on attribue le plus généralement a Bède, a donné lieu à un grand nombre de pièces analogues.

Ainsi, Butebcuf a laissé la Griesche d'hyver et la Griesche d'été. (Cf. Ach. Ji binai., OEuvres compl. de Rutcbeuf, trouv. du xin' siècle, Paris, 1839, in-8", 2 vol., t. 1", p. 24- 35).

L'abbé de Larue mentionne, parmi les productions dramatiques des jongleurs normands, la Dispute entre l'Eté et l'Hiver. (Cf. 511. Hist. sur les bard., les »., et les tr. n. et anglo-n. ; Caen, Mancel, 183i, in-8°, 3 vol., t. I", p. 189.)

On trouve dans les Poésies des xv' et xvi* siècles, publiées d'après des éditions gothiques et des manuscrits. ( Paris, Silvcslre, imprimerie de Crapelet, 1832, gr. in-8°, caract. goth.),/e Débat de l'Iueretdc l'Esté, aucerjues l estât de l'homme...

Enfin, il subsiste dans le Nord divers débatsde cette nature, qui font partie des spectacles forains. (Cf. Mone, Teutsche Heldensage, p. 169 ; — Crimm , Deutsche Mythologie, p. 455; — Olals M agis us, Histor. septentrional, genlium Dreviarium, I. xv, p. 401).

PRINCE DES SOTS ET MÈRE SOTTE (Le). — Les fières Parlait, dans leur Histoire du théâtre français (I. 111, p. 216), datent de l'an 1511. Le Jeu du Prince des Sotz (953).

Cette sottie, suivie de la farce de Dire et faire, dans ses représentations, est, disentils, k le chef d'œuvre de Pierre Gringoire. »

PERSONNAGES

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