‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1344 sur 1429 · LE TROISIEME SOT · texte numérisé non relu

LE TROISIEME SOT

Pugnir la failli île sou fnrfaicl Car elle fui posée de fa ici En sa chaire par symonie.

QUATRE ACES (les). — Les Quatre âges, moralité a un personnages, c'est â tçaùoir :

l'âge n'oit, l'ace d'airain,

l'âge d'argent, l'âge de fer.

Cette farce date du xvi' siècle.

Elle est conservée dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale, fonds La Vallière, n° 63.

MM. Leroux de Lincy et Francisque Michel l'ont éditée dans leur Recueil de farces. (Paris, Techener, 1831-1837, k vol. pet. in-8"). Nous en citons les derniers vers :

Conclusion, nobles seigneurs, Si de bref ne changez vos mœurs, L'ire de Dieu sur vous viendra...

M. Magnin (Revue des Deux-Mondes, 1835, juin, p. 633-674, La Comédie au iv" siècle), considérant que le théâtre antique ne tinit pas au temps d'Auguste, et qu'il subsiste encore au iv siècle, ne s'étonne pas de rencontrer une pièce à cette date. Ce drame est le Querolus ou le Pessimiste, attribué h Plaute, à Gildas, moine du vi. siècle, à^Vital, de Blois, écrivain du xir. Le même critique remarque que VEpître dédicatoire ne saurait être reportée jusqu'à ClauJius Rutilius Numatianus, préfet de Rome sous Théodose II : Ce drame est d'un temps chrétien, car il renferme une pensée uniquement chrétienne: « Celui-là seul qui sait tout, le sait. » Il a dû être écrit pour la représentation ; Jean de Salisbury et Vital de Rlois , au xn' siècle, ne connaissant pas YAululaire de Piaule, ont pris le Querolus pour cette ancienne pièce. Mais le prologue du Querolus le distingue expressément de de YAululaire. Ni les mœurs, ni le style ne sont du siècle de Plaute ; Cicéron et Apicius y sont cités; on y rencontre un vers entier de Martial , il faut donc chercher une date à ce curieux monument :

celle du lv" siècle est fixée positivement par une allusion aux Bagaudes de la Loire, par le goût de? argumentations sophistiques dont il y a plusieurs exemples, par une parodie piquante du langage et des cérémonies bizarres des astrologues et des magiciens, dont l'engouement était tel, dans ce môme iv" siècle, que l'on fut obligé de porter des lois contre eux, par les railleries sur l'altération des monnaies, par la demi liberté des esclaves, et enfin par l'accusation du délit

(954) Fabellis , de (abulaii , entretiens, sens qu'on ne retrouve pas dans les glossaires. (E. Dcm.)

(955) Si on lit dans l'argument, éd. Klinh'hamcr : Aululurium liodic octuri suinus, non vêlèrent ac ru-

de violation de sépulture, si commun à a même époque que l'on porta les lois les plus sévères pour le réprimer.

M. Magnin remarque en terminant, qu',1 manque à la fin quelques vers que ne donnent ni le manuscrit du Vatican, ni celui do la Bibliothèque royale de Paris.

Enfin !e môme illustre savant caractérise en ces termes le Querolus : « C'est à la fois une comédie de caractère, de mœurs et d'intrigue, élincelante d'esprit, de verve et de poésie. »

Il en donne la traduction el l'analyse.

M. Ampère attribue, comme M. Magnin, le Querolus au ive siècle, peut-être au ni', l'allusion aux Bagaudes convenant aux deux dates ; il pense que la dédicace peut appartenir au Rutilius gaulois et que M. Magnin n'est pas fondé à être d'un autre avis. ( Cf. Ilist., litt.. de la Fr., t. II. ) Enfin rien n'y rappellerait positivement le christianisme, il semble que c'est un païen qui persillé avant de disparaître.

M. Edélestand Duméril, dans ses Origines latines du théâtre moderne (Paris, 18i9, in-8", p. 13), a proposé les objections suivantes : il confesse que le dialogue a un caractère véritablement dramatique, qu'on y peut noter de nombreuses interpellions aux spectateurs, mais on n'y peut reconnaître les actes; Pareus et Klinkhamer ont échoué dans cette recherche; le Querolus est précédé d'une préface, l'auteur appelle deux fois son œuvre un livre, il le déclare lui-même composé pour les entretiens (954-) et pour les repas; le dialogue procède par longues tirades; tout s'y passe en conversation; aucune trace de versification. Vossius a conjecturé à tort qu'il était écrit en ïambes et eu trochées selon la prosodiedes bas siècles; l'auteur avouant lui-même qu'il serait inutile d'y chercher des vers. Il est impossible du fixer avec quelque vraisemblance ni son pays, ni sou Age, et M. Magnin a commis bien des erreurs en tirant de fausses cunclusions du passage relatif aux Bagaudes, lequel prouverait plutôt le contraire de ce qu'avance ce critique, tant il y a d'ignorance dans l'état réel des choses en Gaule dans la première moitié du iv* siècle. H est plus probable que quelque bel esprit du vu' siècle a refait la pièce de Piaule (955). Au jui" siècle Vitalis la recommença. ( V. Aululairf

ilem, at novam invesligalam pet l'iauli vestiijia ,

I'at novam ne se retrouve pas dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale, n» 8121 A., et d'ailleurs cet argument peut être postérieur à la pi. ce.

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