‹ Dictionnaire des mystères, ou, Collection générale des mystères, moralités, rites figurés et cérémonies singulières. Suivi d'une Notice sur le théâtre libreChapitre 1346 sur 1429 · I.A FEMME, LA VOISINE · texte numérisé non relu

I.A FEMME, LA VOISINE

Cette farce date du xvi" siècle.

Elle nous a été conservée dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale, fonds La Vallière, n° 63.

MM. Leroux de Lincy et Fr. Michel l'ont éditée dans leur Recueil de Farces. (Paris, Téchencr, 1831-1837, i vol., pet. in-8°.)

Tous raporleurs soul declinses Sans excuser leur ignorance; Pla leurs, meilleurs cl cauaseurs, A eux n'y a nule fiance.

RECUEIL DE FARCES de MM. Leroux de Lincy et Fr. Michel. — Recueil de Farces, Moralités et Sermons joyeux, publié d'apns le manuscrit de la Bibliothèque royale, par MM. Leroux de Lincy et Francisque Michel; Paris, Téchener, 1831-1837, petit in-8% 4 vol., 74 pièces tirées à 76 exemplaires.

Dans la préface de ce Recueil, les éditeurs remarquent que les pièces qu'ils mettent au jour sont d'un comique bas, populaire, effronté, et dont on ne retrouve plus de traces que sur les tréteaux, où il fait encore rire le peuple : au x.ve et au xvie siècle, il avait le privilège défaire rire les rois.

« Ces pièces offrent la peinlure naïve des mœurs et une critique nue, impitoyable, de

tous les états sans distinction, depuis les nobles et les prêtres jusqu'aux gens michunicques et gens dormeaux ( les ouvriers et les paysans).

« Beaucoup de variété dans les sujets et peu dans les formes; des lazzi, des gros mois, un gros sel, une grosse gaieté, et voilà aussi ce que le genre comporte. Ce sont des dialogues critiques ou des scènes facétieuses... ou enfin des allégories satiriques... ni ménagement, ni pudeur. Sujets saints, sujets profanes, sujets licencieux, respirent la même audace et la même malice...

« Toutefois ces pièces ont un autre mérite que l'effronterie et la satire. On y trouve des caractères bien tracés, et dont Molière et La Fontaine ont souvent reproduit les types....

.< Ces farces font revivre tout un peuple : véritables chroniques de nos places, de nos rues et de nos carrefours ; couleurs fraîches, naïves, qui datent de trois cents ans...

Plusieurs passages de ces petits poëmes ont fait présumer qu'ils furent composés et joués à Rouen de 1500 à 1550.

Le manuscrit original est in-folio, sur papier et d'une assez bonne écriture, avec îles corrections et des variâmes. ( Bibliolh. rov., fonds LaVall., n°63.)

Une seule farce porte le nom de son auteur, Pierre Taserye : les autres ont un air de famille et nous paraissent sorties de la même plume. Deux circonstances viennent

(935) Mune, Atizerger fùrliitnde der Teutfdien Vorzeit; 1839, col. 521.

NOTICE SIR LE THEATRE I.IUUE

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à l'appui de celte conjecture : 1° les corrections du texte... toutes de la môme main ; 2° une devise ainsi conçue : Dufaict, le fnict qui termine la dernière pièce du recueil et qui pourrait bien cacher le nom de l'auteur sous un anagramme.

Les éditeurs terminent en remarquant qu'uni; autre pièce contient une autre devise : Rien sans l'esprit, qui pourrait être l'anagramme ou la devise d'un autre auteur. Cette pièce est la kii' du Recueil.

Celte collection comprend :

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